Archives pour juillet 2009

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L’heure des vacances

In Général on juillet 29, 2009 par Arnaud CAEL

C’est l’heure pour Analysport de prendre quelques jours de vacances. Direction le Portugal pour la décompression. Rendez-vous dès le 16 août pour la suite des aventures !

Arnaud

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C’est l’hymne de nos montagnes

In Cyclisme on juillet 26, 2009 par Arnaud CAEL

contador_6De ce Tour de France, on oubliera volontiers la bourde de dernière minute dont Contador fut la victime principale. La dimension émotionnelle d’un podium sur les Champs a pris du plomb dans l’aile sur l’ultime partition de cette édition : l’hymne national. Le “nouveau galactique”, formule emprunté aux médias espagnols, a vu son sourire de jeune coq se raffermir un instant. La raison est aussi burlesque qu’innatendue : les Danois ont débarqué de manière impromptue sur la cérémonie. La célèbre Marcha Real s’est subitement effacée pour un hymne du Danemark tout aussi poignant, mais moyennement apprécié par la star du jour. On le comprendra. Reste que Contador a parfaitement joué le jeu. Peut être aussi bon dans ce rôle de “pris au piège” que dans celui de patron à qui rien n’a échappé durant ces trois semaines sur selle. Très “pro” dans son comportement à la Armstrong, seul dans le monde kazakh, abandonné ou presque par  ses propres équipiers, Contador a démontré, fort de sa dimension “spectacle” offerte par ses balades déhanchées sur les grimpettes, qu’il était bien LE coureur de Tour des temps modernes. A 26 ans, il a déjà tout connu. La souffrance (sa terrible chute en 2005), le miracle et aujourd’hui plus que jamais la consécration. L’hymne danois peut bien encore résonner l’an prochain en guise d’épilogue, Contador s’en délectera aussitôt. Et puis, cela fera tellement plaisir à Bjarne Riis qui pourra se rappeler à ses souvenirs “stupéfiants” de 96. Lui n’a pas marqué l’histoire du Tour, Contador si…

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Charlène, Myla ou les deux ?

In Tennis on juillet 24, 2009 par Arnaud CAEL

federer-mirka_1382878cQuelle relation peut exister entre la naissance des jumelles Federer et l’impitoyable monde des paris sportifs ? Le secret était bien gardé, les jumelles sont nées ce matin et ce sont les bookmakers qui jubilent. Les Britanniques peuvent en effet (et c’est très sérieux) déjà parier sur une future victoire à Wimbledon des jumelles Federer, Charlene Riva et Myla Rose. La cote pour voir l’une des deux remporter le tournoi londonien est de 100 contre 1. Elle tombe à 25 contre 1 sur un tournoi du Grand Chelem, quel qu’il soit. Les parieurs peuvent aussi miser sur une victoire des soeurs associées en double (50 contre 1 pour un Grand Chelem, 200 contre 1 pour Wimbledon). Les parieurs vous transmettent leurs franches félicitations chère Mirka.

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Et si on le disait franchement

