“Je veux être numéro 1 mondial”. Cette phrase est largement sortie de la bouche des “enfants” du tennis. Et elle revient souvent aux oreilles des cadors, lorsqu’un novice aux dents longues passe de l’adolescence à la maturité. Novak Djokovic fait parti de ceux qui n’ont pas eu le moindre tremblement à la prononcer. C’était à Metz en 2006. Le Serbe était n°13 mondial. Les temps ont quelque peu changé aujourd’hui, “Djoke” est l’homme fort de 3e rang du circuit. Mais ce fauteuil de patron, longtemps espéré et même prédit par nombre de spécialistes, semble s’éloigner presque définitivement. Pour trois raisons principales. Ses problèmes ? Nadal, Federer et Murray, sa non-capacité à concrétiser ses occasions directes et un manque de mordant net.
Premier problème : Un trio plus magique que lui : Son retard sur les deux maîtres du circuit s’est considérablement amenuisé ces deux dernières années. Mais Rafa et Rodger tiennent à leurs positions. Pas question de lâcher prise. Le Serbe ne peut que se contenter d’une place de 3 qu’il aimerait troquer contre un habit plus confortable. Mais il risque bien d’enfiler prochainement les apparats du costume déchiré de n°4. Murray sonne la charge de derrière, un peu à sa manière en 2006, et l’arrivée du Britannique sur le podium ne semble plus être qu’une question de temps.
Deuxième problème : Rendez-vous capitaux manqués : Novak a eu deux occasions en or pour s’emparer de la 2e place. Deux occasions manquées. La première en 2008 face à Rafael Nadal. Il échoue à Hambourg face à son adversaire direct en demi-finales. Pas tellement de regrets cependant, Rafa est intouchable sur terre battue. La seconde, pas plus tard que début janvier, où il pouvait à Sydney, faire reculer Federer d’un rang encore s’il dominait le modeste Nieminen. Une raquette en bois et deux sets plus tard, le Serbe manquait cette occasion.
Troisième problème : Un mental faible : A vue extérieure, le mental de Djokovic consititue une de ses principales armes. Motivé, déterminé, le Serbe ne parvient pas encore véritablement à se faire “mal”. La conséquence de cela : une série d’abandons pour des problèmes aussi divers que variés. Le dernier en date devrait le marquer encore plus que les précédents. Il baisse pavillon en quarts de finale de l’Australian Open face à Andy Roddick pour une espèce de “coup de chaleur”. Djokovic, dès qu’il souffre un tantinet soit peu, multiplie ses “chances” d’abandon. Et avec ce système, la place de n°1 mondial lui rit encore au nez et échappera encore longtemps à son coup de raquette explosif.