Monsieur Poirée, vous voici nouveau chevalier de l’odre de la légion d’honneur. Le biathlon s’il n’est pas encore reconnu du peuple Français, est au moins reconnu par l’Etat. Pour son oeuvre unique (4 coupes du monde, 8 titres de champion du monde, et 44 victoires au total), la star de la Chapelle en Vercors est entré dans l’histoire un peu plus officiellement. Il recevra des mains du président en personne cette distinction officielle. Raph’ (comme on l’aime à le surnommer) a disputé il y a peu encore une course de ski de fond, où il a poussé le spécialiste Vincent Vittoz dans ses retranchements. Pas si pourri le retraité ! Si dans le sport Français, il y avait un comportement à suivre : sérieux dans la préparation, coursier assoiffé de succès, mental à toute épreuve : Raphael Poirée en serait l’exemple incarné. Sa dernière course chez les professionnels fut exactement à l’image de sa carrière mythique. Je m’adresse bien évidemment aux fans de biathlon, avec ce final mythique face à Bjoerndalen et Fischer sur l’ultime ligne droite d’Oslo Holmenkollen. Si vous n’avez pas vécu ce moment de sport intense en émotions, cherchez la vidéo et vite !
Archives pour janvier 2008

L’ère Liévremont et merveilles
Il y a de quoi avoir peur. Ceux qui s’étaient identifiés en cette équipe de France version mondial 2007 ont perdu tout leurs repères. Rien de plus normal. Mais cette composition de l’équipe de France de rugby pour ce tournoi des 6 nations est plus que critiquable … Certes, il fallait opérer quelques changements après le revers du mondial. Mais de cet ordre là, c’était plutôt impensable. Exit Chabal, Poitrenaud, Papé, Michalak … et “in” pour Parra, Brugnaut, Faure, Malzieu, Jacquet, Méla, Ouadraogo, Trinh Duc. De la jeunesse en pagaille, mais de la jeunesse totalement inexpérimentée. Double tenante du titre du 6 nations, la France prend donc un risque conséquent : celui de l’inconnu. Liévremont marque la rupture avec l’ère Laporte. Une rupture à outrance …

Le syndrome de Stockholm
A quoi peut on s’attendre cette saison ? Après le rallye de Monte Carlo, la tendance à mettre Loeb hors de portée de ses adversaires, se confirme plus que jamais. Le cinquième titre du pilote Français scintille déjà en lettres d’or au bout des 14 derniers rallyes restants. Mais attention, Hirvonen devrait pouvoir recoller lors du prochain rallye de Suède. L’élève héritier de Gronholm sera un concurrent dangereux, ainsi que son coéquipier Jari Matti Latvala, sur les routes enneigées nordiques. Ce sera véritablement le premier grand test de Loeb. S’il s’y impose on pourra donc s’attendre à une saison de monopole. De là à penser que l’on souhaite un revers du pilote Citroen en Suède … Il faudra vaincre le syndrome de Stockholm. En effet, Loeb n’a plus gagné en Suède depuis 2004 …

Retour parmi les mortels
Peut on lui en vouloir d’avoir rendu les armes devant celui qui a battu le maître Federer ? Certainement pas. Cette victoire de Djokovic est amplement méritée, même si le Serbe agace. (Comme c’est le cas me concernant). Et puis, JWT peut se targuer d’avoir été le seul qui a réussi l’exploit de prendre un set à Nole. Quand on repense à ce que le Français a réalisé durant ce tournoi, cela donne quelques vertiges … Mais voilà, Tsonga ne restera qu’à moitié dans la légende, voir pas du tout : on ne retient pas souvent le nom du malheureux vaincu lors des joutes, même majeures. Tsonga a réalisé d’astronomiques exploits, Tsonga a composté le billet retour de Murray, Youzhny, Gasquet … et Nadal. Mais voilà, Tsonga a perdu la finale. Et ça, permettez moi de vous le dire : c’est typiquement Français.

Jo(li) Wilfried Tsongaaaa

La contre perf de Murray au premier tour n’en était définitivement pas une. C’est incroyable, inimaginable il y a encore moins de 2 semaines ! JW Tsonga succède à Arnaud Clément, et disputera sa 1ère finale en terre Australienne. Battre Nadal eut déjà été un exploit, mais l’humilier de la sorte : une dimension supplémentaire ! Même Roger Federer en personne peut craindre le Français. Tout lui réussit c’est simple ! Revers décroisés, attaque en coup droit long de ligne, ace sur ace … Une conclusion : pauvre Nadal ! L’Espagnol faisait peine à voir sur la Rod Laver Arena. 6-2 6-3 6-2. Tout est dans ce score. Que dire de plus ? Vivement la finale.

