Archives pour novembre 2008

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A l’heure du net

In Général on novembre 27, 2008 par Arnaud CAEL

Dans quatre jours tous mouillés, retrouvez sur Analysport mon expérience au sein de “lequipe.fr”. Plongé durant 2 mois au sein des bureaux du leader de l’info sportive du net, vous pouvrez vous aussi dès lundi soir vivre mes ressentis, mes humeurs, mes rencontres chaque semaine via ce blog. Tous les lundis, un billet.

C’est parti pour un stage d’immersion de 2 mois. Une belle aventure parisienne. Deux mois décisifs dans mon apprentissage. Une phase finale en quelques sortes. Restez fidèles.

A bientôt. Arnaud.


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Toros toujours plus locos

In Tennis on novembre 23, 2008 par Arnaud CAEL

L’année ibérique se termine sur une note délectable. Après avoir écrasé 2008 sur le plan sportif “os toros” n’ont pas flanché au moment de parachever leur moisson démentielle. Après l’Euro, le trône de Rafa ou encore le sacre Olympique de Sanchez, le Tour de Carlos et j’en passe, c’est la Coupe Davis qui ravit l’Espagne.

SOCCER-EURO/SPAIN

Donnée perdante avant l’heure sans son caballero préféré, la nation outre pyrénéenne a donné une leçon de froid réalisme aux show mans argentins. Abandonnée par les douleurs post saisons de sa nouvelle perle Del Potro, mais jamais par son public, la nation argentine s’est laisser couler par deux hommes de l’ombre.

Lopez, plus que jamais spécialiste de la surface rapide et l’anecdotique Fernando Verdasco (ex-top 10 mondial) sont désormais promus au rang de héros de seconde zone. Nadal, bien qu’absent, reste bien plus présent dans les coeurs nationaux. Quatre ans après sa folle épopée emmenée par Moya et le tout jeune Rafa, l’Espagne a appris à prendre des coups … et elle s’en relève toujours. Même avec une infirmerie bien remplie.

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Samba contre siesta

In Football on novembre 20, 2008 par Arnaud CAEL

Les plus vaillants et malins d’entre nous ont eu la bonne idée de laisser l’équipe de France a sa souffrance actuelle pour s’octroyer une belle samba aux alentours de trois heures du matin. Car pour la sensation de chair de poule lors d’un vrai match amical aujourd’hui il est préférable d’être insomniaque … ou à défaut très largement motivé.

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Steve Savidan et ses retournées acrobatiques de l’impossible nous en excusera volontiers, il n’a pas suffit à relancer l’émoi national autour des Bleus. Il y a tout de même du mieux ! (Si l’on en croit Raymond …)

Le vrai football à la Brésilienne, à la sauce Portos se jouait au beau milieu de la nuit. Sur ces 90 minutes nuptiales, les Fabiano et autres Sabrosa ont eu l’idée de jouer sur l’offensif, d’oublier un temps le verrou et de scorer à tout va. Au final le Brésil aplatit le Portugal 6 à 2. Espérons que les Bleus ont eu l’idée de quitter un temps leur confortable matelas d’hôtel pour s’inspirer de la version samba car pour l’instant c’est toujours la sieste.

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Au top niveau

In Tennis on novembre 16, 2008 par Arnaud CAEL

On remballe le matos. On met la compétition dans un coin du garage. Un temps. La balle jaune se range dans la file d’attente l’espace de deux mois. Elle a tant donné cette saison … C’est sur un sourire de Djokovic que le chapître 2008 s’est ouvert et c’est sur ce même sourire qu’il se referme impeccablement.

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Jamais le circuit ATP n’a connu une telle densité. Aujourd’hui, le temps des Hewitt, Kuerten, Ferrero, Roddick ou Federer seuls au monde est révolu. La jeunesse flamboyante, dents aiguisées, est montée au créneau. Et croque tout sur son passage.

C’était certes l’année Nadal, mais ce fut aussi l’année Djokovic, Federer, Murray, Tsonga … Voici sans trop s’exposer au risque le futur top 5. Celui de 2009. Ceux-ci sont capables de battre n’importe qui, n’importe quand, n’importe où. Cinq joueurs géniaux. Au tennis propre (Federer, Djokovic), délirant (Tsonga), déstabilisant (Nadal) et détonnant (Murray). Difficile d’établir une comparaison avec les anciens (Borg, Mac Enroe …) mais cette génération là est en tous les cas exceptionnelle. Poursuivie avec une envie déterminée par quelques jeunes loups non moins talentueux : Simon, Del Potro … Oh oui, ces deux mois vont être longs …

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Rêves et (plus terne) réalité

In Football on novembre 12, 2008 par Arnaud CAEL

Yvon Pouliquen le reconnait sans détour : Lyon a fait un petit match face à Metz. Comme pour se débarrasser d’une coupe encombrante. Rapidement et sans dégâts. Les Gones s’en remettront vite et offrent à Metz un peu de folie dans un quotidien très sombre.

