C’est l’heure pour Analysport de prendre quelques jours de vacances. Direction le Portugal pour la décompression. Rendez-vous dès le 16 août pour la suite des aventures !
Arnaud

C’est l’heure pour Analysport de prendre quelques jours de vacances. Direction le Portugal pour la décompression. Rendez-vous dès le 16 août pour la suite des aventures !
Arnaud

De ce Tour de France, on oubliera volontiers la bourde de dernière minute dont Contador fut la victime principale. La dimension émotionnelle d’un podium sur les Champs a pris du plomb dans l’aile sur l’ultime partition de cette édition : l’hymne national. Le “nouveau galactique”, formule emprunté aux médias espagnols, a vu son sourire de jeune coq se raffermir un instant. La raison est aussi burlesque qu’innatendue : les Danois ont débarqué de manière impromptue sur la cérémonie. La célèbre Marcha Real s’est subitement effacée pour un hymne du Danemark tout aussi poignant, mais moyennement apprécié par la star du jour. On le comprendra. Reste que Contador a parfaitement joué le jeu. Peut être aussi bon dans ce rôle de “pris au piège” que dans celui de patron à qui rien n’a échappé durant ces trois semaines sur selle. Très “pro” dans son comportement à la Armstrong, seul dans le monde kazakh, abandonné ou presque par ses propres équipiers, Contador a démontré, fort de sa dimension “spectacle” offerte par ses balades déhanchées sur les grimpettes, qu’il était bien LE coureur de Tour des temps modernes. A 26 ans, il a déjà tout connu. La souffrance (sa terrible chute en 2005), le miracle et aujourd’hui plus que jamais la consécration. L’hymne danois peut bien encore résonner l’an prochain en guise d’épilogue, Contador s’en délectera aussitôt. Et puis, cela fera tellement plaisir à Bjarne Riis qui pourra se rappeler à ses souvenirs “stupéfiants” de 96. Lui n’a pas marqué l’histoire du Tour, Contador si…

Quelle relation peut exister entre la naissance des jumelles Federer et l’impitoyable monde des paris sportifs ? Le secret était bien gardé, les jumelles sont nées ce matin et ce sont les bookmakers qui jubilent. Les Britanniques peuvent en effet (et c’est très sérieux) déjà parier sur une future victoire à Wimbledon des jumelles Federer, Charlene Riva et Myla Rose. La cote pour voir l’une des deux remporter le tournoi londonien est de 100 contre 1. Elle tombe à 25 contre 1 sur un tournoi du Grand Chelem, quel qu’il soit. Les parieurs peuvent aussi miser sur une victoire des soeurs associées en double (50 contre 1 pour un Grand Chelem, 200 contre 1 pour Wimbledon). Les parieurs vous transmettent leurs franches félicitations chère Mirka.

Franchement, les come-backs réussis se comptent péniblement sur le bout des doigts. Et franchement, Lance Armstrong peut facilement faire lever un pouce. Quoiqu’il advienne désormais de ce Tour, quoiqu’il puisse se tramer en coulisses, quelle que soit la nature de ses performances, Armstrong mérite “le respect profond” (dixit Jan Ullrich). Un grand champion, un professionnel comme il n’en a jamais existé, un irréductible. Pointer au troisième rang de la plus grande course au monde, rivaliser les yeux dans les yeux, les mollets dans les mollets avec les jeunots surdoués de notre époque, faire fi d’un souffle plus court et d’un organisme à la mise en route plus laborieuse… respect. Sur les pédales, Lance n’est plus cet arrogant “winner” d’il y a 7-8 ans ; dans l’effort Lance porte au devant de la caméra une science de la course inégalée ; les dents serrées, Lance prend sur lui lorsque les frères Schleck jaillissent en fusée du haut de leur vingtaine bien tassée ou lorsque Contador insiste sur son fabuleux déhanché indescriptible en haute montagne. Mais le “vieux” fonctionne encore au diesel. A 38 ans et plus de trois années sabatiques dans le bidon, l’idée d’un podium aurait pu paraître saugrenue. Et nous ne sommes plus à l’époque dite “abordable” (où la concurrence laisait à désirer) du légendaire Poulidor hollandais : Zoetemelk (6 fois deuxième et vainqueur à 34 ans.) Pourtant, le Texan, humain comme jamais garde le buste droit. Et si on le disait franchement, une bonne fois pour toutes, détracteurs et anti-LA avec une bonne foi même partielle : Lance, respect.

Analysport vous fait bénéficier de son accréditation sur le Tour pendant deux étapes. Après une série d’échos, place à un sujet mag’ sur la formation Astana. Analysport a rodé une bonne heure ce matin autour du car de la formation kazakhe avant le départ. Ambiance.

