Auteur de l'archive

Post

On ne rigolera plus, c’est promis

In Tennis on novembre 15, 2009 par Arnaud CAEL

Laure Manaudou et Gael Monfils amoureuxCette semaine, à la question : “Quels aspects de votre jeu donneriez vous à Roger Federer ?“, Gaël Monfils avait répondu sans vergogne : mon mental. Un chouilla gonflé pour celui qui n’avait alors remporté que deux tournois insignifiants (Sopot et Metz). On savait Monfils battant, expressif, bourré de volonté mais le meilleur joueur de tous les temps en aurait-il seulement besoin ? Bref, tout cela valait un petit sourire. Rien de plus, rien de moins. La finale de Bercy l’a rapidement dissipé. Monfils est bien le Federer du mental et sa célèbre maxime, “si le mental est là, le physique suivra” a enfin pris tout son sens. C’est ce qui s’est passé à 2-6, 0-3 lorsque Bercy avait enfin décidé de l’aider à toucher son étoile. Dans le doute, sous le poids de deux double fautes consécutives, au prix d’efforts hallucinants, l’éternel talent s’est transformé en vainqueur. Pas dans le concret bien sûr, n’enlevons rien à Djokovic. Mais Monfils est le grand vainqueur de son physique, de sa fatigue. En quelques jours, il a franchi une vraie étape en carrière, laissant seul le pauvre PHM dans son cercle de looser absolu. Ne reste plus qu’à noircir ce foutu palmarès anorexique. Mais cette fois c’est promis, Monfils ne sera plus pris à la rigolade.

Post

Intolérable cruauté

In Handball on novembre 2, 2009 par Arnaud CAEL

Ne jamais perdre la face, le sourire. Pas même lorsque vous venez, aux yeux d’une France désabusée, de changer le cours d’une action, d’un match, peut être d’un trophée. Gunnar Prokop n’est pas du genre à ressasser ses conneries, à laisser ses lèvres se submerger dans le scrupule. Gunnar Prokop n’hésite certainement pas à faire don de son corps à la science du handball. Reconnaissons, à décharge, qu’il faut avoir les coui…  sacrément bien accrochées pour oser s’immiscer dans une franche coudée au front des femmes carrées du handball. Prokop n’a donc pas hésité une seule seconde, son coup étant prémédité depuis des lustres. Restait à dénicher l’occasion. La Messine Svetlana Ognjenovic passait par là. 27-27. Sa formation octuple lauréate de la Ligue des Champions n’aurait point déglutit une défaite en phase de poule. Un coup d’épaule d’un cinquantenaire déglingué pour sauver les apparences (27-27) et l’honneur comptable de Niedosttereich est sauf (pour l’instant). Sur le plan éthique c’est évidemment une autre affaire. Autre enseignement : Mesdames, l’homme vous est toujours supérieur physiquement, mais n’hésitez pas à vous unir quand il en est d’usage. Une bonne petite tarte dans la gueule n’a jamais tué son Prokop.

La vidéo de ce fait d’arme : http://videa.hu/videok/sport/hypo-pont-prokop-segitseggel-gunnar-kezilabda-metz-I4n0b3i7mbNxl8fx

Post

Une tribune du mérite

In Football on octobre 23, 2009 par Arnaud CAEL

U2L’équipe de France de football est plus forte que U2. Il a suffi de quelques heures, quelques files indigestes sur le parvis des Fnac de France et les 50 000 places de France-Eire ont trouvé preneur. Pour un concert au même endroit, Bono et sa troupe n’ont pas fait mieux question timing. Viens alors le tour du paradoxe. Cela fait déjà quelques semaines, des mois, voire des années, que le public français se vouait au désamour de son équipe nationale. Une véritable déprime traduite dans les faits par des résultats sans âmes, des comportements égoistes, qui ont tutoyé le “jemenfoutisme” des “champions” face à la foule, bien aidés par une communication alarmante du sélectionneur. Toutefois si l’alarme avait détecté la fumée et de fait rententie, le bâtiment n’a pas pour autant été évacué. Et voilà que les Bleus ne parviennent pas à se qualifier directement pour le Mondial. C’est donc le plus illogiquement possible que le public se charge de répondre présent pour les barrages. En deux temps, trois mouvements (une heure et des brouettes en vérité). Le Stade de France sera complet pour Gourcuff comme pour U2. A la simple différence que ces derniers le méritent vraiment.

