Archives pour septembre 2008

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Il était une fois Patrick Montel …

In Général on septembre 29, 2008 par Arnaud CAEL

Chaque lundi, retrouvez les récits de notre nouveau consultant, Patrick Montel, journaliste à France Télévisions, dans “Il était une fois Patrick Montel …”

Sale temps sur Monaco !

Les ultras en grève avaient déployé dans les virages désertés une banderole poignante. » Nous à 17 heures, le mercredi, on bosse ! » Pour un peu, j’aurais fait demi tour par solidarité avec le « Lumpen prolétariat monégasque » et pour faire bonne mesure, avec tous ceux qui se pressaient à deux pas de là dans les allées du salon du yacht. Louis II sonnait creux. Les footballeurs de l’ASM en costume sombre et chemise blanche venaient tâter la pelouse du bout de leurs souliers vernis, avec sur leur visage de jeunes premiers une moue désabusée. Bientôt il leur faudrait revenir en short et faire le métier. Des nuées de pigeons, indifférentes à leur triste condition, semblaient s’extasier de l’atmosphère légère, de cette rumeur qui bruissait sous le battement ce leurs ailes, d’une demande en mariage imminente. Les paparazzi du monde entier s’arrimeraient bientôt au rocher comme des moules indigestes tandis que Albert offrirait son profil à Charlène, en une duplication people planétaire. Jérôme de Bontin l’ami intime du prince, bombardé président du club de foot local, avait commandé une mixture indigeste qui laissait perplexe Ricardo, le grand chef brésilien préposé aux fourneaux. Au total près de 20 nationalités différentes étaient regroupées sur le pont du navire amiral qui mouillait péniblement dans les eaux calmes du championnat. Les dernières pépites du président étaient un coréen et un américain né au Ghana, dont les arrivées promettaient de booster les ventes de maillot rouge et blanc à Washington et Séoul, dans ces contrées vierges et prometteuses.

David , mon confrère de France 3, préposé aux interviews sur le bord du terrain était un jeune homme propret, fraîchement marié, qui chaque dimanche écumait les pelouses du district, le sifflet aux lèvres, pour arbitrer des matches de foot. Il racontait le quotidien de l’arbitre bénévole, livré en pâture aux excités rendus fous furieux par le lynchage d’une profession, devenue la tête de turc de tous les talk show. L’arbitre de base était un doux rêveur doublé d’un sado masochiste solitaire qui dans le meilleur des cas se contentait d’un florilège d’insultes bien senties. David lorsqu’il se déshabillait le soir en rentrant chez lui, comptait au dos de son maillot, le nombre d’impacts de crachats. » S’il étaient moins de dix, il estimait avoir réalisé une prestation honorable. » Entre Monaco et le PSG, la messe fut rapidement dite. Contraint d’utiliser l’esperanto à l’entraînement pour transmettre ses consignes, Ricardo semblait avoir renoncé à composer une équipe. Les joueurs se contentaient de réciter leur partition en solistes. Le PSG au petit trot s’imposa grâce à un caviar de Rothen pour Pancrate. Un pigeon imprudent fut blessé lors d’un duel aérien dans la surface monégasque. Longtemps après, il traînait douloureusement la patte. Pour lui la partie était finie. Pour les autres, la soirée commençait à peine.

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Tsonga est un Dur !

In Tennis on septembre 28, 2008 par Arnaud CAEL

OK, il ne s’agit que du tournoi de Bangkok. Juste un petit met délicieux à avaler au départ. Mais Jo-Wilfried Tsonga a rendu sa victoire en Thaïlande beaucoup plus alléchante. Il a démontré aux yeux de tous que sa folle période australienne de début de saison n’était pas un caillou dans la mer.

En ré-expédiant Gaël Monfils a son dur apprentissage hier (6-3 6-0), le Manceau ne s’est pas démonté lors du rendez-vous final devant l’homme qui l’avait projeté hors du trône australien en janvier : Djokovic. Un tie break remporté sans coup férir, puis un break en fin de second set … Le tour est joué. Tsonga gagne Bangkok, oublie un temps ses problèmes récurrents au dos et au genou, confirme qu’il est bien la nouvelle perle du tennis tricolore et se projette déjà sur Paris-Bercy.

