L’équipe de France de football est plus forte que U2. Il a suffi de quelques heures, quelques files indigestes sur le parvis des Fnac de France et les 50 000 places de France-Eire ont trouvé preneur. Pour un concert au même endroit, Bono et sa troupe n’ont pas fait mieux question timing. Viens alors le tour du paradoxe. Cela fait déjà quelques semaines, des mois, voire des années, que le public français se vouait au désamour de son équipe nationale. Une véritable déprime traduite dans les faits par des résultats sans âmes, des comportements égoistes, qui ont tutoyé le “jemenfoutisme” des “champions” face à la foule, bien aidés par une communication alarmante du sélectionneur. Toutefois si l’alarme avait détecté la fumée et de fait rententie, le bâtiment n’a pas pour autant été évacué. Et voilà que les Bleus ne parviennent pas à se qualifier directement pour le Mondial. C’est donc le plus illogiquement possible que le public se charge de répondre présent pour les barrages. En deux temps, trois mouvements (une heure et des brouettes en vérité). Le Stade de France sera complet pour Gourcuff comme pour U2. A la simple différence que ces derniers le méritent vraiment.