Post

Pour vous les femmes

In Tennis on octobre 18, 2009 par Arnaud CAEL

marat-safin-20050505-38504Caractère de chien, tennis en perdition, retraite anticipée mais gueule d’ange, corps de rêve et sex-symbol avant tout. Safin s’en va et c’est le trombinoscope du circuit ATP qui en prend un sacré coup. L’homme plait à “toutes” les femmes, c’est une évidence et c’est tout à fait légitime. A une autre mesure, les spécialistes avaient pourtant vu en lui un potentiel numéro un mondial en puissance il y a de cela sept ans. Et lorsque le Russe offre une des plus belles partition de sa carrière en ramenant Federer les pieds sur terre en 2005 au terme d’une demi-finale épique en Australie, puis en s’offrant le titre sans sourciller devant Hewitt 48 heures plus tard, le doute n’existait plus. Safin serait un très grand. Quelques jets de raquettes, d’insultes à arbitre, d’exil vers le Tibet et grosses gueulantes plus tard, Marat va s’effacer après Bercy. Deux titres majeurs, au final riquiqui dans les poches, pourvus (ou entachés, c’est comme vous voulez) d’une panoplie de matches balancés à tout va. Mais si le tennis va perdre Safin, les femmes ‘oublieront pas Marat. Et celles qui ont eu la bonne idée d’enregistrer le numéro du beau gosse dans le répertoire, Pennetta la première, savent au fond d’elles mêmes que c’est là une bien belle occasion pour une partie de jambes en l’air. Pour ce genre de matches, Safin devrait être un peu plus disponible dorénavant.

Post

Une forêt au septième

In Général on octobre 5, 2009 par Arnaud CAEL

Une barrière automatique, sept étages plus haut, un couloir d’hôpital, une machine à café, quelques pas et c’est la rédaction de Canal + Sport, Sport +. A défaut d’être sur place, Analysport vous propose une petite visite écrite. Vous êtes désormais une souris dans une foret de cassettes.

C’est l’histoire de quelques armoires branlantes, d’un tsunami de bandes vidéos amassées dans les coins et recoins d’une centaine de mètres carrés. Et finalement c’est ça Canal + Sport, c’est ça Sport +. Du dessus, du dessous, des cassettes, des numéros de série perdus un peu partout : “Rangées, elles sont rangées”, souligne à décharge un journaliste. Rangées,oui. Comme la chambre d’un adolescent. On fourre tout, on retrouve tout. Une petite fouille sur le bureau de Lionel Buton (spécialiste des Sports US) pour s’apercevoir qu’un match NBA de 2003 n’est pas aussi loin que l’on pourrait croire. Une fameuse bande Escudé/Hewitt plus tard, au milieu des paperasses de Frédéric Viard et ce sont des souvenirs improbables qui se réveillent. Les souvenirs d’une Coupe Davis glanée voici 8 ans mais dont l’exploit d’Escudé, à défaut d’exister dans les mémoires, survit en une bande de 124 minutes, rangée sans hasard pourtant dans un coin de bureau. A défaut de cassettes, George Eddy préfère les posters. Dans son mètre carré, coincé dans un angle, la voix NBA de Canal laisse des lettres de fans, des cartes postales en plan, aux yeux de tous près de son ordinateur. Avec une affiche pour rappeler : “Toute conversation sur le badminton est interdite”. George a ses principes, Canal aussi. La désacralisation. A voir David Cozette dans la peau d’un agent Men in Black sur la porte de son bureau peut prêter au sourire, le calendrier de femmes nues made in Xavier Vaution laisse plus rêveur. Côté golf, pour se distinguer des autres et probablement pour faire la pub d’une discipline plus traditionnelle on préfère accrocher des dizaines d’accréditations sur une lampe de fortune. Les catcheurs, les boxeurs, les navigateurs au sens journalistique du terme ont aussi leurs petites habitudes. Parce que la genèse du sport à Canal c’est une forêt de cassettes, une machine à café quelques bureaux, huit cabines de speak et une touche de légèreté. Un badge, sept étages, quelques pas et vous pourrez vérifier ça.