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Fin de crise et méli-mélo

In Cyclisme on septembre 26, 2008 par Arnaud CAEL

Il suffisait donc d’un retour de Lance Armstong au sein du peloton pro pour mettre un terme (partiel ?) à la gueguerre de 4 ans entre l’UCI et les organisateurs des 3 grands Tours (ASO, RCS et Unipublic). Car la magie a opéré de belle manière. A l’heure où les opposants se trouvaient dans l’impasse et où le cyclisme restait compacté, étouffé au beau milieu des décisions improbables d’une instance comme de l’autre, et bien Armstrong est arrivé ! Et le cyclisme va mieux. Facile d’établir une corrélation, mais difficile de croire à une coincidence …

Le pitoyable Pro Tour (remporté par Valverde au cas très probable où vous ne le sauriez pas) devrait donc êtrs rayé de la carte UCI. “Nous allons travailler ensemble sur un calendrier mondial (avec épreuves historiques et courses ProTour) et un système de classement. L’UCI va procéder à une révision totale du système de l’élite avec ses partenaires”, a souligné Pat McQuaid. Pas trop tôt donc. Mais cette entente s’inscrira t-elle dans la durée ?

En tous les cas, il va falloir clarifier certaines choses d’entrée et mettre définitivement le Pro Tour aux oubliettes car même les puristes sont perdus dans cet abracadabrantesque cirque du deux roues … Avec les mutliples transferts de l’intersaison (plusieurs formations ont cessé leur activité), il va falloir vivement s’accrocher en 2009.

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Indurain … version améliorée

In Cyclisme on septembre 21, 2008 par Arnaud CAEL

Contador ? Un danseur né. Largement debout sur les pédales lors d’une ascension, sur la pointe des pieds, déhanché, le grimpeur d’Astana n’a pas faibli sur la Vuelta. Il est jeune. Il a tout gagné ou presque.

C’était écrit. Aussi prévisible que l’élection de Sarkozy en 2007. Alberto Contador a dégainé. Plus de munitions en ceinture, mais un troisième Grand Tour remporté. La logique a donc été pleinement respectée. Après la France et l’Italie, Contador se devait de faire la loi chez lui. Pas de place au spectacle, juste à une gestion et maîtrise exceptionnelle.

Le grimpeur virevoltant a archi-dominé cette boucle hispanique. Jamais ses adversaires n’ont pu contester sa suprématie et à défaut celle de sa formation. Deux attaques finales lui ont permis de glaner “l’oro”. Dont celle au sommet du mythique Angliru. Mais une question s’impose de manière naturelle : Leipheimer (2e à 1 minute) aurait-il pu remporter la Vuelta au sein d’une autre formation qu’Astana ?

Évidemment, nous ne connaîtrons jamais la réponse. Reste que l’Américain a fait jeu égal, même mieux que son illustre coéquipier sur ce Tour sans prendre en considération les bonifications. Mais ceci appartient à la pure anecdote car l’histoire retiendra que l’Espagnol est parvenu à remporter “haut la main” les trois Tours mythiques (France, Italie, Espagne dans l’ordre) en deux années. Et dire que les puristes cherchent encore à cette heure un véritable champion à la succession de Armstrong …

Contador a tout pour séduire. Le courage, la gestion, le talent, la jeunesse, la belle gueule … Tout ! Sauf cette implication présumée dans la fameuse affaire Puerto à laquelle peu de sportifs espagnols ont échappé (même Nadal y est passé, plus discrétement certes). Mais à preuve du contraire Contador est bien le King indiscutable du monde cycliste à cette heure, le successeur rêvé d’un Miguel Indurain en version améliorée pour la nation espagnole. Et l’excuse de la non adversité actuelle n’est justement pas d’actualité. Contador devance Leipheimer, alors qu’il y a à peine 5 ans Heras (premier choc) devançait Isidro Nozal (ça vous la coupe!).

