Archive de la catégorie «Basket»

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Le pardon en questions

In Basket, Natation on septembre 19, 2009 par Arnaud CAEL

manaudou-taglioniPardonne à ton prochain. Milles excuses par avance au cercle clérical mais Analysport ne pardonne pas tout. Les basketteurs de l’équipe de France passent encore, pas Laure Manaudou. Qu’on lise et relise, « c’est peut être la meilleure nageuse de tous les temps », porte en soi une touche désespérante, loin de soulever le véritable problème. Et justement quel est-il ? Une retraite à 22 ans ne peut offrir une telle distinction. Des championnes du monde, olympique et d’Europe le sport en connaît par centaines. Des talents aussi. Mais un véritable champion ne porte pas en lui des failles mentales. Que dis-je ? Un gouffre. Manaudou avait (presque) tout pour réussir : le talent, la capacité à se transcender en compétition. Pas la « vrai » volonté. Celle de devenir simplement adulte. Pour cela on patientera volontiers. Avec le temps, la France se passera de sa championne éphémère (sauf peut être L’Equipe, probablement triste de tirer un trait sur des jeux de mots lamentables en Une, du genre L’or Manaudou, on vous épargnera le reste). Difficile donc de pardonner ce manque de caractère évident, gâchis incontestable. On tendra une main cependant à l’équipe de France de basket, qui pour la première fois de son histoire peut se targuer de circonstances atténuantes après une élimination prématurée en grande compétition. Que peut on lui reprocher concrètement ? De ne pas avoir pris la mesure d’une Espagne qui marche au Gasol ? D’être sortie en grande vainqueur sur le gong d’un duel face à la bête noire grecque ? D’une bataille contrôlée lors des repêchages ? Objectivement, difficile pour Parker et sa bande – comme les médias se sont visiblement épris à les nommer – de plaider coupable. Alors, vous vous en moquez certainement chers basketteurs, mais Analysport vous accorde son plus modeste pardon.

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Un final très “four”

In Basket on mai 3, 2009 par Arnaud CAEL

panathinaikos-athenes-veut-doubler-mise-euroligueL’ailier moscovite Ramunas Siskauskas peut se prendre la tête à deux mains pendant que la cravate de Zeljko Obradovic, coach athénien comblé, effectue déjà quelques tours d’honneur sur elle même. Buzzer, 73-71, le Pana matte le champion en titre et décroche un nouveau bail de mainmise sur l’Europe du basket. Mais au delà du succès grec, la recette “final four” a fait étincelle. Plus que jamais. Le concept “week-end quatre matches cruciaux pour un trophée” a fait fortune. A tous les niveaux : salle berlinoise comble, mais aussi et surtout pour et par le spectacle proposé. Un mode de mise en avant incomparable du haut niveau européen. Sur les quatre matches proposés depuis vendredi (demi-finales + finales de classement), trois se sont soldés par trois points d’écart ou moins. Intensité, dribbles maîtrisés, jeu aphrodisiaque, systèmes exécutés à la perfection… Une vitrine de rêve pour le basket continental censé émoustiller un temps durant le show outre-atlantique, tout aussi proche de son long épilogue. Ce sprint de fin de parcours (du combattant), ces derniers mètres lactiques d’une saison européenne éxigeante disparaîtront tôt ou tard au vu des muliplies torréfactions dont le basket européeen est victime ces dernière années. Une chose est certaine cependant, le concept est à son apogée. Loin de son mirage famélique de Pro A, où la finale en formule “un match” carillonne chaque année en guise de pénitence lorsque les équipes qui ont “fait” la saison se font voler la poule aux oeufs d’or devant un public majoritairement amateur et soumis au bon vouloir d’une LNB ridicule.

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Marseille rêve, puis s’écrase

In Basket on mars 15, 2009 par Arnaud CAEL

marseille-vue-du-ciel-id6Football par-ci, football par-là. A Marseille on ne vit sportivement que pour le Vélodrome, Zidane ou les mythiques apparats blanc-bleu ciel. Du foot, rien que du foot. Mais depuis les années 2000, la ville méditerranéenne souhaite se diversifier. Au vieux port, on commence à parler basket. Les projets ont rapidement fleuris. Sans le moindre résultat à ce jour.

