“Proclamer Roger Federer meilleur joueur de tous les temps est statistiquement une évidence et une obligation morale”. Le doute ne transpire plus. The Guardian et autres quotidiens ont percé définitivement l’abcès au lendemain de l’exploit pharaonique du Suisse. Federer a su soigner aux petits oignons l’Histoire. Pour devenir “le seul et unique”, il s’est vu imposé un véritable jeu de quilles par les bras, la puissance et la précision entièrement réunis en le damné Roddick. Si la planète ne peut rester indifférente à ce que vient d’accomplir le Suisse sur la durée (la plus grande performance sportive de l’histoire), elle ne peut que se mettre la tête sous la serviette avec l’Américain. Partager sa 19e frustration, penser d’une même voix intérieure : “Pourquoi Federer existe t-il ?”. Oui, pourquoi Federer existe t-il ? Si tel n’était pas le cas, A-Rod serait probablement un des meilleurs joueurs de son époque et compterait les Grand Chelem sur les doigts des deux mains et non d’un seul pouce levé. Mais heureusement pour le sport, heureusement pour l’image du tennis et de la grâce athlétique, Federer existe. Et désormais il n’y a plus a douter devant tant de succès et de rebondissements, devant tant de maîtrise technique et d’éclairs de génies incessants, devant tant de records et de statistiques uniques : il est le plus grand de tous les temps. Sa nouvelle ascension sur le trône de l’ATP en devient presque anecdotique.
juillet 6, 2009
C’est comme une évidence
juillet 2, 2009
Le “knock-out” ne dure qu’un temps
Si le concept d’exagération n’avait pas encore reçu la médiatisation qu’il méritait, c’est désormais chose faite. En quelques heures, en quelques coups et upercuts, le soudain hérétique aux yeux du peuple, Mathieu Bastareaud, a déclenché l’hystérie générale. Quoiqu’on en dise encore aujourd’hui, le mystère reste complet sur l’affaire. Une simple table de nuit ne peut mettre “knock-out” un colosse tel que Bastareaud. La balafre habille une partie imposante de sa joue gauche. Et cela ressemble fortement à un souvenir de guerre. Les conséquences d’un contact physique apparaîssent plus probable qu’une vulgaire chute de “bourré” intra-muros. L’affaire “B” n’en a probablement pas fini d’alimenter les relations musclées entre la France et la Nouvelle/Zélande, de nourrir les pages blanches des quotidiens. Bastareaud se repose après avoir penché du côté de l’irréparable, mais viendra certainement le temps de la vérité…
juin 30, 2009
Du café plein les chemises
Un peu de loisir dans ce monde de sport. Analysport vous propose le deuxième volet de la trilogie “Tout le monde veut prendre sa place”. Après le casting voici trois mois, place aux coulisses de l’émission.
Deuxième épisode : Du café plein les chemises
“Il est 8h13. Un couple discute devant l’entrée de VSF. C’est bel et bien dans cet endroit aux allures de garage de banlieue que se tourne, sur un plateau “made in 21e siècle”, une des émissions les plus populaires du pays. L’attente est pénible, la chaleur étouffante. Le hall achève de cuire ses convives lorsque deux femmes déboulent de nulle part. “Mesdames, Messieurs, pour TLMVPSP veuillez nous suivre”. 8h35 : l’aventure commence dans un vestiaire de fortune. “Sortez vos affaires, on va voir comment vous allez vous habillez”. Arnaud propose sa chemise bleue azur : “Ouais, elle est plutôt bien, mais il ne faut pas d’autre couleur bleue sur le plateau”. Les trois hommes sont rapidement présentables et filent au maquillage. Didier manque son premier geste et renverse son café sur le bas de sa chemise rose. “Ca arrive souvent”, rassure un technicien. Plus le temps de tergiverser, chanegement d’apparat en hâte et hop au maquillage. Les cernes creusées s’effacent au doux frottement des pinceaux, Arnaud recouvre son apparence de jeune premier, pendant qu’Estelle s’installe sur le fauteuil comme si elle avait toujours vécu dans ce genre de pièce à miroirs éclairées par quelques ampoules de stars. Le maquillage se termine. Dans une petite pièce, à l’abri des regards, de l’effervescence matinale, les candidats patientent. Harangués à faire valoir leur naturel, voire à exagérer la détente et l’amusement. Le briefing est simple, entre une gorgée de coca et un croissant avalé, mais aussi efficace et ne manque jamais de produire son effet. Les vannes fusent, comme pour soulager un coeur devenu trop pesant. “Profitez-en ! Vous êtes là pour la première et la dernière fois”. Micro branché, chemise impeccable, Arnaud est paré à entrer dans l’arène. Mais le réalisateur l’interpelle : “Arnaud, il faudrait peut-être changer ta ceinture car on verra probablement le logo Vuitton à l’écran si tu défies le champion” – “Je vais me faire éliminer dès le premier tour, donc pas de risques”. 10h10, la problématique ceinture oubliée, les six candidats pénètrent sur le “tout nouveau plateau”. Le public, enflammé depuis une bonne demi-heure par le traditionnel chauffeur de salle, démarre au quart de tour. Trois répétitions de l’entrée, une explication du parcours à effectuer durant l’émission, Nagui entre trois minutes avant l’antenne, serre les mains le visage encore marqué par une nuit probablement courte et “Bonjour à tous ! Tout le monde veut prendre ….. sa place !”.