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Trop vite, trop tôt …

In Natation on septembre 17, 2008 par Arnaud CAEL

“Eurosport.fr” croyait bien tenir son SCOOP du jour. Que dis-je, du mois ! Manaudou – Lucas, duo de choc recomposé ? Reste que le site d’informations sportives a été un peu trop vite en besogne. Retour en 4 étapes sur ce fiasco médiatique passé finalement assez inaperçu …

Premiére étape  : L’ANNONCE Aux aurores, le site diffuse la grande news. Philippe Lucas pêche dans ses filets son ex-gros poissons, Laure Manaudou. “Selon nos informations”, (comme disait le site), le duo magique de la natation s’est reformé. Manaudou a pris sa décision : elle reprend Lucas. Bizzarerie notable : les autres sites de sports restent muets.

Seconde étape : SEUL AU MONDE Et ils ont bien raison de ne pas céder à l’excitation de cette annonce. Pas une brèves durant des heures … rien. L’Equipe.fr, Sport24.com, Sports.fr … Eurosport.fr est seul sur le coup. Ca sent déjà l’arnaque.

Troisième étape : LA MISE AU PLACARD Et les premières déclarations tombent. Lucas réfute l’information, Manaudou également (ceci malgré l’interprétaion très optimiste de ses dires par Eurosport.fr, qui titrait “Manaudou ne dément pas”). Résultat ? Une lente mise au placard de ce faux scoop. De la Une, l’article passe au second plan et disparaît progressivement dans les profondeurs du site. Le titre est changé : après le temps de l’affirmation, voici celui de la nuance “Manaudou-Lucas : ça se précise”.

Quatrième étape : “C’EST PAS MOI !” Evidemment, Eurosport.fr ne se vante pas d’avoir menti publiquement. Pas d’excuses publiées. La rédaction attend certainement l’oubli général. Et le journaliste à l’initiative de cette duperie a certainement reçu à l’instar de Scapin dans ses célèbres fourberies, quelques coups de bâtons.

Cet épisode nous a permis de vérifier que nous vivons dans une société informative où le live est Roi. La recherche du scoop instantané a largement pris le pas sur la sureté de la chose annoncée. Un défaut de plus en plus fréquent … mais compréhensible en admettant que ce fait est une réponse à la demande de plus en plus forte du public de ce genre d’informations croustillantes.

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Le Maître avait vu tout juste

In WRC - F1 - Moto on septembre 14, 2008 par Arnaud CAEL

Non satisfait d’être considéré comme le plus grand pilote de tous les temps, Michael Schumacher s’était essayé à la voyance. Au pronostic tout du moins (pour rester dans le concret). Il avait vu en Sebastian Vettel, une sorte de réincarnation juvénile de son talent.

Et Schumi reste Schumi. Un gagnant. Vettel explose logiquement au grand jour. Le jeune “Toro Rossien” de 21 ans et 74 jours entre déjà comme son mentor dans le domaine du légendaire, du mythe. En étincelant à plus de 300 à l’heure sur les lignes droites ultras rapides de Monza, il enferme définitivement Fernando Alonso aux oubliettes en lui chipant un de ses derniers records. Celui du pilote le plus jeune de l’Histoire a remporter un GP. Le moteur Ferrari fait des miracles chez Toro Rosso cette saison. L’écurie de Berger est la grande révélation 2008. Car il est plus que probable, qu’après l’instant Vettel, viendra l’heure de Bourdais…

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Attention aux boss(es) !

In Cyclisme on septembre 9, 2008 par Arnaud CAEL

Quel intérêt Lance Armstrong a t-il vraiment de  faire tourner à nouveau ses pédales automatiques dans le monde Pro ? “Celui de gagner un 8e Tour de France”, estime l’intéressé. Raison valable, mais pas complètement convaincante car les risques sont nombreux pour lui.