Nous sommes quelque part entre la fin mai 2007 et le début du mois de juin. Et à Marseille on se prend déjà à rêver d’un classico d’un autre genre. Dans les gymnases de la ville du foot-roi, on parle vraiment basket. On parle raisonnablement basket tout du moins. ? Une petite finale du championnat à Bercy entre Paris et Marseille, ça aurait de la gueule ?, se lance David, un jeune phocéen, adepte des playgrounds du quartier de Prado, ? parce que y’en a marre de battre les Parisiens uniquement en street ?.

Enfin à Marseille, le basket, qui a eu les pieds en l’air avant même de les avoir eu à terre, pourrait donc raisonnablement exister au haut-niveau. L’idée est simple, sobre et paraît efficace. Elle émane d’un rapprochement de deux clubs phares de l’agglomération, l’Union La Ciotat-Aubagne (ULCA), qui vient d’accéder à la Nationale 2 et le SMUC (Stade marseillais université club), entité historique du sport marseillais qui évolue en Nationale 3. Objectif affiché de la nouvelle union baptisée USCA : atteindre d’ici trois ans la Nationale 1.

L’utopie d’un OM sauce barçelonaise

On est loin, très loin de l’OM Basket d’il y a quatre ans, où un rapprochement avec les partenaires du football était envisagé. On est loin de l’OM Basket d’il y a trois ans qui se voyait déjà atterrir en Pro A sans même gravir les échelons sportifs, avec ni plus ni moins qu’Alain Weisz comme coach emblématique de la ville, aux commandes d’une équipe au final restée utopiste. Vinrent aussi les bruits de couloirs sous entendant que le projet serait désireux de créer un grand club omnisports à la sauce espagnol, sur le modèle des Real et Barça. Aujourd’hui au fief de la bouillabaisse, on a appris a faire profil bas. Respect, humilité et surtout réalité. ? Il y a toujours deux raisons pour faire quelque chose : la bonne raison et la vraie raison ?, se prenait à écrire dans ses mémoires le sociologue Dale Carnegie. Cette fois, la vraie raison semble donc arrivée à bon port.
Seulement voilà, cela va faire deux ans que ce projet, à première vue réalisable, ne parvient pas à sortir la tête de l’eau. Submergé par une main invisible qui semble vouloir condamner la ville de Marseille à ne respirer que football. L’avenir d’un basket marseillais de haut niveau pourrait même être fortement concurrencé dans les prochaines années. Le rugby est en passe d’effectuer le hold-up du siècle. Un projet visant à créer un club en Fédérale 1 et à le faire monter rapidement en Top 14 est doucement en train de voir le jour. Mais à Marseille, les projets affluent. Trop rares sont les résultats et pendant ce temps, le football reste roi incontesté.

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La double casquette et ses travers

In Basket on mars 4, 2009 par Arnaud CAEL

collet-comme-prevu_actusVincent Collet a été nommé coach de l’équipe de France de basket. C’est un fait. Mais derrière ce postulat se cachent de nombreuses interrogations. Dont la suivante : comment Collet pourra t-il porter la double casquette ? (ndlr : il est actuellement coach de l’ASVEL). Commençons par un petit historique. Epoque Bergeaud. Depuis 2003, l’ancien patron de Pau (3 titres de Champion), prend en main l’avenir de la tiède et mollassonne équipe de France de l’époque, qui vivait encore sous la bannière étoilée de son argent de Sydney. En quatre années de règne et quelques ruptures avec des joueurs de premier couteau (Julian entre autres), Bergeaud n’est nullement parvenu à transformer en or ce qui ne peut l’être, mais a tout de même décroché une jolie médaille de bronze sur la scène continentale. Seulement voilà, en 2005, Bergeaud prend les rênes de l’ASVEL (quelle similitude !). Le contrat de trop ? Année blanche pour la green team et aucun titre, ni infime fait d’arme qui soit pour les Bleus. Simple coïncidence ? Quoiqu’il en soit, le basket français, qui se recherche une identité depuis une petite décennie, va voir débarquer à son commandement de bord, un fin technicien, un homme de poigne, respecté, mais qui ne sera en aucun cas pleinement concerné par cette occupation essentielle. Une double casquette pas facile à porter en ces temps de crise absolue.