A suivre …
juin 28, 2009
Que l’on aime ou pas …
Le monstre de la pop a livré son ultime déhanché ce week-end. Que l’on aime ou pas, Michael Jackson est un mythe et le restera par delà le temps et les âges. Pour Jeannie Longo, c’est un peu la même chose. Que l’on aime ou pas, la “mamie” la plus performante de France restera à jamais dans le livre d’or des monuments du sport français. On m’avait demandé un jour, quelle personne pourrait prêter son effigie à un timbre. Jeannie Longo m’était apparu comme une sorte d’évidence. Elle incarnait une multitude de valeurs à mes yeux : la féminité, le charisme, la France qui gagne et l’intemporalité. Que l’on aime ou pas, Jeannie a une nouvelle fois ridiculisé la jeunesse arrogante jeudi dernier en écrasant le contre-la-montre de son coup de pédale quinquagénaire. Que l’on aime ou pas, Jeannie a décroché plus de titres nationaux que son propre âge (57 pour 50 ans). Que l’on aime ou pas, le sport français ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans son Atlas des temps moderne, Madame Jeannie Longo
juin 21, 2009
L’éternité au bout de la raquette
Comme avant chaque tournoi du Grand Chelem, Analysport livre ses côtes et ses favoris. Aujourd’hui, place à Wimbledon avec un immense favori : Roger Federer. S’il s’écroule sur l’herbe du court central dans 15 jours, le Suisse deviendra le seul joueur de l’Histoire à 15 victoires en GC. Emmenée par Murray, la concurrence est rude.
Les favoris Analysport :
***** Roger Federer
**** Andy Murray
*** Novak Djokovic, Andy Roddick et Juan-Martin Del Potro
** Tommy Haas
* Marin Cilic, Ivo Karlovic, Jo-Wilfried Tsonga, Tomas Berdych, Marat Safin, Lleyton Hewitt et Philipp Kolschreiber
juin 18, 2009
Ils marquent l’Histoire au présent
Ceux-là sont rares, recherchés par le bout de nos doigts. Ceux-là font déjà partie intégrante de l’Histoire du sport. Ceux-là sont encore en selle, au volant ou sur les courts. Chaque jour qui passe est un pas de plus dans la légende. Analysport vous propose une petite revue d’effectif des Champions des temps modernes.
Roger Federer = A 27 ans, le Suisse est déjà le plus grand de l’Histoire de son sport. Tout est dans cette affirmation, dans laquelle transpire le talent, la concrétisation et le génie. Une phrase image d’ailleurs à la perfection le système actuel : “Je respecte Nadal, et j’admire Federer”. Rien à dire de plus.
Sébastien Loeb = Recordman de victoires (52 contre 27 pour Carlos Sainz deuxième), quintuple champion du monde à la suite, en passe de glaner sa sixième couronne, 20 rallyes différents remportés … Un abandon par an en moyenne sur erreur de pilotage : dur de lutter dans ces conditions là.
