Contador ? Un danseur né. Largement debout sur les pédales lors d’une ascension, sur la pointe des pieds, déhanché, le grimpeur d’Astana n’a pas faibli sur la Vuelta. Il est jeune. Il a tout gagné ou presque.
C’était écrit. Aussi prévisible que l’élection de Sarkozy en 2007. Alberto Contador a dégainé. Plus de munitions en ceinture, mais un troisième Grand Tour remporté. La logique a donc été pleinement respectée. Après la France et l’Italie, Contador se devait de faire la loi chez lui. Pas de place au spectacle, juste à une gestion et maîtrise exceptionnelle.
Le grimpeur virevoltant a archi-dominé cette boucle hispanique. Jamais ses adversaires n’ont pu contester sa suprématie et à défaut celle de sa formation. Deux attaques finales lui ont permis de glaner “l’oro”. Dont celle au sommet du mythique Angliru. Mais une question s’impose de manière naturelle : Leipheimer (2e à 1 minute) aurait-il pu remporter la Vuelta au sein d’une autre formation qu’Astana ?
Évidemment, nous ne connaîtrons jamais la réponse. Reste que l’Américain a fait jeu égal, même mieux que son illustre coéquipier sur ce Tour sans prendre en considération les bonifications. Mais ceci appartient à la pure anecdote car l’histoire retiendra que l’Espagnol est parvenu à remporter “haut la main” les trois Tours mythiques (France, Italie, Espagne dans l’ordre) en deux années. Et dire que les puristes cherchent encore à cette heure un véritable champion à la succession de Armstrong …
Contador a tout pour séduire. Le courage, la gestion, le talent, la jeunesse, la belle gueule … Tout ! Sauf cette implication présumée dans la fameuse affaire Puerto à laquelle peu de sportifs espagnols ont échappé (même Nadal y est passé, plus discrétement certes). Mais à preuve du contraire Contador est bien le King indiscutable du monde cycliste à cette heure, le successeur rêvé d’un Miguel Indurain en version améliorée pour la nation espagnole. Et l’excuse de la non adversité actuelle n’est justement pas d’actualité. Contador devance Leipheimer, alors qu’il y a à peine 5 ans Heras (premier choc) devançait Isidro Nozal (ça vous la coupe!).



Beau gosse peut-être mais il porte moins bien l’écarte-narine que moi.
Au fait, combien de contrôles positifs sur cette Vuelta ? Le peloton est devenu propre ! ouahou
Oui le peloton est propre, je m’en suis occupé personnellement !!!!