Post

L’éléphant roi du cirque

In Tennis on septembre 24, 2009 par Arnaud CAEL

henin_clijstersC’est plus ou moins bien connu, “L’éléphant est le seul mammifère qui peut se masturber en gardant les mains libres”. Mais quand les mains souffrent d’un excès de liberté, une raquette n’est jamais de trop pour les occuper. Trêve d’introduction alambique, mais avouez que ces deux premières phrases sont à la hauteur de l’entreprise des Belges Hénin et Clijsters. Exagérées à première vue. Et pourtant. Pour la comparaison avec l’éléphant n’y voyez aucune allusion physique, Analysport ne se permettrait pas, mais allez chercher plutôt du côté de la connotation historique (respect, donc). Alors retours de trop, retours prévisibles ? L’Us Open a donné raison à Kim. En fait, il serait bête de se priver d’un gavage offert  sur plateau en or de majeurs pour ces “deux grandes”. Le tennis féminin n’a jamais été aussi faible. On ne se passionne plus devant des retournements de situation improbables, du style 6-2 0-6 6-0. Les championnes vont se charger tout naturellement de remettre un peu d’ordre dans ce foutoire russo-adolescent. Qui de mieux que Clijsters et Henin pour se faire ? Analysport en fait déjà le pari : la courbe de réussite de Justine s’apparentra fortement à celle de Kim. Le règne belge est déjà tout acquis. De quoi pousser les Williams à plus de régularité et de motivation. Pour Safina, Ivanovic et autres, l’imposture a assez duré.  

Post

Le pardon en questions

In Basket, Natation on septembre 19, 2009 par Arnaud CAEL

manaudou-taglioniPardonne à ton prochain. Milles excuses par avance au cercle clérical mais Analysport ne pardonne pas tout. Les basketteurs de l’équipe de France passent encore, pas Laure Manaudou. Qu’on lise et relise, « c’est peut être la meilleure nageuse de tous les temps », porte en soi une touche désespérante, loin de soulever le véritable problème. Et justement quel est-il ? Une retraite à 22 ans ne peut offrir une telle distinction. Des championnes du monde, olympique et d’Europe le sport en connaît par centaines. Des talents aussi. Mais un véritable champion ne porte pas en lui des failles mentales. Que dis-je ? Un gouffre. Manaudou avait (presque) tout pour réussir : le talent, la capacité à se transcender en compétition. Pas la « vrai » volonté. Celle de devenir simplement adulte. Pour cela on patientera volontiers. Avec le temps, la France se passera de sa championne éphémère (sauf peut être L’Equipe, probablement triste de tirer un trait sur des jeux de mots lamentables en Une, du genre L’or Manaudou, on vous épargnera le reste). Difficile donc de pardonner ce manque de caractère évident, gâchis incontestable. On tendra une main cependant à l’équipe de France de basket, qui pour la première fois de son histoire peut se targuer de circonstances atténuantes après une élimination prématurée en grande compétition. Que peut on lui reprocher concrètement ? De ne pas avoir pris la mesure d’une Espagne qui marche au Gasol ? D’être sortie en grande vainqueur sur le gong d’un duel face à la bête noire grecque ? D’une bataille contrôlée lors des repêchages ? Objectivement, difficile pour Parker et sa bande – comme les médias se sont visiblement épris à les nommer – de plaider coupable. Alors, vous vous en moquez certainement chers basketteurs, mais Analysport vous accorde son plus modeste pardon.

