Une barrière automatique, sept étages plus haut, un couloir d’hôpital, une machine à café, quelques pas et c’est la rédaction de Canal + Sport, Sport +. A défaut d’être sur place, Analysport vous propose une petite visite écrite. Vous êtes désormais une souris dans une foret de cassettes.
C’est l’histoire de quelques armoires branlantes, d’un tsunami de bandes vidéos amassées dans les coins et recoins d’une centaine de mètres carrés. Et finalement c’est ça Canal + Sport, c’est ça Sport +. Du dessus, du dessous, des cassettes, des numéros de série perdus un peu partout : “Rangées, elles sont rangées”, souligne à décharge un journaliste. Rangées,oui. Comme la chambre d’un adolescent. On fourre tout, on retrouve tout. Une petite fouille sur le bureau de Lionel Buton (spécialiste des Sports US) pour s’apercevoir qu’un match NBA de 2003 n’est pas aussi loin que l’on pourrait croire. Une fameuse bande Escudé/Hewitt plus tard, au milieu des paperasses de Frédéric Viard et ce sont des souvenirs improbables qui se réveillent. Les souvenirs d’une Coupe Davis glanée voici 8 ans mais dont l’exploit d’Escudé, à défaut d’exister dans les mémoires, survit en une bande de 124 minutes, rangée sans hasard pourtant dans un coin de bureau. A défaut de cassettes, George Eddy préfère les posters. Dans son mètre carré, coincé dans un angle, la voix NBA de Canal laisse des lettres de fans, des cartes postales en plan, aux yeux de tous près de son ordinateur. Avec une affiche pour rappeler : “Toute conversation sur le badminton est interdite”. George a ses principes, Canal aussi. La désacralisation. A voir David Cozette dans la peau d’un agent Men in Black sur la porte de son bureau peut prêter au sourire, le calendrier de femmes nues made in Xavier Vaution laisse plus rêveur. Côté golf, pour se distinguer des autres et probablement pour faire la pub d’une discipline plus traditionnelle on préfère accrocher des dizaines d’accréditations sur une lampe de fortune. Les catcheurs, les boxeurs, les navigateurs au sens journalistique du terme ont aussi leurs petites habitudes. Parce que la genèse du sport à Canal c’est une forêt de cassettes, une machine à café quelques bureaux, huit cabines de speak et une touche de légèreté. Un badge, sept étages, quelques pas et vous pourrez vérifier ça.


tu peux pas en dire plus ? ^^