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Archive pour juillet 2008

Jours et brouillard

On ne peut pas dire que la ville de Pékin remplisse toutes les conditions adéquates à l’organisation des JO. Si l’on met de côté le problème politique de la chose un moment et que l’on se tourne sur l’orage climatique qui sévit dans la capitale Chinoise, on n’en reste pas moins choqué. Malgré une palette de mesures plus ou moins draconiennes, le gouvernement Chinois peine à faire oublier le temps de deux semaines ce brouillard chaotique qui enveloppe notamment les abords du stade Olympique.

L’an passé, lors de la course pré Olympique de VTT, nombre de concurrents remballent le matériel après une petite virée sur le futur parcours. Un parcours semé d’obstacles naturels mais aussi respiratoires. Absalon avoue après coup qu’il lui était impossible de respirer correctement. Si bien qu’il y a 2 jours, les instances décisionnelles de la fédération Australienne ont décidé d’autorité le boycottage des Jeux pour les athlètes de la nation qui ne se sentent pas en mesure de défier ce manque d’oxygène évident.

Cette question polluante soulève une énième fois le problème de savoir si oui ou non Pékin méritait les Jeux. A cette heure, seule la version économique justifie le oui. Difficile d’en trouver une autre …

Catégories:Jeux Olympiques

Carlos l’attendait

Un de plus. Maurice Garin et sa bicyclette de 50 kg commencent à se faire “vraiment” vieux. 105 ans après le moustachu bien portant, Carlos Sastre se porte (enfin!) au tout devant de la scène. Bien sûr que la victoire de l’Espagnol est des plus méritée. Son rictus célèbre imageait à la perfection jusque ici ses échecs. Placé, mais jamais gagnant. Deux fois second de la Vuelta, un podium sur le Tour. Rien de plus. Et à 33 ans, à l’âge où un certain Américain prenait la direction du coucher de soleil, Carlos lui a brillé. De milles feux, dans le mythique Alpe d’Huez. Là même, où l’on retiendra que le vaillant Ibérique a construit l’imposant édifice de son succès. Evans, le défenseur n’a qu’à bien se tenir. Jusqu’à preuve du contraire : le Tour est aujourd’hui réservé aux attaquants. Exemple supplémentaire après celui de Pereiro ou l’échapée miracle ou encore celui de Contador face à l’Everest aux pieds d’argile Rasmussen. Carlos entérine les tendances. Celles des attaquants récompensés donc. Mais aussi, celle de la domination des taureaux. Les Espagnols sont désormais maîtres de l’hexagone. Avec on l’espère, derrière ceci, aucun secret de fabrication maison … Tout laisse donc à penser que tôt ou tard, Carlos devait se parer de jaune. La maxime n’est pas fausse : la patience est bien une vertu.

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Un dernier petit Tour d’horizon

Encore un petit tour, une petite semaine et le Tour 2008 appartiendra déjà au passé. Mais si l’on occulte de l’analyse le vocabulaire du dopage, cette édition est un véritable petit bijou. Un bijou de suspens, de densité … La conquête de la toison d’or n’a jamais paru aussi ouverte depuis des dizaines d’années.

La liste est longue. A une semaine des Champs, ils sont 6 mercenaires à pouvoir encore rêver de porter la tunique ensoleillée. Six gars, six durs qui n’ont pas (encore) connu leur jour sans.

Franck Schleck : L’actuel maillot jaune confirme évidemment tous les espoirs placés en lui en amont de cette grande boucle. Leader, régulier, le Luxembourgeois ne peut mieux faire. Copie parfaite. Il lui faut toutefois creuser davantage sur les 2 dernières étapes Alpestres.

Bernhard Kohl : L’autrichien a déjà été repéré sur les cimes françaises. Mais à ce niveau, non ! Kohl se surpasse et surprend à chaque étape. Mais la victoire finale sera pour lui une mission impossible cette année en tout cas. Inexpérience dans la semaine décisive, rouleur du dimanche lui feront perdre pied progressivement. Sauf coup de folie ! Mes pronostics n’en sont pas à l’abris.

