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A “Ray”er de la carte

In Football on mars 28, 2009 by Arnaud CAEL

stade-du-rayChaque grande ville française assume ses tares. Paris son palais des sports Pierre de Coubertin en briques rouges mal lavées, Marseille ses annuaires pages jaunes au beau milieu de la voie publique et Lyon son tunnel de la Fourvière sans âme, vulgaire trou dans la roche et constamment bouchonné. Nice a son Ray. C’est peu et déjà beaucoup à la fois. Au milieu des palmiers, à quelques pas de la grande bleue, un stade de fortune. Tenu par quelques poutres d’acier qui n’aspirent en rien la confiance. Une usine d’extérieur, un entrepôt à première vue. A l’image bling-bling, sun and glasses, que l’on se construit à première vue de la cité, son stade n’est en rien aphrodisiaque. Il est un des derniers boutons d’acné sur un visage en bonne voie de guérison. Le maillot rouge et noir exhibe une âme, un véritable esprit autour de lui, c’est indéniable. Mais la vox-populi niçoise elle-même en a plus que marre. Cela ne peut plus durer. Coincé entre la 5e et 15e place de l’élite du foot, Nice ne demande qu’à briser cette damnée membrane qui l’empêche de figurer tout en haut. Cette membrane, c’est le Ray et le Grand Stade ne sera pas livré par FedExpress. 2013, c’est loin mais c’est aussi beaucoup de points gâchés. Le Racing club de Strasbourg estime abandonner cinq à six points par saison dans la bataille en raison de la vétusté de ses infrastructures. Le gouffre est donc aussi comptable.

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