Sous le charme d’Ana
La famille Williams a été rayée de la carte Australienne par deux serbes. Ana Ivanovic a dominé Vénus dans la nuit (7-6 6-4). Physiquement, Ana c’est du lourd ! Autre chose que sa compatriote Jankovic. Plus séduisante que jamais … mais également de par son jeu, la jolie Ana devrait en toute logique disputer la deuxième finale de grand chelem de sa jeune carrière (après Roland Garros). La finale tant attendue : Sharapova – Ivanovic aura t’elle lieue ? A moins que Jankovic viennent contrecarrer les plans de la Russe. On voit mal Hantuchova battre Ivanovic tout de même. En tous les cas dans ce tableau féminin, exit Belge, Américaines et autres Européennes de l’ouest : c’est l’Est qui domine !

La surprise 2008 … c’est lui !
Mais où va t’il s’arrêter dans cet open de folie ? Jo Wilfried Tsonga éxécute Youzhny en quarts de finales, et rejoint le carré d’as où il retrouvera le Majorquin de service Rafa. Cette demi finale promet énormément entre un Nadal express depuis le début du tournoi, et un Tsonga irrésistible qui fait tomber les têtes de séries les unes après les autres avec cette même facilité. Son jeu est incroyablement vivant, alliant puissance et spectacle avec des coups venus de l’au delà. L’open d’Australie est bien connu pour avoir toujours sa surprise (Baghdatis en 2005, Gonzales en 2006), cette année aucun doute : c’est Tsonga !

Balles de Blake
Grosjean l’avait ammené aux portes de la sortie au 3ème tour. Aujourd’hui il est en quarts de finales, après avoir facilement disposé de Cilic (6-3 6-4 6-4). Et surtout … James Blake s’apprête à défier le numéro 1 mondial pour la 8ème fois de sa carrière. Il n’a jamais encore battu le maître Federer. Celui qui avait montré par le passé plus de dispositions à briller dans le mannequinat que sur le circuit, exprime par son jeu et sa motivation une belle évolution. Certes, ses chances seront réduites, quasi nulles face à Fedexpress, mais l’Américain n’a plus rien à perdre à ce stade de la compétition. Sa force de frappe, sa puissance naturelle, auront elles raison du génie mondial ?

Tsonga décroche la lune Australienne
Difficile pour un Français de confirmer des matchs références. C’est pourtant ce que fait avec brio Jo Wilfried Tsonga. Murray, Gasquet … deux tops 10 à son arc, et une place au soleil en quarts de finales face à Mikhail Youzhny. Le colosse à la tête juvénile démontre une surprenante maturité. Ce qui surprend chez lui est sa motivation à toute épreuve. Lorsqu’on lui demande s’il peut gagner ce tournoi, à Jo Wilfried de répondre : “Oui sinon je serais resté à Paris”. On a parlé de Monfils, Gasquet et autres déceptions Tricolores pour prendre les rênes du tennis Français. Jo Wilfried Tsonga les accepteraient bien volontiers. Maintenant, mardi il faudra aller mener une révolution face au dernier des Tsars : Youzhny 1er.

La terre a tremblée
Quelle rencontre ! On savait le Serbe Tipsarevic accrocheur, mais à ce point … Federer a une nouvelle fois démontré (comme si c’était la peine) qu’il était un véritable champion, capable de se dépétrer des situations les plus délicates. Roger Federer éliminé au 3ème tour de l’open d’Australie ? Tous les joueurs du circuit encore en lice ont dû prier les dieux du tennis pour que ce fait s’accomplisse. Nadal le premier ! Car si Roger avait été sorti ce matin, Rafa serait devenu numéro 1 mondial en cas de finale à Melbourne. Autant le dire : un séisme ! Mais Federer est toujours vivant, et ce n’est pas cette bataille de tous les instants en 5 manches qui va changer la donne. Il reste le grand favori. Berdych saura t’il aussi lui donner du fil à retordre ? Rien n’est moins sur, car le Suisse veut certainement remettre les choses au clair.

