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Archive pour janvier 2009

la dynastie «W»

TENNIS-OPEN/La Reine a recouvré ses pleins pouvoirs. Après son flamboyant Us Open, Serena Williams est allée décrocher son 10e Grand Chelem. Un bonheur simple et une pleine assurance.

«J’ai le sentiment que je devais le gagner». Quand Serena veut, Serena a. En moins d’une heure, elle a réexpédié la pauvre Safina a ses rêves utopiques de n°1 mondiale et décroché son 10e Grand Chelem. Et gare à ceux qui auraient osé affirmer que le règne des Williams était sérieusement éméché après 2004 : «Comme je l’ai toujours dit, j’estime toujours être la meilleure, que je sois première ou centième mondiale.» Ca c’est dit !

Alors pourquoi pas espérer un Grand Chelem de la part de la cadette des Wiliams ? Celui-là même qu’elle avait réalisé en version miniature (sur deux années) en 2002-03. Quoiqu’il en soit, rien ne semble de nouveau plus échapper aux griffes de la famille (depuis Roland Garros 2008, les Williams ont gagné les 3 GC) et l’année 2009 devrait être scellée du sceau “W”.

Catégories:Tennis

Pourquoi Djokovic ne sera pas n°1 mondial

janvier 27, 2009 arnaudcael 1 commentaire

494441-3904546-317-238“Je veux être numéro 1 mondial”. Cette phrase est largement sortie de la bouche des “enfants” du tennis. Et elle revient souvent aux oreilles des cadors, lorsqu’un novice aux dents longues passe de l’adolescence à la maturité. Novak Djokovic fait parti de ceux qui n’ont pas eu le moindre tremblement à la prononcer. C’était à Metz en 2006. Le Serbe était n°13 mondial. Les temps ont quelque peu changé aujourd’hui, “Djoke” est l’homme fort de 3e rang du circuit. Mais ce fauteuil de patron, longtemps espéré et même prédit par nombre de spécialistes, semble s’éloigner presque définitivement. Pour trois raisons principales. Ses problèmes ? Nadal, Federer et Murray, sa non-capacité à concrétiser ses occasions directes et un manque de mordant net.
Premier problème : Un trio plus magique que lui : Son retard sur les deux maîtres du circuit s’est considérablement amenuisé ces deux dernières années. Mais Rafa et Rodger tiennent à leurs positions. Pas question de lâcher prise. Le Serbe ne peut que se contenter d’une place de 3 qu’il aimerait troquer contre un habit plus confortable. Mais il risque bien d’enfiler prochainement les apparats du costume déchiré de n°4. Murray sonne la charge de derrière, un peu à sa manière en 2006, et l’arrivée du Britannique sur le podium ne semble plus être qu’une question de temps.
Deuxième problème : Rendez-vous capitaux manqués : Novak a eu deux occasions en or pour s’emparer de la 2e place. Deux occasions manquées. La première en 2008 face à Rafael Nadal. Il échoue à Hambourg face à son adversaire direct en demi-finales. Pas tellement de regrets cependant, Rafa est intouchable sur terre battue. La seconde, pas plus tard que début janvier, où il pouvait à Sydney, faire reculer Federer d’un rang encore s’il dominait le modeste Nieminen. Une raquette en bois et deux sets plus tard, le Serbe manquait cette occasion.
Troisième problème : Un mental faible : A vue extérieure, le mental de Djokovic consititue une de ses principales armes. Motivé, déterminé, le Serbe ne parvient pas encore véritablement à se faire “mal”. La conséquence de cela : une série d’abandons pour des problèmes aussi divers que variés. Le dernier en date devrait le marquer encore plus que les précédents. Il baisse pavillon en quarts de finale de l’Australian Open face à Andy Roddick pour une espèce de “coup de chaleur”. Djokovic, dès qu’il souffre un tantinet soit peu, multiplie ses “chances” d’abandon. Et avec ce système, la place de n°1 mondial lui rit encore au nez et échappera encore longtemps à son coup de raquette explosif.