Cadel Evans : Il est toujours le mieux placé pour s’imposer sur ce Tour. S’il conserve à l’issue des Alpes moins d’une minute de retard sur la tête, alors Evans aura quasiment course gagnée. Mais au delà, Schleck et consorts peuvent rêver.

Denis Menchov : Le Russe grimpe bien mieux que ces dernières années. Il a enfin les jambes de la Vuelta sur le Tour. C’est le plus dangereux pour Evans. Mon joker pour la victoire à Paris ! Menchov sait rouler. Il peut même envisager de devancer Evans sur chrono dans un très bon jour … à forts enjeux par exemple.

Christian Vandevelde : La vraie surprise. On attendait Vandevelde à petite dose (vers la 10e place), et c’est du lourd. Le rouleur est devenu grimpeur. Le rouleur est devenu tout simplement complet. Un vrai coureur de Tour. Il a les moyens d’accrocher un podium. Il ne lui manque qu’une chose pour le moment : le panache ! C’est un suiveur qui s’inscrit un peu dans la dynastie des Julich.

Carlos Sastre : Sublime opération que vient de réaliser lors de cette dernière étape le grimpeur de chez CSC. Il a simulé la rupture et au final arrive avec les meilleurs. S’il attaque, et lui peut faire très mal dans ce domaine, il peut prendre une belle option. A condition de réaliser un chrono propre derrière. Il en est capable. Les places d’honneur, ça va deux minutes !

Un retour inespéré ? Et si ce Tour était fou jusqu’au bout ? Parmi les poursuivants,un seul peut encore éventuellement se mêler à la lutte sur un coup de dés improbable. Alejandro Valverde. S’il entreprend une échappée au long cours en bénéficiant du marquage à la culotte entre leaders, Valverde peut revenir de loin. Quatres minutes à reprendre ce n’est pas le bout du monde. Il ne faut pas enterrer trop tôt l’Espagnol.

Mon classement final :

1. Denis Menchov – 2. Cadel Evans – 3. Carlos Sastre – 4. Franck Schleck – 5. Christian Vandevelde – 6. Alejandro Valverde – 7. Bernhard Kohl – 8. Samuel Sanchez – 9. Kim Kirchen – 10. Vincenzo Nibali

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Ricconard

juillet 17, 2008 arnaudcael 1 commentaire

Le voici le secret de la Saunier Duval. Dévoilé au grand jour par son leader. Car si Ricco, qui de toute manière avait une belle tête de dopé, a été rattrapé “par la patrouille” comme le dit si bien Roger Legeay, le reste de l’équipe n’est pas mieux. Et ce n’est ni manquer d’objectivité ou mettre tout un monde dans le même sac que d’affirmer ceci. On ne veut plus voir ce type de “tête de mort blonde” à la limite de la vie quand vous le regardez, et qui est capable par la magie de l’EPO (3e génération s’il vous plaît) de vous coller un démarrage abracadabramtesque sur les cimes pyrénéennes. Dehors Ricco, dehors les Epagnols et les Italiens. Tant qu’il n’y aura pas eu d’évolution du système anti-dopage dans ces pays, les coureurs ou les équipes de ces 2 nationalités n’ont rien à foutre sur le Tour.

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Infernal Saunier Duval

Personne ne s’attendait vraiment à voir la formation Saunier Duval éclater au grand jour lors de ce Tour. On savait Ricco capable de miracles, Piepoli fin renard des cîmes, mais à ce point ! Deux autres noms viennent s’ajouter à la fête des jaunes et blancs : David de la Fuente, qui -comme à l’accoutumée- n’a qu’un but en tête : la banderole du meilleur grimpeur et José Cobo Acebo. Celui là même qui s’était révélé sur le Tour du Pays Basque voici 2 ans.

Bilan à ce jour : 3 succès d’étapes, un maillot à pois et un maillot blanc. La razzia version Espagnole. Et faut-il encore rappeler que le leader de cette équipe au départ de Brest, José Gomes Marchante a mis pied à terre lors des étapes de plaines. Alors que peut espérer cette formation de plus dans cette grande boucle ? La boucle semble en effet bouclée. Piepoli est rassasié. Cobo est placé. Mais le cobra veut encore mordre.