Valentino Rossi = En plus d’être un pilote d’exception, Valentino Rossi est un homme très apprécié du public car, fait extrêmement rare, son équipe technique l’a suivi lorsqu’il a quitté Honda pour rejoindre Yamaha. Au final, cela donne 69 victoires en catégorie Reine, 6 titres Mondiaux. Rossi a battu tous les records de précocité et confirme à maturité. Son illustre prédecesseur Giacomo Agostini ne peut que voir défiler ses records un à un.
Tiger Woods = La guerre amicale de victoires en Grand Chelem à distance à laquelle il se livre avec son ami Roger Federer veut dire beaucoup de choses. La plus importante : Woods est seul au monde sur le green. 68 millions de dollar sur son compte en banque, un nom de winner “Tiger” (qui signifie tigre et qui vient d’un ami de son père, un soldat vietnamien qui a combattu avec lui durant la guerre du Vietnam) pour devenir le seul athlète à remporter deux fois la récompense suprême du magazine Sports Illustrated en se faisant nommer : Sportsman of the year.
Lance Armstrong = Quoi qu’on en dise, quoi qu’il fasse, Armstrong est un champion. Dans un siècle, son nom ne sera pas oublié. Sept Tours ne se gagnent pas par hasard. Mais Contador suit les mêmes routes. L’Espagnol sait ce qui lui reste à faire pour arriver aux chevilles de son illustre aîné. Quant à Julien Absalon, il a déjà marqué sa discipline à jamais (le VTT) par ses 4 titres mondiaux, ses 4 Coupe du monde et son doublé olympique.
Usain Bolt = Battre le record de Michael Johnson sur 200m, est la chose la plus impressionnante qu’il ait effectué dans sa jeune carrière. Plus fort que ses 9″69 sur 100m. Maintenant il s’attaque au 400m. Quoiqu’il arrive, son nom restera à jamais gravé dans les livres d’athlétisme.
Michael Phelps = 14 médailles d’or olympiques, dont 8 en une seule olympiade. Phelps a démontré qu’être jeune et acquérir le statut de légende était compatible. Spitz est rangé dans un coin du tiroir. Quelques dérives plus tard, le jeune Américain se remet en selle à la conquête de nouveaux records. Mais que faire de plus quand vous avez déjà tout ?
Le pari Analysport : Ce n’est pas beaucoup se mouiller que d’affirmer que LeBron James va entrer dans quelques années dans l’Histoire de la NBA. Après une saison fantastique, l’homme ultra-fort de Cleveland n’a qu’une idée en tête : rejoindre Mister MJ au rang des idoles absolues de la NBA.
juin 11, 2009
Un problème sans solution
Les questions se dessinent naturellement : le monde du foot est il donc complétement dingue ? Ronaldo vaut il vraiment le transfert le plus important de l’histoire ? Deux fois non. L’argent a débuté son processus de pourrissement du sport depuis longtemps. Pas d’étonnement donc. Le transfert de Zidane en 2000 avait davantage marqué les esprits. 94 millions aujourd’hui : la réalité, la routine presque. Une famille royale qui passe par là, un club de prestige qui recrute “100% prestige” à défaut de logique et le tour est joué. En trois jours, 63 millions pour Kaka, puis près de 100 millions pour l’égérie portugaise (qui le vaut bien en terme de plastique pour quelques millions de femmes). Mais en somme, des chiffres, rien que des chiffres à défaut de substance et de jeu. Dernier message à tous les élèves qui passent leur baccalauréat dans quelques jours et qui rêvent de toucher professionnelement au sport : méfiez vous de négliger les maths. Plus que jamais, le sport c’est des calculs, où les lettres de noblesses rouillent progressivement sous le déferlement des chiffres.
juin 8, 2009
Aujourd’hui, tout a changé
Le 8 juin n’enverra jamais son prédecesseur dans l’oubli. Il est 0h45, nous ne sommes plus dans ces 24 heures magiques mais je suis fier. Fier d’y avoir cru. Fier de l’avoir soutenu dans les grands moments comme dans les épreuves. Fier d’avoir essuyé les moqueries lorsque j’affirmais ou rêvais dans un coin de mon esprit qu’il allait gagner Roland-Garros au lendemain d’une défaite sans gloire au 3e tour du Rolex Masters face à Stanislas Wawrinka.