Post

Le mur de Bâle s’est écroulé

In Tennis on septembre 15, 2009 par Arnaud CAEL

large_potropronekwIl était peut être le seul à croire vraiment en ses chances à 30-30 (4-5) dans le 4e set. Et c’est probablement là l’explication de son coup de force. A tenter d’évincer la pensée que l’on évolue face au plus grand joueur de tous les temps et qui plus est, sur son court fétiche, on finit par se surprendre soi-même. “J’étais presque résigné à me battre”, s’est un temps plaint Juan-Martin Del Potro. Mais se battre pour quoi ? Pour un premier titre de Grand Chelem. On en conviendra. Mais au delà de cette façade, Del Potro a bouleversé une large part de son histoire personnelle en  érigeant  de son coup droit à plat ultra-puissant, sa modeste miette dans l’Histoire du tennis. Premièrement, il a porté un uppercut direct à la carrière de Federer : fin de l’invincibilité record du Suisse à l’Us Open (40 victoires de suite) ; Bill Tilden et ses 6 Us Open consécutifs ne sera pas rejoint dans la légende ; enfin Federer ne deviendra pas le tout premier à détenir six succès sur deux Grand Chelems. Un casse d’un “gosse” de 20 ans et tout s’efface. Anecdote à part mais tellement révélatrice de la trempe du garçon : avec ce sacre, Del Potro a eu la sage idée de dominer son illustre aîné pour la toute première fois de sa jeune existence. Mais la morale de cette histoire vise bien davantage Roger Federer : Il faut sacrifier un de ses amis les plus chers pour conquérir le cœur d’un être qui vous ignore mais que vous rêvez d’apprivoiser. En d’autres termes : Un Roland-Garros coûte un Us Open.

Post

On voudrait voir ça

In Football on septembre 8, 2009 par Arnaud CAEL

clara-maillotOn nous assomme, on nous immerge sous de la paperasse sans intérêt. La “bible” s’y met alors les apôtres suivent. Cela va faire bientôt une semaine que “L’Equipe” abruti son monde avec ses unes de pacotille made in équipe de France de foot : “Peut-on croire en eux ?” par-ci, “Ça ne vous rappelle rien ?” par-là. En bon Français raisonnés que nous sommes, inutile de préciser que le divorce avec la bande à Raymond est plus que déjà consommé. Le système ne vaut pas un clou, les rapports devenus anti-fraternels entre les joueurs et le sélectionneur (Henry assumera peut être dans les prochains jours), le jeu nous emmerde profondément. Et cette coupe du monde. Mérite t’on seulement d’y être en dominant dans les grandes largeurs la Lituanie 1 à 0 et les Iles Féroé sur le même score ? Le sondage de l’équipe.fr  du matin : “L’équipe de France est elle surcotée ?”, n’a eu pour effet que de me pousser à fermer une fenêtre web plus rapidement que prévu. Sérieusement, si la France embarque pour Johannesburg en juin prochain, tant mieux, mais si le vol est reporté à 2014 on en jouera pas un drame. Sauf peut être pour les façonneurs de pensée. D’ici là, les lignes éditoriales auront peut être encore retourné leur veste.

Post

Le sixième élément

In Tennis on août 31, 2009 par Arnaud CAEL

6409_1226802067170_1142599021_30698289_495717_nComme avant chaque tournoi du Grand Chelem, Analysport livre ses côtes et ses favoris. Aujourd’hui, place à l’Us Open. La manière avec laquelle Roger Federer vient de s’imposer à Cincinnati ne fait pas de doute : il est le grand favori pour empocher un 16e majeur et accessoirement son 6e Us Open. Pour l’en empêcher, Analysport mise sur Andy Murray bien sûr et l’éternelle victime Andy Roddick, mais aussi sur Jo-Wilfried Tsonga, qui possède un tableau abordable et qui en cas de “grosse” forme à l’australienne 2008 pourrait crever l’écran.

