Cinquante secondes de reportage sur l’OM ont suffi à perturber mon cycle hormonal. Cinquante secondes de ridicule pour les acteurs, cinquante secondes de souffrance pour moi. Dans un bistrot du vieux port (cliché oblige), un homme, qui s’est fait quelques cheveux blancs ces dernières années parallélement aux résultats désastreux de son équipe, recouvre toutes les dispositions d’un Marseillais basique (je ne généralise pas). L’éxagération, le ton sournois et l’anticipation (souvent désastreuse) : “Je n’hésite pas à le dire, nous sommes déjà champions de France”. A Marseille, la Ligue 1 ne dure donc que 32 journées. Pas une mauvaise nouvelle en soi au vu du niveau affligeant de football développé par les 20 formations françaises. Mais restons dans le sujet. Un peu plus tard dans le reportage, un vieux pécheur, dont les propos se déchiffrent laborieusement entre ses dents manquantes, vante les qualités de la ville : “A Marseille, nous sommes les meilleurs en tout. C’est aussi simple que cela”. Après l’analyse de cette phrase riche en information, une révélation s’impose à moi. “Pourrais-je exercer un jour le métier de journaliste sportif, alors que dix secondes avant les propos de ce brave Monsieur, j’ignorais que les Marseillais étaient “les meilleurs en tout” ?”. Et contrairement à ce pêcheur (apparemment débarqué tout droit d’une île déserte sur laquelle il avait du s’échouer un certain temps), je ne connaissais pas l’équipe de rugby phocéenne qui a décroché haut la main le Bouclier de Brennus ces dernières années, ni même l’Olympique de Marseille basket-ball qui soulève depuis une décennie le pesant trophée de la LNB. Dommage pour moi. Ma formation sera donc plus longue que prévu. Et ne serait-ce que pour cela, je remercie activement les Marseillais pour leur précieuse aide.


Merci pour cette ode à Marseille. Tout cela te dépasse sans doute, c’est sûr qu’une telle ferveur autour d’un club, ça n’est pas courant. Et surtout pas autour d’un certain club au chardon ^^
Allez l’OM !!
Plaisant à lire.