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Marseille rêve, puis s’écrase

marseille-vue-du-ciel-id6Football par-ci, football par-là. A Marseille on ne vit sportivement que pour le Vélodrome, Zidane ou les mythiques apparats blanc-bleu ciel. Du foot, rien que du foot. Mais depuis les années 2000, la ville méditerranéenne souhaite se diversifier. Au vieux port, on commence à parler basket. Les projets ont rapidement fleuris. Sans le moindre résultat à ce jour.

Nous sommes quelque part entre la fin mai 2007 et le début du mois de juin. Et à Marseille on se prend déjà à rêver d’un classico d’un autre genre. Dans les gymnases de la ville du foot-roi, on parle vraiment basket. On parle raisonnablement basket tout du moins. ? Une petite finale du championnat à Bercy entre Paris et Marseille, ça aurait de la gueule ?, se lance David, un jeune phocéen, adepte des playgrounds du quartier de Prado, ? parce que y’en a marre de battre les Parisiens uniquement en street ?.

Enfin à Marseille, le basket, qui a eu les pieds en l’air avant même de les avoir eu à terre, pourrait donc raisonnablement exister au haut-niveau. L’idée est simple, sobre et paraît efficace. Elle émane d’un rapprochement de deux clubs phares de l’agglomération, l’Union La Ciotat-Aubagne (ULCA), qui vient d’accéder à la Nationale 2 et le SMUC (Stade marseillais université club), entité historique du sport marseillais qui évolue en Nationale 3. Objectif affiché de la nouvelle union baptisée USCA : atteindre d’ici trois ans la Nationale 1.

L’utopie d’un OM sauce barçelonaise

On est loin, très loin de l’OM Basket d’il y a quatre ans, où un rapprochement avec les partenaires du football était envisagé. On est loin de l’OM Basket d’il y a trois ans qui se voyait déjà atterrir en Pro A sans même gravir les échelons sportifs, avec ni plus ni moins qu’Alain Weisz comme coach emblématique de la ville, aux commandes d’une équipe au final restée utopiste. Vinrent aussi les bruits de couloirs sous entendant que le projet serait désireux de créer un grand club omnisports à la sauce espagnol, sur le modèle des Real et Barça. Aujourd’hui au fief de la bouillabaisse, on a appris a faire profil bas. Respect, humilité et surtout réalité. ? Il y a toujours deux raisons pour faire quelque chose : la bonne raison et la vraie raison ?, se prenait à écrire dans ses mémoires le sociologue Dale Carnegie. Cette fois, la vraie raison semble donc arrivée à bon port.
Seulement voilà, cela va faire deux ans que ce projet, à première vue réalisable, ne parvient pas à sortir la tête de l’eau. Submergé par une main invisible qui semble vouloir condamner la ville de Marseille à ne respirer que football. L’avenir d’un basket marseillais de haut niveau pourrait même être fortement concurrencé dans les prochaines années. Le rugby est en passe d’effectuer le hold-up du siècle. Un projet visant à créer un club en Fédérale 1 et à le faire monter rapidement en Top 14 est doucement en train de voir le jour. Mais à Marseille, les projets affluent. Trop rares sont les résultats et pendant ce temps, le football reste roi incontesté.

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