Analysport vous fait bénéficier de son accréditation sur le Tour pendant deux étapes. Un petit tour de France d’anecdotes et d’échos pour respirer coulisses du 3e événement sportif au monde.
Astana à demi-bloc : 211 km entre Tonnerre et Vittel. Pour Contador, comme pour Armstrong, l’étape a duré 211,05 m. La ligne à peine franchie toute l’équipe Astana s’est repliée en “off” et s’est amusée à disparaître dans les profondeurs de la logistique. Pendant que le reste du peloton jouait le jeu des journalistes et autres fans, les cyclistes d’Astana ouvraient déjà le robinet de leurs douches. Une bloc de glace dans une étape accablée par la chaleur.
Fignon à la file indienne : Même pour Laurent Fignon, les bouchons restent les bouchons. Dans un véhicule discret, le double vainqueur du Tour est resté bloqué entre deux camions après l’étape … Et les heures sup’ ne sont pas payées.
Daniel Mangeas retourne sa veste : A 15h15, Daniel Mangeas, le célèbre speaker du Tour annonce clairement que le peloton va manger ‘tout cru” les sept échappées. Mais Daniel Mangeas n’est peut être plus le fringant pronostiqueur d’antan. Quarante minutes après, la bible du Tour se rétracte : “Les sept iront au bout, vous pouvez en être certains”. Merci Daniel.
Roselyne version sport : Lorsque Gérard Holtz interviewe la ministre de la santé et des sports Roselyne Bachelot, le téléspectateur est loin de se douter que Mme la Ministre est affublée d’une paire de basket de fortune, style “Atemi”. Avec la veste et le jogging de l’équipe de France olympique, Roselyne s’est dévoilée publiquement à la pointe du sport moderne.
Lorsque la sonnerie du portable d’Analysport interrompt la conférence de presse du vainqueur de l’étape Nikki Sorensen, sous le regard accusateur de quelques journalistes danois, Analysport comprend qu’il est temps d’aller travailler en salle de presse. Il est 18h45. Les barrières, les podiums sont démontés. Le Tour est déjà ailleurs. Demain, suite et fin de “Mon journal du Tour” avec les anecdotes du village VIP départ à Vittel.

Comment résister au charme et au sourire dévastateur de la Luxembourgeoise Mandy Minella ? La réponse appartient aujourd’hui au domaine de l’énigme. Son compagnon Marcos Baghdatis cherche d’ailleurs encore la solution.
“Proclamer Roger Federer meilleur joueur de tous les temps est statistiquement une évidence et une obligation morale”. Le doute ne transpire plus. The Guardian et autres quotidiens ont percé définitivement l’abcès au lendemain de l’exploit pharaonique du Suisse. Federer a su soigner aux petits oignons l’Histoire. Pour devenir “le seul et unique”, il s’est vu imposé un véritable jeu de quilles par les bras, la puissance et la précision entièrement réunis en le damné Roddick. Si la planète ne peut rester indifférente à ce que vient d’accomplir le Suisse sur la durée (la plus grande performance sportive de l’histoire), elle ne peut que se mettre la tête sous la serviette avec l’Américain. Partager sa 19e frustration, penser d’une même voix intérieure : “Pourquoi Federer existe t-il ?”. Oui, pourquoi Federer existe t-il ? Si tel n’était pas le cas, A-Rod serait probablement un des meilleurs joueurs de son époque et compterait les Grand Chelem sur les doigts des deux mains et non d’un seul pouce levé. Mais heureusement pour le sport, heureusement pour l’image du tennis et de la grâce athlétique, Federer existe. Et désormais il n’y a plus a douter devant tant de succès et de rebondissements, devant tant de maîtrise technique et d’éclairs de génies incessants, devant tant de records et de statistiques uniques : il est le plus grand de tous les temps. Sa nouvelle ascension sur le trône de l’ATP en devient presque anecdotique.

Si le concept d’exagération n’avait pas encore reçu la médiatisation qu’il méritait, c’est désormais chose faite. En quelques heures, en quelques coups et upercuts, le soudain hérétique aux yeux du peuple, Mathieu Bastareaud, a déclenché l’hystérie générale. Quoiqu’on en dise encore aujourd’hui, le mystère reste complet sur l’affaire. Une simple table de nuit ne peut mettre “knock-out” un colosse tel que Bastareaud. La balafre habille une partie imposante de sa joue gauche. Et cela ressemble fortement à un souvenir de guerre. Les conséquences d’un contact physique apparaîssent plus probable qu’une vulgaire chute de “bourré” intra-muros. L’affaire “B” n’en a probablement pas fini d’alimenter les relations musclées entre la France et la Nouvelle/Zélande, de nourrir les pages blanches des quotidiens. Bastareaud se repose après avoir penché du côté de l’irréparable, mais viendra certainement le temps de la vérité…