In Cyclisme on juillet 24, 2009 par Arnaud CAEL

lance_armstrong_narrowweb__300x4332Franchement, les come-backs réussis se comptent péniblement sur le bout des doigts. Et franchement, Lance Armstrong peut facilement faire lever un pouce. Quoiqu’il advienne désormais de ce Tour, quoiqu’il puisse se tramer en coulisses, quelle que soit la nature de ses performances, Armstrong mérite “le respect profond” (dixit Jan Ullrich). Un grand champion, un professionnel comme il n’en a jamais existé, un irréductible. Pointer au troisième rang de la plus grande course au monde, rivaliser les yeux dans les yeux, les mollets dans les mollets avec les jeunots surdoués de notre époque, faire fi d’un souffle plus court et d’un organisme à la mise en route plus laborieuse… respect. Sur les pédales, Lance n’est plus cet arrogant “winner” d’il y a 7-8 ans ; dans l’effort Lance porte au devant de la caméra une science de la course inégalée ; les dents serrées, Lance prend sur lui lorsque les frères Schleck jaillissent en fusée du haut de leur vingtaine bien tassée ou lorsque Contador insiste sur son fabuleux déhanché indescriptible en haute montagne. Mais le “vieux” fonctionne encore au diesel. A 38 ans et plus de trois années sabatiques dans le bidon, l’idée d’un podium aurait pu paraître saugrenue. Et nous ne sommes plus à l’époque  dite “abordable” (où la concurrence laisait à désirer) du légendaire Poulidor hollandais : Zoetemelk (6 fois deuxième et vainqueur à 34 ans.) Pourtant, le Texan, humain comme jamais garde le buste droit. Et si on le disait franchement, une bonne fois pour toutes, détracteurs et anti-LA avec une bonne foi même partielle : Lance, respect.

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Mon journal du Tour (2e édition)

In Cyclisme on juillet 17, 2009 par Arnaud CAEL

astanacarAnalysport vous fait bénéficier de son accréditation sur le Tour pendant deux étapes. Après une série d’échos, place à un sujet mag’ sur la formation Astana. Analysport a rodé une bonne heure ce matin autour du car de la formation kazakhe avant le départ. Ambiance.

Alberto Contador a choisi le bon moment. Alors que son meilleur ennemi Lance Armstrong se défaisait en douceur et dans la même malice habituelle des médias, l’Espagnol se hâtait à quitter le bus Astana et rejoindre furtivement la ligne de départ. Ni vu, ni connu. Ni sourire, ni parole. Chez Astana, Armstrong reste la star et Contador s’est rappelé au bon souvenir de l’époque Discovery Channel pour s’y faire. Trève de jalousie.
Chez Astana, hier matin, c’était sourires crispés et attitudes contre nature. Et même si Johann Bruyneel se forçait à répondre tant bien que mal aux blagues discutables des journalistes : “Johann, est ce que Armstrong joue de la trompette ?” Réponse de l’intéressé dans son premier degré habituel, en toute délicatesse : “Qu’est ce que vous voulez que j’en sache ?”. Le tout bercé par un léger rire de circonstance et une petite tape amicale sur l’épaule du fameux apprenti humoriste.
Car derrière cette décontraction apparente, ce désir de faire bonne figure devant la foule, le Belge avait certainement dans un coin de la tête cette image de Levi Leipheimer, bras dans le plâtre, resté à quai à Vittel, mais qui avoue sans détour, “devenir le premier supporter de l’équipe”.
Astana a donc perdu gros, Astana s’est vu maigrir d’un renfort décisif dans la haute montagne, mais Astana ne laisse aucune place au doute.
Johan Bruyneel n’hésitait pas à l’affirmer à chaud : “Bien que Levi ne soit plus là, nous restons encore aujourd’hui l’équipe la plus forte du peloton”. Un constat à priori inutile tant la formation kazakhe domine jusque ici son sujet. Alors, signe de nervosité avancé ?
A 11 h 45 hier, sous les premières gouttes de pluie annonciatrices d’une journée galère, Lance Armstrong s’est donc présenté à la presse. Et contrairement à son staff, le patron n’a pas caché sa nervosité. Sur un autre sujet : “Trop, c’est trop. Nous sommes contrôlés sans arrêt, plus que tous les autres. Nous avons le passeport biologique. Nous sommes contrôlés plus que quiconque et nous n’avons aucun cas positif”. Une réponse en verbes et en arguments à l’attaque de la veille signée Roselyne Bachelot, qui soulignait, “le regrettable incident qui s’est produit samedi dernier où il y a eu un certain retard à l’allumage de la part de l’UCI lors du contrôle de l’équipe Astana ne doit plus se reproduire pour qu’il n’y ait aucun risque de contestation”.
Si Astana reste et restera une équipe discrète sur les routes du Tour, glacée en terme de relations et d’apparitions purement sportives, côté paranoïa et commérages, elle reste Reine absolue.