A 17 heures 15, Roger Federer s’est écroulé. Mes émotions avec. Le visage marqué par l’indescriptible joie qui le submergeait en un instant de vie, le champion trouvait les larmes comme il a trouvé le véritable chemin de la légende. Devant sa télévision, à Majorque ou sur un coin d’herbe de la planète, Nadal se retrouvait nu, le visage de l’éternel André Agassi était gagné par l’admiration et Mirka Federer pouvait désormais se concentrer uniquement sur son accouchement. La pluie redoublait. Qu’importe. Les gouttes salvatrices n’atteignaient pas la grâce. L’Histoire du sport était définitivement changée. Tiger Woods, à des milliers de kilomètres de là, recevait un texto quelques minutes après le sacre: “Moi aussi, maintenant j’en suis à 14. RF.”, Pete Sampras pensait tout haut : “Je suis fier de l’avoir cotoyé. Il a vaincu, là où j’ai toujours échoué” et Robin Soderling, de l’autre côté d’un certain filet, se contentait du peu qui lui restait : “Une finale c’est déjà immense”. Ce jour là, ce 7 juin 2009, à 17 heures 15 minutes et des poussière heure de Paris, sa cité (jusque là) maudite, Roger Federer a marqué le sport, a changé des vies. La sienne bien sûr. Mais il a donné une touche d’espoir et d’espérance à tous ceux qui doutaient des capacités de l’homme à parvenir à ses fins : “La patience est une vertu”. Une fois relevé de terre, alors en route vers le trophée, une goutte éclatait sur le visage de Federer : le baptême officiel et définitif d’une légende vivante.
juin 4, 2009
Les affres de l’immaturité
Gaël Monfils aura eu le mérite de réveiller deux jours durant le chauvinisme national, gentiment endormi depuis sa demi-finale l’an passé. Rien de plus. Son physique hors du commun et son peps entraînant n’ont pas été à la hauteur du génie de Federer. C’était prévisible. Depuis le début du tournoi, Monfils avait certes rudement impressionné sur son niveau de jeu, mais face à Reynolds, Crivoi, Melzer ou un Roddick hors de lui sur terre battue, ce n’était pas encore gage de sureté. Elevé au rang d’icône, victime d’une pression nationale légitime, l’ex-Monsieur Cibulkova n’a aujourd’hui pas encore les épaules pour supporter les charges d’un potentiel vainqueur de Grand Chelem. A 22 ans, il va sérieusement falloir se dégonfler la tête, laisser de côté les écouteurs en conférence de presse, nourrir musculairement un corps encore trop fragile et se rapprocher d’une certaine régularité en match de gala. Mais à l’heure de dresser le bilan tricolore de l’édition 2009, une chose est certaine : si un Français se décidait enfin à succéder à Noah Porte d’Auteuil dans la décennie à venir, Monfils serait de loin le candidat idéal.
juin 1, 2009
Un pas dans l’obscurité
Il n’y a pas à tergiverser milles nuits sur la défaite de Rafael Nadal. C’est un signe d’humanité. Un signe qui ne trompe pas. Les plus grands sont faits de veines et de chair. Devant l’ambition et la confiance aveugle de Soderling, Nadal a baissé pavillon pour la première fois de sa jeune carrière à Roland. Pas de quoi rougir. Le physique musclé et saillant du “toro” n’a pas franchi l’épreuve de la fatigue. Mais à la défaite, Nadal a confirmé d’autres valeurs bien plus fondamentales. Le respect, l’humilité. Sobre dans la victoire, Rafa n’a pas flanché à l’exercice tout aussi délicat de la défaite. Et encore, l’Espagnol n’a pas mérité l’acharnement du public contre son combat, n’a pas reçu l’ovation qu’il aurait mérité … Mais le numéro un a su faire profil bas et respecter le désir d’un Roland-Garros totalement ligué contre sa personne. L’ocre désireuse d’un nouveau roi en ses terres n’a pas reconduit le CDD de son jeune empereur de génie. Nadal s’est tapit dans l’ombre, fêtera ses 23 ans dans l’obscurité, loin des joutes acharnées pour sa succesion. Le champion de la lumière sait aussi s’installer de son plein gré dans les oubliettes lorsque son tennis l’abandonne. Respectable.
