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Les affres de l’immaturité

In Tennis on juin 4, 2009 by Arnaud CAEL

media-people-image-171990-people-sGaël Monfils aura eu le mérite de réveiller deux jours durant le chauvinisme national, gentiment endormi depuis sa demi-finale l’an passé. Rien de plus. Son physique hors du commun et son peps entraînant n’ont pas été à la hauteur du génie de Federer. C’était prévisible. Depuis le début du tournoi, Monfils avait certes rudement impressionné sur son niveau de jeu, mais face à Reynolds, Crivoi, Melzer ou un Roddick hors de lui sur terre battue, ce n’était pas encore gage de sureté. Elevé au rang d’icône, victime d’une pression nationale légitime, l’ex-Monsieur Cibulkova n’a aujourd’hui pas encore les épaules pour supporter les charges d’un potentiel vainqueur de Grand Chelem. A 22 ans, il va sérieusement falloir se dégonfler la tête, laisser de côté les écouteurs en conférence de presse, nourrir musculairement un corps encore trop fragile et se rapprocher d’une certaine régularité en match de gala. Mais à l’heure de dresser le bilan tricolore de l’édition 2009, une chose est certaine : si un Français se décidait enfin à succéder à Noah Porte d’Auteuil dans la décennie à venir, Monfils serait de loin le candidat idéal.

Une réponse vers «Les affres de l’immaturité»

  1. Dominikaaaaaaaaaa !

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