Post

Un final très “four”

In Basket on mai 3, 2009 by Arnaud CAEL

panathinaikos-athenes-veut-doubler-mise-euroligueL’ailier moscovite Ramunas Siskauskas peut se prendre la tête à deux mains pendant que la cravate de Zeljko Obradovic, coach athénien comblé, effectue déjà quelques tours d’honneur sur elle même. Buzzer, 73-71, le Pana matte le champion en titre et décroche un nouveau bail de mainmise sur l’Europe du basket. Mais au delà du succès grec, la recette “final four” a fait étincelle. Plus que jamais. Le concept “week-end quatre matches cruciaux pour un trophée” a fait fortune. A tous les niveaux : salle berlinoise comble, mais aussi et surtout pour et par le spectacle proposé. Un mode de mise en avant incomparable du haut niveau européen. Sur les quatre matches proposés depuis vendredi (demi-finales + finales de classement), trois se sont soldés par trois points d’écart ou moins. Intensité, dribbles maîtrisés, jeu aphrodisiaque, systèmes exécutés à la perfection… Une vitrine de rêve pour le basket continental censé émoustiller un temps durant le show outre-atlantique, tout aussi proche de son long épilogue. Ce sprint de fin de parcours (du combattant), ces derniers mètres lactiques d’une saison européenne éxigeante disparaîtront tôt ou tard au vu des muliplies torréfactions dont le basket européeen est victime ces dernière années. Une chose est certaine cependant, le concept est à son apogée. Loin de son mirage famélique de Pro A, où la finale en formule “un match” carillonne chaque année en guise de pénitence lorsque les équipes qui ont “fait” la saison se font voler la poule aux oeufs d’or devant un public majoritairement amateur et soumis au bon vouloir d’une LNB ridicule.

Laisser un commentaire