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Mon journal du Tour (1ère édition)

In Cyclisme on juillet 16, 2009 par Arnaud CAEL

Analysport vous fait bénéficier de son accréditation sur le Tour pendant deux étapes. Un petit tour de France d’anecdotes et d’échos pour respirer coulisses du 3e événement sportif au monde.

roselyne_bachelot_referenceAstana à demi-bloc : 211 km entre Tonnerre et Vittel. Pour Contador, comme pour Armstrong, l’étape a duré 211,05 m. La ligne à peine franchie toute l’équipe Astana s’est repliée en “off” et s’est amusée à disparaître dans les profondeurs de la logistique. Pendant que le reste du peloton jouait le jeu des journalistes et autres fans, les cyclistes d’Astana ouvraient déjà le robinet de leurs douches. Une bloc de glace dans une étape accablée par la chaleur.

Fignon à la file indienne : Même pour Laurent Fignon, les bouchons restent les bouchons. Dans un véhicule discret, le double vainqueur du Tour est resté bloqué entre deux camions après l’étape … Et les heures sup’ ne sont pas payées.

Daniel Mangeas retourne sa veste : A 15h15, Daniel Mangeas, le célèbre speaker du Tour annonce clairement que le peloton va manger ‘tout cru” les sept échappées. Mais Daniel Mangeas n’est peut être plus le fringant pronostiqueur d’antan. Quarante minutes après, la bible du Tour se rétracte : “Les sept iront au bout, vous pouvez en être certains”. Merci Daniel.

Roselyne version sport : Lorsque Gérard Holtz interviewe la ministre de la santé et des sports Roselyne Bachelot, le téléspectateur est loin de se douter que Mme la Ministre est affublée d’une paire de basket de fortune, style “Atemi”. Avec la veste et le jogging de l’équipe de France olympique, Roselyne s’est dévoilée publiquement à la pointe du sport moderne.

Lorsque la sonnerie du portable d’Analysport interrompt la conférence de presse du vainqueur de l’étape Nikki Sorensen, sous le regard  accusateur de quelques journalistes danois, Analysport comprend qu’il est temps d’aller travailler en salle de presse. Il est 18h45. Les barrières, les podiums sont démontés. Le Tour est déjà ailleurs. Demain, suite et fin de “Mon journal du Tour” avec les anecdotes du village VIP départ à Vittel.

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Au pays de Mandy

In Tennis on juillet 14, 2009 par Arnaud CAEL

Analysport vous emmène dans les travées du tennis, à la découverte de jeunes talents.
3257683819_287fe8925eComment résister au charme et au sourire dévastateur de la Luxembourgeoise Mandy Minella ? La réponse appartient aujourd’hui au domaine de l’énigme. Son compagnon Marcos Baghdatis cherche d’ailleurs encore la solution.
Mais la véritable question est ailleurs. Et Mandy se la pose depuis quelques temps déjà. Comment franchir la vitre opaque qui sépare la monde souterrain de l’ITF de celui de la WTA et de ses paillettes ? Pour y répondre de manière concrète, la Luxembourgeoise n’a pas hésité à tout plaquer : “J’ai arrêté mes études après le BAC. Je me suis lancé entièrement dans la vie d’une joueuse de tennis”.
Plus qu’un risque, un sacrifice pour une passion. La passion d’une vie. “Tous les jours de la semaine, hors tournoi, je frappe les balles pendant près de quatre heures”. Mais cette vie de mercenaire du tennis a son prix. Le prix d’un salaire ostensible : “Des fois c’est 1000 euros, des fois c’est 6000, mais bon je ne peux pas faire une moyenne, ça change tellement”.
Vol avec secousses
Forte de son envie, “de ma famille et de mes amis”, Mandy sait qu’il lui reste à gravir un échelon essentiel pour connaître une plus grande stabilité sociale et financière. En sillonnant les tournois ITF, en s’offrant un 25000$ à Tessenderlo cette année ou en s’envolant pour les qualifications de l’Us Open en août prochain (où elle touchera 3500$ pour sa présence), la Luxembourgeoise se rapproche un peu plus des courts et des stars de la WTA. Son classement actuel (223e mondiale) est d’ailleurs révélateur : “C’est mon meilleur classement en carrière. Celui d’avant ma blessure”. Car dans le parcours de Mandy Minella, il faut discerner désormais un avant et un après blessure. L’an passé, c’est la tuile : rupture d’un ligament croisé, ménisque touché. La championne est fauchée en plein vol et retombe dans le ventre “très” mou de la WTA. Un passé récent presque oublié mais qui a laissé quelques traces : “Financièrement cela a été très dur évidemment”.
Hier à Contrexéville, entre deux averses, elle a débuté avec succès son plan de défense de points (demi-finaliste l’an passé). Large favorite aujourd’hui face à la Française Thorpe, Mandy Minella est consciente qu’elle a un vrai coup à jouer dans ce tableau sans leader particulier. Mais en joueuse professionnelle avisée, elle n’oublie pas qu “il y a d’autres tournois pour gagner des points”. A 23 ans, l’heure est venue de percer définitivement la membrane.