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Oublié, relégué, humilié, le FC Metz fait enfin parler de lui dans le bon sens. Et c’est cela que l’on retiendra de cet exploit à Gerland ! Un peu de gloire … méritée (admettons que chaque club a le droit à quelques instants de magie) ! Contents de recevoir ce cadeau (car c’est un match donné, n’ayons pas peur des mots), les Grenats se prennent à rêver du Stade de France. Se prennent à rêver d’une joute devant 80 000 spectateurs. Piqure de rappel. Les joueurs de Pouliquen – lequel n’ose même pas s’afficher avec un survêtement du club en conférence de presse – restent sur une scandaleuse défaite à Clermont le week-end dernier. Incapables d’intégrer sur long terme le trio de tête …

La CDL ça donne des ailes. Nancy le confirmera en tant que vainqueur. Mais le FCM n’est pour l’heure, qu’au stade des quarts de finale face à Vannes. C’est certain : ça fait moins rêver …

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55, cinquante-cinq, fifty five …

In Basket on novembre 6, 2008 par Arnaud CAEL

Il y a certains hommages incontournables. Cette nuit, Tony Parker a frappé fort, il faut bien l’avouer. A la tête d’une équipe des Spurs navrante, TP a pris ses responsabilités. Heureusement pour les “blacks” de San Antonio. 55 points, 10 passes, 7 rebonds … Une performance à la limite du croyable.

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Au delà d’un personnage détestable à ses heures, Parker a montré qu’il était bien un meneur. De troupe. Devenu maître à jouer d’un Tim Duncan vieillissant mais toujours présent (30 points hier). Cependant, pour San Antonio ce succès au terme de 2 prolongations (129-125) démontre une nouvelle fois que cette équipe (sans Ginobili) devra cravacher pour arracher les play-offs. Car Parker est humain. Il devrait le redevenir très vite. 55 points, ça n’arrivera pas tous les jours …

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Il était une fois Patrick Montel …

In Non classé on novembre 3, 2008 par Arnaud CAEL

Chaque lundi, retrouvez les récits de notre consultant, Patrick Montel, journaliste à France Télévisions, dans “Il était une fois Patrick Montel …”

Luttes finales

Les Guenot ne savaient plus à quels saints se vouer. Plus de deux mois après leur coup d’éclat, l’extase olympique perdurait, au risque de bousculer leurs repères, de mettre en péril leurs plus solides fondations, bâties patiemment dans l’ombre des terroirs. Passait encore pour Steve le cadet, orpailleur en chef à Pékin, qui s’abritait comme toujours derrière la carrure rassurante de son grand frère. Mais Christophe, l’aîné monté en première ligne, faisait front courageusement. Il était la cible des sollicitations les plus diverses, les plus farfelues de la France futile. Plus une rencontre sportive, plus une soirée de gala, plus une émission tendance, sans que l’on y conviât les deux frangins, que l’on se fasse tirer le portrait en si gaillarde compagnie. Deux bonnes bouilles bien de chez nous, deux petits gars dont la réussite brutale faisaient rêver tous les parents déboussolés des cités. La lutte à l’honneur exhalait des réminiscences enfouies au plus profond de notre imaginaire campagnard. De la sueur érigée en valeur étalon en ces périodes troublées. Oreilles rouges grignotées par les intempéries et les travaux de labours. Torses puissants et mollets saillants, solidement plantés dans la terre de l’enfance, celle que l’on ne trahissait jamais, même après le trépas. Les Guenot offraient à la « peoplitude » frivole, un dérivatif subtil, une récréation sépia. Christophe, un bras en écharpe, regrettait presque le temps béni de l’insouciance, lorsque flanqué de Steve, il débarquait à Paris dans l’anonymat des gares, pour chercher fortune. Fraîchement opéré, le médaillé de bronze, en avait soupé de toutes ces agapes factices. En attendant de s’étourdir sur les tapis à l’entraînement, il renouait avec la vraie vie, retrouvait son boulot à la RATP. Sur son visage lisse et triste, on pouvait encore lire les stigmates du blues post olympique, du rêve qui s’estompait. Il jurait qu’il ne regretterait rien le jour où les médias se lasseraient de son sourire trop franc, de son costume mal coupé. A l’entendre ses parents lui avaient légué le bon sens, cette assurance tous risques qui le mettait à l’abri des profiteurs et des escrocs. La France “bling bling” et boulimique consumait ses champions sans jamais s’interroger sur leur devenir.