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L’Amérique tue … le sport

In Basket on janvier 20, 2009 par Arnaud CAEL

1432741281_small“La NBA c’est bien mieux que la vieille Pro A”. Gare au prochain qui osera sortir cette simple phrase en ma présence. Car moi, le sport américain m’emmerde. La NBA, la NFL, la NHL et d’autres encore … tous dans le même sac. Ca pue encore plus le fric qu’en Europe, ça provoque l’ennui au possible et c’est encore un procédé qui placerait le sport US en référence absolue sans raison particulière. Un aveuglement pur et simple comme dans bien d’autres domaines socio-économiques.
Première remarque à messieurs les Français, dont les yeux ne scintillent uniquement que pour le dit “show” NBA. Au lieu d’idolâtrer la balle orange  à des milles du vieux continent, soutenez plutôt le véritable basket “à l’ancienne” de vôtre propre pays. Un sport qui peine à exister médiatiquement, à échelle populaire, dans l’hexagone mais qui ne demande pourtant que cela. Au contraire, les pseudos fans de basket se tournent vers l’Ouest et l’au-delà sans même prendre le temps de jeter un oeil sur leur championnat national. Pourtant en France aussi, il y en a des dunks, en France aussi il y a du suspense et de la densité, en France aussi on joue par postulat au même sport. Mais le fric fait mal les choses. Les paillettes qu’il engendre font naître des omnubilés par milliers qui préférent parfois le rêve “sportif” américain à la réalité d’ici.
Je ne m’aventurerais pas davantage sur la NHL, qui présente les mêmes caractéristiques hypnotisantes que son homologue NBA. Je trouve aussi et enfin dommage que la NFL (sport cette fois entièrement conçu de mains américaines) soit diffusée sur des chaînes publiques au détriment d’autres sports de seconde zone. Le cyclo-cross n’est pas prêt d’essuyer ses larmes, ni le basket français d’ailleurs. Même en sport le désir d’Amérique existe. Et au lieu de cohabiter, il en vient à prédominer sur le sport national bleu-blanc-rouge. Et tout cela, c’est vraiment co … euh .. c’est bien dommage.

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Une soirée d’exception

In Basket on janvier 8, 2009 par Arnaud CAEL

Pour la reprise du «boulot» du côté de Paris et des bureaux de «lequipe.fr», je n’ai pas été déçu. J’ai tout simplement vécu : une soirée d’exception …

Première exception : La Monf’ : Je n’ai jamais été particulièrement fan du jeu de Gaël Monfils. De l’homme et de son comportement par ailleurs. Je dois bien l’avouer : il m’a rudement impressionné. 35 coups gagnants contre 10 pour Nadal … un mot : incroyable ! La Monf’ 2009, version Roger Rasheed a râtissé Rafa (6-4 6-4). Début de soirée apétissant !

Seconde exception : La minute de folie : 21-15. Dénué de son contexte, ce score ne veut bien évidemment rien signifier. Mais si l’on ajoute la donnée temporelle à la donnée numérique, alors les stats s’affolent. 21-15 : c’est le score de l’ultime minute de Kaunas – Nancy en Euroleague. 36 points en 60 secondes ! Que dire ? Si ce n’est énorme …

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55, cinquante-cinq, fifty five …

In Basket on novembre 6, 2008 par Arnaud CAEL

Il y a certains hommages incontournables. Cette nuit, Tony Parker a frappé fort, il faut bien l’avouer. A la tête d’une équipe des Spurs navrante, TP a pris ses responsabilités. Heureusement pour les “blacks” de San Antonio. 55 points, 10 passes, 7 rebonds … Une performance à la limite du croyable.

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Au delà d’un personnage détestable à ses heures, Parker a montré qu’il était bien un meneur. De troupe. Devenu maître à jouer d’un Tim Duncan vieillissant mais toujours présent (30 points hier). Cependant, pour San Antonio ce succès au terme de 2 prolongations (129-125) démontre une nouvelle fois que cette équipe (sans Ginobili) devra cravacher pour arracher les play-offs. Car Parker est humain. Il devrait le redevenir très vite. 55 points, ça n’arrivera pas tous les jours …

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J’ai croisé Tony Parker

In Basket on août 30, 2008 par Arnaud CAEL

A Nancy, il y a la Place Royale Stanislas. La place et ses boîtes de nuit. Et puis dans les boîtes de nuit de Nancy, il y a quelques représentants très sérieux de l’équipe de France de basket. C’était le cas de Tony Parker et Steed Tchicamboud hier soir.

J’avais une vague idée de la taille du cervelet de Parker. Aujourd’hui, cette idée s’est encore davantage précisée. En “mode VIP”, Parker sillone les quelques endroits branchés, capuche grise de rigueur. Furtif.