Premier risque : Jamais “pincé” par la patrouille dopage, Armstrong longuement soupçonné, s’expose à de nouveaux contrôles plus perfectionnés. Quand bien même, un 8e Tour remporté soulèverait de nouveau la plus grande suspicion à son égard.

Second risque : Le Texan a fermé une première fois la porte “cyclisme” au sommet de sa gloire. Sur un 7e maillot jaune de suite. A presque 37 ans, la jeunesse incarnée par Contador, les frères Schleck, voire Valverde pourrait s’avérer insurmontable. En cas de revers, son image pourrait prendre sérieusement du plomb dans l’aile.

Troisième risque : Lance Armstrong et le public. Cela fait deux. Les Français ne se réjouiront pas de son retour, bien content d’avoir aujourd’hui réussi à l’oublier. Une hypothétique 8e victoire ne le remonterait certainement pas dans l’estime de la masse populaire. Gare aux tomates !

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Il est allé le chercher !

In Tennis on septembre 9, 2008 par Arnaud CAEL

Federer est à terre. Ivre de joie cette fois. Il a vaincu le chiffre 13. Un pas de plus vers le plus mythique des records. Avec ce 5e US Open à la suite, sa saison est donc totalement sauvée !

Erreur médiatique. - Cela s’appelle clouer le bec à des vautours plus hypocrites que méchants. Une grosse piqure de rappel à une sphère médiatique qui avait choisi la facilité plus que l’objectivité. Federer perd, Federer est donc foutu. Ce n’était donc pas aussi simple que cela.

On attendait le “vrai” Roger en finale de l’US Open. Il n’y a pas eu de déçus. 6-2 7-5 6-2. Un set pour montrer qui est le chef du court Arthur Ashe, un autre à couteau tirés remporté sur la défensive et une routine pour conclure. Le tout en moins de 2 heures.

Alors oui, Federer s’inscrit un peu plus dans la légende. Il devient le plus grand joueur de tous les temps de ce tournoi. Mais déblatérer sur Roger et la légende est un exercice bien trop long pour moi aujourd’hui …

La presse devra faire un sérieux mea culpa et se souvenir qu’un véritable “King” ne s’éteint jamais et on peut légitimement imaginer que cette fin de saison devrait être placée sous le sceau “Federer”, Nadal semblant à bout (enfin!).

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La montagne engloutie

In Tennis on septembre 7, 2008 par Arnaud CAEL

Une grande ligne de la saison. Lorsque les 12 coups de minuit ont retenti en France, Andy Murray est devenu écrivain. L’auteur d’un conte de guerrier. L’Ecossais s’est battu comme un brave. Repoussant les cornes trop policées d’un taureau en perdition. Sur ses 58 derniers matchs, Rafael Nadal aura donc perdu … 4 fois. L’US Open ne portera pas son nom cette saison encore.

Trois heures trente de lutte. De patience. Andy a surmonté le ravin où nombre de tennismen de son espèce ont flanché. 6-2 7-6. La messe était presque dictée irréversiblement par le futur 4e joueur mondial. Mais Nadal a ses habitudes. Celles de refaire surface dans la difficulté. 4-6. Il s’accroche, break dans la 4e manche. Et tout va basculer face au cran indéfectible de l’adversité.

Bouilloire. Murray reste calme. Profondément concentré sur son jeu. Attaques, points conclus à l’unique talent de l’improvisation. La tendance s’inverse de nouveau. Les droites fusent. Nadal s’écroule : le poids d’un physique devenu trop lourd à soulever. Il perd sa mise en jeu, là même où il n’aurait jamais échoué auparavant (5-4).

Face à Goliath. Murray est la nouvelle bombe du circuit. Une sorte de Djokovic a léger retardement. Pour sa 1ère finale de grand chelem, le British est déjà en mesure de pouvoir prétendre à l’emporter. Cela dépendra d’un critère principl. Celui de savoir quel Federer se présentera face à lui. Si le Maître est définitivement de retour, alors Murray se contentera d’une première finale. Déjà pas si mal …