Deux maillots et deux étapes ne lui suffisent pas. 9e du général, Ricco semble avoir les armes pour accrocher un top 5. Merveilleux ! Après une seconde place au Giro …

Alors quel est le secret Saunier Duval ? Mieux ne vaut-il sans doute pas le savoir …

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Chronique d’un ver de terre

juillet 9, 2008 arnaudcael 1 commentaire

Même s’il copule joyeusement avec Nicole Vaidisova, on ne peut pas dire que Radek Stepanek soit un tombeur de première classe. Alors pour se faire remarquer de la gente féminine, le ver de terre pointe le bout de son minois visqueux.

A ceux qui aiment le tennis et qui ont horreur des bestioles rampantes : ne regardez jamais un match de Radek Stepanek. Ou si vous tenez absolument à le voir évoluer (ce qui est plutôt rare pour un humain normalement constitué), priez pour qu’il s’incline (rassurez vous cela arrive très souvent). Si Edward Norton va se transformer en Hulk cet été, Stepanek lui prend la peau d’une espèce un peu moins reluisante.

Dernier exploit dans les mémoires du ver Tchèque : son match gagné de haute lutte à Rome contre Roger Federer. 7-6 7-6. Stepanek exulte. Il se dirige vers le filet et … STOP ! Ralenti, je vous prie !

Radek recule de quelques dizaines de centimètres du filet. Pose une première main à terre. La gauche. Puis la droite dans son élan (raquette bien ancrée dans la paume). Position pompe. Les baskets viennent toucher soigneusement le fessier. Et puis les mains lachent. Radek est à même la terre battue. Première demi déambulation pour lancer le manège. Il oscille de haut en bas, le tronc en décalage avec les jambes. Jambes en l’air, mains à terre. Tête redressée, pieds posés. Et une … et deux … et Radek vit son instant de gloire dans la peau d’un ver.

Espérons enfin, que cette métamorphose ingénue ne soit pas un avant goût de ce qui pourrait être la parade nuptiale du Tchèque. Si tel était le cas, on pourrait presque qualifier Martina Hingis (son ex compagne) et Nicole Vaidisova de zoophiles.

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Mon champion, ce héros déchu

Un mois passe. Et l’opposition Federer/Nadal a changé de dimension. Du non match de Roland Garros à la plus grande rencontre de l’histoire du tennis … Mais à chaque fois Nadal gagne. Mes sentiments post-Wimbledon.

Rares furent les fois où je fus aussi déçu que je ne le suis aujourd’hui. Hier, j’ai assisté à ce que tout féru de sport souhaite vivre. Un vrai moment de sport. Deux champions, un match d’extraterrestre. Le plus beau moment sportif de cette année 2008. Mais au final, mon idole s’incline. En jouant à merveille. Jamais Roger n’avait été aussi fort à Wimbledon. Il a livré sa meilleure prestation. Alors que regretter ? Que Nadal ait trouvé un produit sensationnel qui lui permet d’enchainer quatre tournois à la suite, dont deux grands chelems, sans aucun repos et de gagner les quatre ? Regretter que le plus grand joueur de tous les temps ait été battu 12 fois sur 18 par son dauphin ? Je n’ai même plus envie de me poser la moindre question. Le moral de Roger est aujourd’hui touché. Le mien aussi. J’espère qu’il digérera rapidement la perte de son Royaume. Prochains éléments de réponses à Toronto.

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La Grass* des soeurs Williams

juillet 3, 2008 arnaudcael 1 commentaire

Si Federer règne sur l’herbe de Wimbledon, le tournoi est également chasse gardée de la famille Williams. Et une fois de plus, la troisième, les deux soeurs se retrouveront en finale. Un 7ème titre assuré (4 pour Vénus et 2 pour Serena). En demies finale, toutes deux ont élevé d’un cran supplémentaire leur niveau de jeu pour effacer Dementieva et Zheng. L’hégémonie des Russes et autres Serbes a donc pris un sérieux coup dans l’aile. Les 5 meilleures joueuses mondiales ont toutes flanché les unes après les autres. Bref, du pain béni pour Williams et Cie. On les sait très fortes sur l’herbe. Mais maintenant, Serena pourra t’elle redevenir reine sur le dur et la terre battue ? On imagine tout de même mal cette domination retrouvée, perdurer.

* (grass = herbe)

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