Catégories:Tennis

Le message est bien passé

p903983d782179g_apx_470__w_ouestfrance_1Deux grands sourires. Deux potes. Une seule et même joie. Avec un doublé historique à Kitzbühel, les skieurs français nous ont gâté ce week-end et il est bien normal de leur tirer un vrai coup de chapeau. Ces deux-là en ont bavé. Ces deux-là se sont battus comme des chiens, avec la réussite ou pas. Mais aujourd’hui définitivement, Jean-Baptiste Grange et Julien Lizeroux ont réussi leur exploit. Celui de rendre au ski tricolore ses lettres de noblesses, rouillées par le temps, effacées depuis que Luc Alphand n’a pas posé ses le bout de ses spatules dans un portillon de départ. On peut bien parler, il est vrai, des coups d’éclats des Montillet, Dénériaz ou autres Crétier. Mais ce n’étaient que des coups d’éclats. Des brefs passages, des holds-up sans lendemain. Avec Grange et Lizeroux c’est l’hégémonie bleu-blanc-rouge sur une discipline, qui renaît de ses cendres. Si Grange et son bonnet de Valloire, a inscrit son nom sur la porte d’une télécabine de Kitzbühel* avant Lizeroux, ce dernier bénéficie de circonstances plus qu’atténuantes. “Juju” a perdu son frangin sur une piste à Wengen. C’était il y a tout juste un an. Mais au lieu de baisser les bras, de mettre le sport entre parenthèses, celui contre qui le sort s’est rudement acharné (places d’honneurs sans podiums, sorties de pistes en seconde manche …) a bien montré ce dimanche que le destin se maîtrisait. A force de vouloir, on peut. Le message de nos skieurs est bien passé. A bon entendeur.

Catégories:Sports d'hiver

L’Amérique tue … le sport

janvier 20, 2009 arnaudcael 6 commentaires

1432741281_small“La NBA c’est bien mieux que la vieille Pro A”. Gare au prochain qui osera sortir cette simple phrase en ma présence. Car moi, le sport américain m’emmerde. La NBA, la NFL, la NHL et d’autres encore … tous dans le même sac. Ca pue encore plus le fric qu’en Europe, ça provoque l’ennui au possible et c’est encore un procédé qui placerait le sport US en référence absolue sans raison particulière. Un aveuglement pur et simple comme dans bien d’autres domaines socio-économiques.
Première remarque à messieurs les Français, dont les yeux ne scintillent uniquement que pour le dit “show” NBA. Au lieu d’idolâtrer la balle orange  à des milles du vieux continent, soutenez plutôt le véritable basket “à l’ancienne” de vôtre propre pays. Un sport qui peine à exister médiatiquement, à échelle populaire, dans l’hexagone mais qui ne demande pourtant que cela. Au contraire, les pseudos fans de basket se tournent vers l’Ouest et l’au-delà sans même prendre le temps de jeter un oeil sur leur championnat national. Pourtant en France aussi, il y en a des dunks, en France aussi il y a du suspense et de la densité, en France aussi on joue par postulat au même sport. Mais le fric fait mal les choses. Les paillettes qu’il engendre font naître des omnubilés par milliers qui préférent parfois le rêve “sportif” américain à la réalité d’ici.
Je ne m’aventurerais pas davantage sur la NHL, qui présente les mêmes caractéristiques hypnotisantes que son homologue NBA. Je trouve aussi et enfin dommage que la NFL (sport cette fois entièrement conçu de mains américaines) soit diffusée sur des chaînes publiques au détriment d’autres sports de seconde zone. Le cyclo-cross n’est pas prêt d’essuyer ses larmes, ni le basket français d’ailleurs. Même en sport le désir d’Amérique existe. Et au lieu de cohabiter, il en vient à prédominer sur le sport national bleu-blanc-rouge. Et tout cela, c’est vraiment co … euh .. c’est bien dommage.