Jo Wilfried Tsonga planait sur Bercy et Obama était donné favori pour les présidentielles américaines. Dans la foulée, 80 % des français n’excluaient pas de porter à la présidence de la république le jour venu un candidat noir. Ils n’étaient plus que 70% pour adouber un asiatique et 58% seulement un candidat originaire du maghreb. D’oser seulement poser la question, d’établir ces distinguos procédait d’un racisme larvé, insupportable et ordinaire. Que devenait Wenceslas Dabaya, notre haltérophile à la peau d’ébène médaillé d’argent à Pékin ? Qui se préoccupait de l’avenir de l’ancien sans papiers fuyant la misère au Cameroun ? L’exploit sportif par nature éphémère portait en lui ses propres limites. On acclamait les champions pourvus qu’ils sachent, les néons refroidis, rester à leur place. Zizou ballon d’or d’accord, hommes d’affaires avisé pourquoi pas ? Mais un jour président ! Balivernes !

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Le plus triste des hymnes brésiliens

In Non classé on novembre 2, 2008 par Arnaud CAEL

Felipe, le visage fermé, regard baissé ne peut empêcher ses larmes de couler. En grandissime champion, il écoute le plus triste hymne brésilien de l’histoire du sport. Celui qui pour quelques secondes aurait pu le couronner. Felipe a fait le boulot, Vettel l’a bien aidé en passant Hamilton dans l’avant dernier tour … mais il y avait un judas. Timo Glock. Pourtant le jeune allemand possédait 10 secondes d’avance à 3 minutes de l’arrivée sur Lewis Hamilton. Dans le dernier virage d’une longue saison riche en émotions, il craque … Hamilton passe alors que le stand Ferrari est déjà en ébullition. Quinze secondes de fête intense … avant le noir. A l’instant même où la pluie commençait à s’abattre derrière ma vitre, à 20 heures à Nice, Felipe Massa écoutait son hymne national. Le titre venait de lui échapper. Pour un virage, Ayrton Senna n’a toujours pas de successeur …

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Justice est presque faite !

In Tennis on novembre 1, 2008 par Arnaud CAEL

Poings crispés, bras au ciel, Jo-Wilfried Tsonga ferme les yeux, les dents serrées et ne fait plus qu’un avec le palais des sports de Bercy. Poussé comme jamais, le Français s’est une nouvelle fois montré héroïque –après Roddick la veille- pour se débarrasser sans le moindre problème de l’Américain James Blake (6-4 6-3).


Tsonga se laisse aller. Il est chez lui et il compte bien le montrer. Celui que l’on surnomme « Mohammed Ali » franchit les balustrades et s’empare, tout fier, d’un tee-shirt « Merci Bercy ! ». Le public français à définitivement trouvé son nouveau chouchou. Fantasque et talentueux à outrance.

Le Manceau avait prévenu avant la rencontre : « C’est une surface que j’apprécie, dans un endroit et avec un public que j’adore. Il y a tous les ingrédients qui sont mis à ma disposition pour faire un bon repas. » Il a donc tenu parole. Dès l’entame de match, index levé, il n’hésite pas à haranguer la foule. Il n’en faut pas plus pour mettre 15 000 fans acquis à sa cause en ébullition. Il réalise le break rapidement sur un jeu blanc à 1 partout dans la 1ère manche. Blake ne le reverra plus (6-4). Le rythme s’emballe davantage encore dans le second set. La mine de l’Américain est déconfite. Rien à faire devant autant de panache et de détermination. Il laisse filer le match, là où il aurait dû hausser le ton (4-3, puis 6-3). Une heure et des poussières de jeu au total qui propulsent Tsonga au paradis. Deux semaines après Gilles Simon à Madrid, un Français rejoint donc la finale d’un tournoi Masters Series. La fête est complète puisque Jo et Gilles seront dans le Top 10 mondial à la parution du classement demain. Une première depuis Leconte et Noah.

En finale aujourd’hui, ce sera une autre histoire. Car, réglé comme une machine de guerre, David Nalbandian avance sans fioritures vers le doublé à Bercy. L’Argentin a confirmé hier après-midi face au Russe Davydenko en trois sets décousus (6-1 5-7 6-4), que -une fois véritablement affuté- il est en mesure de dominer n’importe qui. Avec la manière et une qualité de jeu de plus en plus surprenante, qui plus est.

Mais voilà, le Nalbandian de Paris est à des années lumières du Nalbandian d’une saison entière. Bidoche régulièrement en évidence, concentration et motivation qui laissent la plupart du temps à désirer, David Nalbandian semble déjà – à 27 ans – être passé à côté d’une carrière exceptionnelle. L’Argentin s’est donc fait une habitude de terminer les saisons en trombe. L’an passé il remporte coup sur coup les tournois de Madrid et Paris écartant par deux fois Roger Federer et Rafael Nadal. Aujourd’hui, Nalbandian est favori à sa propre succession. Sans l’ombre d’un doute. Le héros local Tsonga même déterminé comme jamais devra réaliser son plus bel exploit de la semaine s’il envisage d’emprunter le même chemin étoilé que Sébastien Grosjean, dernier vainqueur français à Bercy en 2001. Avec en bonus, en cas de victoire, une place au Masters de Shangai. Une belle façon de rendre hommage à son ami Simon, resté à quai sur le fil …