Quand les femmes ne sont plus là …
Il ne fallait pas en attendre plus des Française. Mauresmo retombe dans ses travers face à une illustre inconnue, idem pour Rezai et Razzano se bat plutôt bien face à Jankovic mais … s’incline. Pas de Françaises en huitième de finale donc ! Surprenant. Décevant. Bartoli avait été éliminée dès le premier tour, et Tati Golovin au 2ème tour. Maintenant, que penser du cas Mauresmo ? Amélie retrouvera t’elle un jour le niveau qui lui avait permis de remporter 2 grands chelem la même année. Je ne pense pas. Avec l’éclosion d’Ivanovic, la confirmation de Jankovic, et la surdomination de Hénin, Mauresmo ne parviendra jamais à surnager dans cette densité. Son jeu plutôt lent et haut ne lui permettra pas de surprendre tout son monde. Le jeu d’Amélie est dépassé … comme la joueuse elle même.

La surface bleue plaît à nos Bleus
Ca roule pour les Français sur les courts flambants bleus d’Australie. Au troisième tour, ils sont encore 6 en lice chez les messieurs, et 3 chez les femmes. Si les chances de Mauresmo, Rezai et Razzano sont faibles pour atteindre les quarts, il y a un véritable coup droit à jouer dans le troisième quart du tableau masculin. Tsonga et Gasquet pourraient en effet croiser le fer en huitièmes de finales, s’ils franchissent le 3ème tour. Ainsi, il y aurait au minimum un représentant Français en quarts de finales du premier grand chelem de la saison. Pas rien, quand on connait la disette que traversent les tricolores depuis les exploits de Grosjean en 2002, et le règne de Mauresmo en 2006. Grosjean est encore également en piste. Une très belle satisfaction pour Seb qui défiera Blake au 3ème tour. Pas simple, mais avec le Marseillais rien n’est impossible …

Rafale !
On attendait forcément mieux de l’opposition Nadal – Serra. Le Français a toujours plutôt bien réussi au pays du kangourou (victoire à Adélaide en 07). 6-0 6-2 6-2. La correction infligée par l’Ibère est totale. Florent Serra a prit une belle fessée. Nadal a donc réussi avec mention son premier test dans cet Open d’Australie, après un premier tour poussif face à Troicki. La suite devrait ressembler à ce bon début puisque “Rafa” jouera Gilles Simon au 3ème tour, et logiquement Paul Henri Matthieu en 8ème de finale. Parcours plutôt tranquille en somme. Mais c’est en quarts que tout va se compliquer pour le Majorquin : Roddick. L’Américain vainqueur pour la 3ème fois à Koonyong est en forme (quand il ne joue pas Federer). Et puis en demi, Nadal jouerait Youzhny sa bête noire, voir Davydenko. Nadal en quarts, pourquoi pas ? Mais Nadal en finale ? Très difficile à imaginer.

Longue vie au roi !
Ne vous y trompez pas. Fans de Nadal, ultras de Djokovic : le rêve est terminé ! Roger Federer n’est pas plus malade que Molière dans sa fameuse pièce. Le Suisse n’a pas oublié de placer son ordinateur corporel sous la surveillance d’un antivirus à l’abord de l’open d’Australie. Une heure dix sur le Rod Laver Arena en cette soirée Australienne. C’est le temps nécessaire dont à eu besoin Roger pour faire taire les mauvaises langues sur son état de santé général. Une double roue de bicyclette, et un petit 6-3 au milieu. Du tout cuit, une spécialité Baloise. Il en fallait plus pour déstabiliser le numéro un mondial, n’est ce pas Diego Hartfield ? Place à Santoro au deuxième tour. Attention danger tout de même pour Federer, tant on connait l’esprit guerrier unique qui anime le vétéran des grands chelems dans les grands rendez vous : “Je serais mort sur le court s’il le fallait pour avoir l’honneur de jouer Roger au deuxième tour”. On peut être certain d’une chose, il y aura du spectacle !

Tsonga se met à l’anglais
Goodbye mister Murray ! Un petit tour … et puis s’en va. Son bourreau ? Un Français bien sûr. Les tricolores sont des habitués de ce genre de perf’ au 1er tour. C’est donc Jo Wilfried Tsonga qui a eu le privilège de ruiner les espoirs du britannique dans cet open d’Australie, plus que prématurément. Le score : 7-5 6-4 0-6 7-6. Murray était en pleine forme, en témoigne sa victoire début janvier à Doha. Et maintenant ? Tsonga s’est dégagé une petite partie du tableau. Le français se doit donc de remporter au moins ses deux prochains matchs, histoire d’atteindre pour la deuxième fois de sa jeune carrière un huitième de finale de grand chelem. C’est en tous les cas ce que la logique voudrait. Mais la logique n’est pas le fort des tennismans hexagonaux …