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le positivisme emmerdant

janvier 15, 2009 arnaudcael 3 commentaires

rogerfedererLes sportifs et leur damné positivisme. Exemple tout frais : Jean-Luc Monschau, au soir de la défaite de son équipe le Sluc Nancy Basket en Euroleague devant Sienne (79-103) : “Il faut positiver en pensant que l’on a eu des occasions pour se qualifier”. Phrase à la limite du ridicule. Positiver, donc se contenter, d’une qualification qui est passée en un éclair sous vôtre nez ? Et les vertus du sport, c’est donc ça ? Se contenter d’un non-match et se “foutre encore de la gueule” de 6000 personnes – ayant achetées  un billet 8 euros voire davantage – par une prestation pitoyable ? Si dans ce cas le positivisme s’exprime sous forme d’une réflexion totalement déplacée, il peut aussi résulter d’une confiance en soi inaltérable. C’est le cas d’un certain Roger Federer. On a pu le vérifier en 2008, lors de sa saison -dite- la moins réussie. A la suite d’une défaite contre Mardy Fish ou encore Radek Stepanek, Roger fut le prêcheur de la maxime suivante : “Je suis confiant pour la suite”. Sans véritable coach (Higueras ayant joué le rôle de Casper le fantôme), Federer s’est obstiné à poursuivre dans la voie qui l’amené au top niveau mondial. Sans jamais tenter de prendre en compte la donnée essentielle que ses adversaires progressaient et le jouaient différemment. On peut appeler cela du positivisme aveugle, têtu … tout ce que vous voulez. Tout cela pour dire, que dans le sport, la confiance en soi est décisive, mais une remise en question n’est jamais de trop. Bref, le sport c’est … la vie tout simplement.

Catégories:Général

Pour Andy tout est permis en Australie

4407309Il ne paie pas de mine avec son short blanc, son maillot grisâtre triste comme un hiver nancéien, sa vulgaire tâche de naissance sur le mollet droit, ses cheveux bouclés en pagaille, sa grande carcasse et son air béat qui nous évoque le nain Simplet. Il ne paie pas de mine. Mais qu’est ce qu’il est bon ce Murray ! Le «survivor des Highlands» n’en est pas à son premier fait d’arme. A l’aube de l’Open d’Australie, il a déjà réussi un exploit : celui de revêtir à lui seul, le costume très large d’ultra-favori de la compétition. Un favori quatre étoiles et un smoking (plus classe que costume) de n°1 mondial déjà en tête …

Les favoris Analysport de l’Open d’Australie 2009

**** Andy MURRAY
*** Roger FEDERER
** Rafael NADAL, Novak DJOKOVIC, Jo-Wilfried TSONGA, Andy RODDICK
* Gaël MONFILS, David NALBANDIAN, Fernando GONZALEZ

Catégories:Tennis

Une soirée d’exception

Pour la reprise du «boulot» du côté de Paris et des bureaux de «lequipe.fr», je n’ai pas été déçu. J’ai tout simplement vécu : une soirée d’exception …

Première exception : La Monf’ : Je n’ai jamais été particulièrement fan du jeu de Gaël Monfils. De l’homme et de son comportement par ailleurs. Je dois bien l’avouer : il m’a rudement impressionné. 35 coups gagnants contre 10 pour Nadal … un mot : incroyable ! La Monf’ 2009, version Roger Rasheed a râtissé Rafa (6-4 6-4). Début de soirée apétissant !

Seconde exception : La minute de folie : 21-15. Dénué de son contexte, ce score ne veut bien évidemment rien signifier. Mais si l’on ajoute la donnée temporelle à la donnée numérique, alors les stats s’affolent. 21-15 : c’est le score de l’ultime minute de Kaunas – Nancy en Euroleague. 36 points en 60 secondes ! Que dire ? Si ce n’est énorme …

Catégories:Basket

La province avant l’Europe

Quel est le point commun entre Louis la Brocante et l’ASNL ? Ils contractent tous deux une passion pour la collection. Si notre bon vieux Louis se prend à admirer de vieilles reliques souvent inutiles, l’équipe de football de Nancy fait plutôt, elle, dans l’humanitaire footballistique. Elle aide les petits à devenir plus grands. En collectionnant justement les sorties en Coupe.  Brive-la-Gaillarde, Carquefou, Romorantin … Le palmarès devient original, presque unique. Pas envie de jouer la Coupe, Nancy ? «Nous voulons aller en demi-finale de l’UEFA», avait annoncé Jacques Rousselot. Avant de penser à conquérir l’Europe, peut-être faudrait-il se faire respecter en province …

Catégories:Général