Les favoris Analysport :

***** Roger FEDERER
**** Andy MURRAY et Andy RODDICK
*** Jo-Wilfried TSONGA, Rafael NADAL, Novak DJOKOVIC et Juan-Martin DEL POTRO
** Nikolai DAVYDENKO
* Sam QUERREY, Fernando VERDASCO, Lleyton HEWITT, Tommy HAAS et Robin SODERLING

Post

La folie des grandeurs

In Athlétisme on août 23, 2009 par Arnaud CAEL

OFRTP-ATHLETISME-MONDE-5000-20090823Au bout d’une ligne droite interminable, on a bien cru recouvrer les frissons d’une arrivée Tergat – Gebresselassie à la Sydney 2000. Dans le rôle de Tergat, en version 5000 m, Bernard Lagat avait fière allure. Sans concessions, le plus kenyan des américains s’est porté à la hauteur des épaules du désormais sanctifié Kenenisa Bekele. Le sacre n’était pas au bout mais Lagat a fait honneur à son rang de grand coureur de championnat. Ce finish sera certainement oublié dans quelques mois. Mais pas ce que vient d’accomplir le fervent serviteur de Dieu qu’est Kenenisa. Par ce doublé dans le doublé (deux titres au JO puis donc aux Mondiaux) le crossman le plus titré de tous les temps a sérieusement (mais indirectement) repoussé une bonne fois pour toutes son modèle Gebre dans l’almanach déjà poussiéreux des légendes de l’athlé. Reste à déterminer qui de Bekele ou de Bolt peut revêtir la cape de lys royale. C’est incomparable pourrait-on penser. Pas pour l’agent de Bekele. Celui-ci aurait déjà imaginé un duel éclatant entre le surhomme jamaïcain et la gazelle éthiopienne sur … 800 m. En y réfléchissant un peu, le pronostic n’est pas évident. Mais calmez vous, le concept ne semble pas convenir à Bolt. Laissons-le déjà nous offrir de belles preuves sur 400 m.usain-bolt-star-du-meeting-de-saint-denis

Post

Mais que diable voulait-il encore ?

In Athlétisme on août 17, 2009 par Arnaud CAEL

tyson-gayL’immense Carl Lewis aurait vendu père et mère pour s’approcher des 9″80. Le carnassier Maurice Greene s’est acharné toute une carrière à rajeunir ses 9″79. Hier, sur le grand bleu de Berlin,dans le sillage (et c’est un compliment) de Bolt, Tyson Gay a fait beaucoup mieux (9″71). Insuffisant pour le titre mais largement valable pour devenir le 2e performeur de tous les temps. Une autre histoire dans l’ombre de la grande Histoire écrite par Bolt. Mais voilà, Tyson Gay ne digère pas. Ces 9″71, performance jugée quasi-inconcevable il y a encore huit ans, sont loin de satisfaire notre homme. L’Américain tire la langue, tire la gueule, ne comprend pas. Mais que ne comprend t’il pas au fond ? Qu’il soit incapable de battre la fusée jamaicaine ? L’attitude pourrait en agacer plus d’un. Lewis, Greene et autres Bailey en tête.  Bien sûr, au vu de la simple réalité, Tyson ne pouvait pas dominer Usain. Et le dominera t’il encore dans sa carrière ? On peut en douter. Lorsque j’ai allumé mon poste voici dix ans, pour admirer la classe de Maurice Greene sur l’anneau d’Athènes en 9″79, je n’aurais jamais imaginé observer un athlète déçu pour un chrono de … 9″71. Mais réussir dans l’athlétisme moderne est à ce prix.

Post

Balle au centre

In Général on août 17, 2009 par Arnaud CAEL

Même en vacances, Analysport ne chôme pas. L’occasion était trop belle pour dessiner les contours de ce que peut être le sport au Portugal. Un conseil : avant de lire ces quelques lignes, sortez une bonne canette bien fraîche de votre frigidaire.