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C’est comme une évidence

In Tennis on juillet 6, 2009 par Arnaud CAEL

5811_137380689656_506914656_2936323_5913288_n“Proclamer Roger Federer meilleur joueur de tous les temps est statistiquement une évidence et une obligation morale”. Le doute ne transpire plus. The Guardian et autres quotidiens ont percé définitivement l’abcès au lendemain de l’exploit pharaonique du Suisse. Federer a su soigner aux petits oignons l’Histoire. Pour devenir “le seul et unique”, il s’est vu imposé un véritable jeu de quilles par les bras, la puissance et la précision entièrement réunis en le damné Roddick. Si la planète ne peut rester indifférente à ce que vient d’accomplir le Suisse sur la durée (la plus grande performance sportive de l’histoire), elle ne peut que se mettre la tête sous la serviette avec l’Américain. Partager sa 19e frustration, penser d’une même voix intérieure : “Pourquoi Federer existe t-il ?”. Oui, pourquoi Federer existe t-il ? Si tel n’était pas le cas, A-Rod serait probablement un des meilleurs joueurs de son époque et compterait les Grand Chelem sur les doigts des deux mains et non d’un seul pouce levé. Mais heureusement pour le sport, heureusement pour l’image du tennis et de la grâce athlétique, Federer existe. Et désormais il n’y a plus a douter devant tant de succès et de rebondissements, devant tant de maîtrise technique et d’éclairs de génies incessants, devant tant de records et de statistiques uniques : il est le plus grand de tous les temps. Sa nouvelle ascension sur le trône de l’ATP en devient presque anecdotique.

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Le “knock-out” ne dure qu’un temps

In Rugby on juillet 2, 2009 par Arnaud CAEL

photo_1246283812717-1-originalSi le concept d’exagération n’avait pas encore reçu la médiatisation qu’il méritait, c’est désormais chose faite. En quelques heures, en quelques coups et upercuts, le soudain hérétique aux yeux du peuple, Mathieu Bastareaud, a déclenché l’hystérie générale. Quoiqu’on en dise encore aujourd’hui, le mystère reste complet sur l’affaire. Une simple table de nuit ne peut mettre “knock-out” un colosse tel que Bastareaud. La balafre habille une partie imposante de sa joue gauche. Et cela ressemble fortement à un souvenir de guerre. Les conséquences d’un contact physique apparaîssent plus probable qu’une vulgaire chute de “bourré” intra-muros. L’affaire “B” n’en a probablement pas fini d’alimenter les relations musclées entre la France et la Nouvelle/Zélande, de nourrir les pages blanches des quotidiens. Bastareaud se repose après avoir penché du côté de l’irréparable, mais viendra certainement le temps de la vérité…