
In Tennis on août 31, 2009 par Arnaud CAEL
Comme avant chaque tournoi du Grand Chelem, Analysport livre ses côtes et ses favoris. Aujourd’hui, place à l’Us Open. La manière avec laquelle Roger Federer vient de s’imposer à Cincinnati ne fait pas de doute : il est le grand favori pour empocher un 16e majeur et accessoirement son 6e Us Open. Pour l’en empêcher, Analysport mise sur Andy Murray bien sûr et l’éternelle victime Andy Roddick, mais aussi sur Jo-Wilfried Tsonga, qui possède un tableau abordable et qui en cas de “grosse” forme à l’australienne 2008 pourrait crever l’écran.
Les favoris Analysport :
***** Roger FEDERER
**** Andy MURRAY et Andy RODDICK
*** Jo-Wilfried TSONGA, Rafael NADAL, Novak DJOKOVIC et Juan-Martin DEL POTRO
** Nikolai DAVYDENKO
* Sam QUERREY, Fernando VERDASCO, Lleyton HEWITT, Tommy HAAS et Robin SODERLING

In Athlétisme on août 23, 2009 par Arnaud CAEL
Au bout d’une ligne droite interminable, on a bien cru recouvrer les frissons d’une arrivée Tergat – Gebresselassie à la Sydney 2000. Dans le rôle de Tergat, en version 5000 m, Bernard Lagat avait fière allure. Sans concessions, le plus kenyan des américains s’est porté à la hauteur des épaules du désormais sanctifié Kenenisa Bekele. Le sacre n’était pas au bout mais Lagat a fait honneur à son rang de grand coureur de championnat. Ce finish sera certainement oublié dans quelques mois. Mais pas ce que vient d’accomplir le fervent serviteur de Dieu qu’est Kenenisa. Par ce doublé dans le doublé (deux titres au JO puis donc aux Mondiaux) le crossman le plus titré de tous les temps a sérieusement (mais indirectement) repoussé une bonne fois pour toutes son modèle Gebre dans l’almanach déjà poussiéreux des légendes de l’athlé. Reste à déterminer qui de Bekele ou de Bolt peut revêtir la cape de lys royale. C’est incomparable pourrait-on penser. Pas pour l’agent de Bekele. Celui-ci aurait déjà imaginé un duel éclatant entre le surhomme jamaïcain et la gazelle éthiopienne sur … 800 m. En y réfléchissant un peu, le pronostic n’est pas évident. Mais calmez vous, le concept ne semble pas convenir à Bolt. Laissons-le déjà nous offrir de belles preuves sur 400 m.

In Athlétisme on août 17, 2009 par Arnaud CAEL
L’immense Carl Lewis aurait vendu père et mère pour s’approcher des 9″80. Le carnassier Maurice Greene s’est acharné toute une carrière à rajeunir ses 9″79. Hier, sur le grand bleu de Berlin,dans le sillage (et c’est un compliment) de Bolt, Tyson Gay a fait beaucoup mieux (9″71). Insuffisant pour le titre mais largement valable pour devenir le 2e performeur de tous les temps. Une autre histoire dans l’ombre de la grande Histoire écrite par Bolt. Mais voilà, Tyson Gay ne digère pas. Ces 9″71, performance jugée quasi-inconcevable il y a encore huit ans, sont loin de satisfaire notre homme. L’Américain tire la langue, tire la gueule, ne comprend pas. Mais que ne comprend t’il pas au fond ? Qu’il soit incapable de battre la fusée jamaicaine ? L’attitude pourrait en agacer plus d’un. Lewis, Greene et autres Bailey en tête. Bien sûr, au vu de la simple réalité, Tyson ne pouvait pas dominer Usain. Et le dominera t’il encore dans sa carrière ? On peut en douter. Lorsque j’ai allumé mon poste voici dix ans, pour admirer la classe de Maurice Greene sur l’anneau d’Athènes en 9″79, je n’aurais jamais imaginé observer un athlète déçu pour un chrono de … 9″71. Mais réussir dans l’athlétisme moderne est à ce prix.

In Général on août 17, 2009 par Arnaud CAEL
Même en vacances, Analysport ne chôme pas. L’occasion était trop belle pour dessiner les contours de ce que peut être le sport au Portugal. Un conseil : avant de lire ces quelques lignes, sortez une bonne canette bien fraîche de votre frigidaire.
Au sortir d’une petite grimpette dans le Vieux Lisbonne, lorsqu’il est bon de s’installer au coin d’une table ronde au détour d’une blonde bien mousseuse, des échanges prennent corps la plupart du temps. Et c’est le patron du bar qui règle la ligne éditoriale. Ce sera du foot et rien d’autre. “Pour être honnête, il y avait penalty. Zidane l’a mis. Pour moi il reste le plus grand milieu de tous les temps”. Trois ans déjà donc que Zidane anéantissait d’une frappe impitoyable les espoirs de dix millions de Portugais. Trois ans et pourtant. Ce France – Portugal, demi-finale de Coupe du monde, aride sur le jeu, sans fond, reste encore aujourd’hui le centre absolu d’une conversation sportive de base dans les troquets de la capitale. Le foot fait vivre son homme. Un insignifiant troisième tour préliminaire à la Ligue des champions s’invite sans problème à la une de la totalité des quotidiens. Sportifs ou non. Lorsque le Sporting Portugal revient de Twente avec le nul de la qualification dans la poche, ce ne sont pas moins que “Les bras de Dieu” qui s’ouvrent à la une du grand quotidien sportif national, A Bola. Et dans ces mêmes pages, quelques centaines d’articles plus loin, dans les bas-fonds du traitement médiatique, les basketteurs de l’équipe nationale tracent dans l’anonymat quasi-total les prémices de leur chemin vers le Championnat d’Europe. Au Portugal, on ne leur demande rien. Ou du moins des broutilles, plus sociales que sportives : porter haut les valeurs de la nation. La fierté en tête. Car ces quelques joueurs de balle, inconnus au bataillon (9 Portugais sur 10 ne sont pas capable de citer le nom d’un seul d’entre eux), comme les rugbymens ou les athlètes, ne peuvent lutter contre le Roi football incarné par Eusebio et Cristiano Ronaldo, adulé de ce que l’on pourrait nommer “nouvelle génération”. Mais revenons dans ce bar lisboète où ce fameux Ronaldo n’est justement pas épargné par les anciens. Le patron agrippe fermement un magazine : “Quand il cessera d’apparaître en tête de cette merde peut être qu’il pourra commencer à jouer au football”. Mais d’ici là, on risque fort de parler encore et toujours Coupe du monde 2006 à Lisbonne.