mai 24, 2009
Les bribes de l’humanité
Miraculé, envoyé pour prôner la résurrection, icône de la force de soi: Lance Armstrong 1999-2000. Impassible, froid, saillant: Lance Armstrong 2001-2005. Friable, bavard, abordable: Lance Armstrong 2009 premier trimestre. Parqué, isolé, défraichi: Lance Armstrong post-12e étape du Giro. L’Amérique vante son melting-pot, ses innombrables profils qui forment un tout. Et avec Armstrong, l’Amérique peut être fière. Elle tient son ambassadeur en la matière. Victime de la cruauté de ses adversaire, bien que toujours révérencée (cela va de soi), Armstrong est apparu dans les Dolomites en humain. En martyr aux yeux du grand public qui écarquille encore les yeux à chaque étape. L’image d’un Texan nouant les lacets d’un col à la vitesse du son est encore profondément ancrée dans les pupilles. Voir, sans surprise véritable, Armstong souffrir, cracher ses glaires en cycliste modèle relève presque du fantastique. Alors que ressentir d’autre que de la pitié? Même ses détracteurs en viendraient à verser quelques larmes en leur for intérieur. Même s’il se contente d’une respectable 13e place au général, une courte cure d’humanité ne fait jamais de mal. Mais comment expliquer ce comportement glacé, congelé envers les médias à l’issue de la 12e étape? Alors qu’il s’est appliqué un hiver durant à redorer sa photo écorchée, Armstrong goûte de nouveau au boycott. Bouche cousue aussitôt la ligne franchie. Le naturel reprend toujours le dessus. Cette transition actuelle laisse augurer un Tour de France où l’omerta et autres signes extérieurs accaparés de l’étiquette “pro” vont servir de couvercle à l’humain Armstrong en sommeil.
mai 22, 2009
Casser le cordage du toro
Blessé par Federer à Madrid, Rafael Nadal arrive à Roland-Garros raquette de favori entre les mains. Si le Suisse et Djokovic semblent en mesure de lui poser des problèmes, Andy Murray ne devrait pas atteindre le dernier carré, victime de faiblesses récurrentes dans son jeu de terrien. S’il fallait citer un Français, Jo-Wilfried Tsonga pourrait faire oublier les forfaits de Gasquet et Monfils. Et comme à l’aube de chaque Grand Chelem, Analysport livre ses cotes concernant le tableau masculin pour le titre suprême.
Les favoris “Analysport” de Roland-Garros:
***** Rafael Nadal
**** Roger Federer, Novak Djokovic
*** Fernando Verdasco, Juan-Martin Del Potro
** Juan Monaco, David Ferrer, Andy Murray, Nikolai Davydenko (sous réserves)
* Jo-Wilfried Tsonga, Fernando Gonzalez
mai 16, 2009
Roland est magica
A l’ombre de la tradition, la modernité. La “Caja Magica” de Madrid respire le neuf, incarne la nouvelle peau du tennis. Et selon Paul-Henri Mathieu, “on peut y faire des châteaux de sable”. Tout va bien donc. En apparence. Le tennis espagnol s’est réellement décidé pour créer une zone d’ombre au dessus du Court Philippe Chatrier. Roland-Garros est-il en danger ? Madrid peut elle chiper le statut de Grand Chelem à la mythique terre battue française ? Pour Analysport, il est temps de taper une fois pour toute du poing sur la table. La réponse est claire: Non.
C’est bien mou: Premier élément de réponse et première précision déjà cruciale: Roland abrite la meilleure terre battue au monde. A Madrid, cet élément à connotation historique a été quelque peu délaissé. A l’exception d’un court central réussi, les joueurs n’hésitent pas à monter au créneau pour dénoncer une terre bien trop molle . L’histoire de PHM et ses fameux châteaux de sable prend donc tout son sens. Pour concurrencer RG, un lifting rapide et qualitatif de la surface même est nécessaire.