eus%C3%A9bioAu sortir d’une petite grimpette dans le Vieux Lisbonne, lorsqu’il est bon de s’installer au coin d’une table ronde au détour d’une blonde bien mousseuse, des échanges prennent corps la plupart du temps. Et c’est le patron du bar qui règle la ligne éditoriale. Ce sera du foot et rien d’autre. “Pour être honnête, il y avait penalty. Zidane l’a mis. Pour moi il reste le plus grand milieu de tous les temps”. Trois ans déjà donc que Zidane anéantissait d’une frappe impitoyable les espoirs de dix millions de Portugais. Trois ans et pourtant. Ce France – Portugal, demi-finale de Coupe du monde, aride sur le jeu, sans fond, reste encore aujourd’hui le centre absolu d’une conversation sportive de base dans les troquets de la capitale. Le foot fait vivre son homme. Un insignifiant troisième tour préliminaire à la Ligue des champions s’invite sans problème à la une de la totalité des quotidiens. Sportifs ou non. Lorsque le Sporting Portugal revient de Twente avec le nul de la qualification dans la poche, ce ne sont pas moins que “Les bras de Dieu” qui s’ouvrent à la une du grand quotidien sportif national, A Bola. Et dans ces mêmes pages, quelques centaines d’articles plus loin, dans les bas-fonds du traitement médiatique, les basketteurs de l’équipe nationale tracent dans l’anonymat quasi-total les prémices de leur chemin vers le Championnat d’Europe. Au Portugal, on ne leur demande rien. Ou du moins des broutilles, plus sociales que sportives : porter haut les valeurs de la nation. La fierté en tête. Car ces quelques joueurs de balle, inconnus au bataillon (9 Portugais sur 10 ne sont pas capable de citer le nom d’un seul d’entre eux), comme les rugbymens ou les athlètes, ne peuvent lutter contre le Roi football incarné par Eusebio et Cristiano Ronaldo, adulé  de ce que l’on pourrait nommer “nouvelle génération”. Mais revenons dans ce bar lisboète où ce fameux Ronaldo n’est justement pas épargné par les anciens. Le patron agrippe fermement un magazine : “Quand il cessera d’apparaître en tête de cette merde peut être qu’il pourra commencer à jouer au football”. Mais d’ici là, on risque fort de parler encore et toujours Coupe du monde 2006 à Lisbonne.

Post

L’heure des vacances

In Général on juillet 29, 2009 par Arnaud CAEL

C’est l’heure pour Analysport de prendre quelques jours de vacances. Direction le Portugal pour la décompression. Rendez-vous dès le 16 août pour la suite des aventures !

Arnaud

Post

C’est l’hymne de nos montagnes

In Cyclisme on juillet 26, 2009 par Arnaud CAEL

contador_6De ce Tour de France, on oubliera volontiers la bourde de dernière minute dont Contador fut la victime principale. La dimension émotionnelle d’un podium sur les Champs a pris du plomb dans l’aile sur l’ultime partition de cette édition : l’hymne national. Le “nouveau galactique”, formule emprunté aux médias espagnols, a vu son sourire de jeune coq se raffermir un instant. La raison est aussi burlesque qu’innatendue : les Danois ont débarqué de manière impromptue sur la cérémonie. La célèbre Marcha Real s’est subitement effacée pour un hymne du Danemark tout aussi poignant, mais moyennement apprécié par la star du jour. On le comprendra. Reste que Contador a parfaitement joué le jeu. Peut être aussi bon dans ce rôle de “pris au piège” que dans celui de patron à qui rien n’a échappé durant ces trois semaines sur selle. Très “pro” dans son comportement à la Armstrong, seul dans le monde kazakh, abandonné ou presque par  ses propres équipiers, Contador a démontré, fort de sa dimension “spectacle” offerte par ses balades déhanchées sur les grimpettes, qu’il était bien LE coureur de Tour des temps modernes. A 26 ans, il a déjà tout connu. La souffrance (sa terrible chute en 2005), le miracle et aujourd’hui plus que jamais la consécration. L’hymne danois peut bien encore résonner l’an prochain en guise d’épilogue, Contador s’en délectera aussitôt. Et puis, cela fera tellement plaisir à Bjarne Riis qui pourra se rappeler à ses souvenirs “stupéfiants” de 96. Lui n’a pas marqué l’histoire du Tour, Contador si…