Un homme le reconnait et l’interpelle. “Salut Tony !”. Réponse très littéraire  : “Casse toi !”. L’homme retente sa chance sur un terrain miné : “T’as encore un peu de boulot avant d’arriver au niveau de Chris Paul !”. Parker ne fait pas la fine bouche. “Ta gu… ! Fi… de pu…”. Circulez !

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Paris, bonnet d’âne 2008

In Basket on mai 6, 2008 par Arnaud CAEL

La capitale évincée de deux sports collectifs majeurs en France ? On verra plus tard pour le cas PSG. Mais aujourd’hui c’est Paris Levalllois Basket qui devrait descendre en pro B. Triste épilogue pour le second budget de la ligue. Mauvais recrutement, manque de motivation, de repères … Une salade indigeste au final. A moins d’un miracle sportif ou provoqué, le PLB se rendra au Portel l’an prochain. Provoqué, car on parle de remettre au goût du jour la Pro A à 18 clubs. Un scandale ! Car les si brillants dirigeants de la LNB parlaient encore il y a peu de descendre l’élite à 14 clubs. Si l’on revenait à 18, ce serait évidemment un stratagème mal dissimulé pour sauver le club Parisien. Dans ce cas, à quoi servirait le système de relégation, à part de se débarrasser des “poids encombrants” comme Clermont ?

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Phoenix les pieds en l’air

In Basket on avril 30, 2008 par Arnaud CAEL

Pour avancer un peu dans l’exercice particulier des play offs, Phoenix devra trouver une solution majeure. Cette solution c’est peut être l’humilité. Des égos surdimensionnés, des belles paroles à conséquences opposées : bienvenue en Arizona. Une nouvelle fois, la 4ème en 6 ans, les Spurs se sont chargés de les ramener sur terre. 4-1 en série. Goddbye Shaq et autres Nash. Un nouvel au revoir prématuré qui a déclenché quelques comportements non professionnels. Une indigestion. Raja Bell rappelle : “Nous avons le meilleur effectif de la ligue“. On veut bien y croire, Raja, mais alors pourquoi Phoenix ne décroche pas la timbale ? Ou même ne rejoint pas la finale ? L’arrivée de O’Neal n’a pas eu l’effet escompté, mais ce sera une pierre de premier plan à l’édifice 2009. Mais d’ici là, il faudra devenir un peu plus modeste. Et là, le problème n’est pas encore réglé. Nash déclarait encore après l’élimination de son équipe : “Sur le papier, nous avons plus de talent mais leur expérience, leur engagement et leur collectif les rend meilleurs que nous”.  Merci de le rappeler Steve !

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Cholet sort de nulle part

In Basket on février 11, 2008 par Arnaud CAEL

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Le fait : Exemplaire équipe Choletaise. Avec cette victoire aux as les joueurs de La Meilleraie peuvent prétendre à tout dans ce championnat sans queue ni logique : voir même le titre suprême hexagonal. Cholet n’a pas gagné la SDA, elle l’a survolée … 22, 12 et 27 points d’écarts à chacun de ses matchs.
Le joueur : Nando Do Colo : un nom qu’il faudra retenir plus que jamais. Le jeune joueur des Mauges a été élu MVP de la semaine des As. Rappelons qu’il avait déjà été élu MVP du All Star Game en décembre dernier. Et tout cela à 21 ans !
Le flop : Nancy, Roanne, Le Mans et Villeurbanne. Les 4 “gros” de pro A ont été atomisés par la classe moyenne. Monsieur Aymeric Jeanneau, avant de dire que l’on ramènera le trophée à la maison, et que Villeurbanne est le meilleur club de France, il faut déjà être exempt de tout reproche. En demi finale par exemple …
Le clash’ : Sean Colson est un dur. Mais il ne méritait pas ça. Rupture totale du tendon d’achille. Saison terminée. La poisse pour Toulon, qui perd d’un point en demi, et qui perd du même coup son meilleur élément.
L’inconstance de Vichy est une grande question. Capables du tout meilleur, les Vichyssois sont également capables du pire de chez pire. 67-40 en finale. Zéro pointé.
Nouvel avertissement pour la LNB. La formule des play offs a été directement mis à mal par Cholet. Sur un match, tout est possible. Si le 8ème de pro A qui gagne les As, le 8ème de pro A peut gagner la pro A. La saison régulière n’offre aucune garantie à ses bons élèves.