Faux aficionados: Certes, RG est un grand chelem. Certes, Madrid en est encore à la phase test. Il n’empêche. La ferveur attendue dans les tribunes madrilènes, n’est pas à la hauteur des espérances. Public absent des premiers tours, silence pesant même lorsque le taureau de Manacor est sur le court… A Madrid, Gustavo Kuerten n’aurait jamais pris la peine de dessiner un coeur sur la terre battue.
Le passé prime: Les courts de la Porte d’Auteuil portent en eux de vivaces souvenirs. Ceux d’un Noah héroïque un beau jour de juin 1983, ceux d’une Suzanne Lenglen sextuple lauréate … La légende est à Roland, dans ses vestiges, dans ses gradins marqués par le passé. A côté de cela, Madrid pue le neuf et le fric à plein nez. On ne détruit pas une légende, on l’enrichit.
Les défis de Roland: Pris à la gorge, RG est contraint d’évoluer avec son époque. Le central sera chouchouté, dédoublé et couvert. Le tout par une injection de 116 millions d’euros. Ne reste qu’à patienter pour le permis de construire. D’ici Roland-Garros sera encore en vie, c’est promis.
mai 10, 2009
Plus de coke en stock
L’exigeante planète du football laisse t’elle une place à la rédemption ? A 35 ans, Mario Jardel n’a plus qu’à enfiler un maillot, renouer avec les gammes, laisser le shit et la coke sur sa table de nuit et espérer. Mais le Brésilien qui veut coûte que coûte changer de vie, a déjà entamé tout un plan de rattrapage en retrouvant sa langue fourchue et aiguisée Ce n’est déjà pas si mal en ces temps d’incohérence physique et mentale: “Je suis meilleur que Ronaldo“. L’affirmation a déjà produit ses effets et ses moqueries inhérentes. Pataud, avachi, éléphantesque, Jardel connaît ses prochains travaux: se racheter une garde robe sportive version XXL pour y entreposer sa chair superflue qu’on soupçonne de ne jamais passer à la fonte, voire de réaliser un gigantesque autodafé alcoolisé avec les milliers de bouteilles de scotch descendues au rythme des matches télévisés. Mais que Jardel ne s’inquiète pas. Il faut franchir étape par étape pour reconquérir un public et soi-même. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de recouvrer sa superbe d’antan (186 buts en 186 matches en Liga Portuguesa), mais seulement de ne pas se faire refouler aux essais proposés par une équipe du calibre de Nancy, comme cela avait été déjà le cas voici 3 ans. Alors, cap ou pas cap ?
mai 6, 2009
La belle est bête
Il y a le concept du verre de trop. Celui qui pousse la plupart du temps à expulser un repas solide en version liquide. En tennis, il y aussi la théorie de la défaite de trop. Ana Ivanovic est humaine. La Serbe de charme a probablement déjà connu les frasques et les effets d’une cuite dans sa jeune existence. Mais aujourd’hui, la numéro sept mondiale est cuite au sens physique du terme. Depuis son poing rageur victorieux à Roland Garros 2008, c’est bien simple: plus rien ne marche. Troisième au tour à Wimbledon puis à l’Open d’Australie. L’ex-patronne du circuit regarde les places et les puissantes russes lui souffler les sommets. Sans réaction. Svazay, Kleybanova, Zvoranev n’ont eu aucune pitié, ni de révérence pour sa plastique hors du commun. Un éclair de génie à Linz en fin d’année passée laissait espérer que les calendriers accrochés dans les toilettes de la jeunesse masculine allaient prendre une autre dimension, de la valeur sportive. Cet après-midi encore, à Rome, Ivanovic s’est brutalement écroulée alors qu’elle maîtrisait sereinement Radwanska (4-0) dans le set final. Comme un alcoolique notoire peut se laisser prendre à une sieste improvisée sur le comptoir d’un PMU du coin. La comparaison peut paraître osée et déplacée. Mais à n’en point douter, cette sieste, qui s’est déjà transformée depuis un an en coma artificiel, devrait se poursuivre encore et encore. Jusqu’au jour au Ivanovic chaussera un peu moins ses jolis pieds de championne dans des talons Gucci, exhibera plus en sourdine sa plastique démentielle et posera gentiment sa coupe de champagne lors des soirées mondaines … Un jour peut être.