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Archive for the ‘Cyclisme’ Category

C’est l’hymne de nos montagnes

contador_6De ce Tour de France, on oubliera volontiers la bourde de dernière minute dont Contador fut la victime principale. La dimension émotionnelle d’un podium sur les Champs a pris du plomb dans l’aile sur l’ultime partition de cette édition : l’hymne national. Le “nouveau galactique”, formule emprunté aux médias espagnols, a vu son sourire de jeune coq se raffermir un instant. La raison est aussi burlesque qu’innatendue : les Danois ont débarqué de manière impromptue sur la cérémonie. La célèbre Marcha Real s’est subitement effacée pour un hymne du Danemark tout aussi poignant, mais moyennement apprécié par la star du jour. On le comprendra. Reste que Contador a parfaitement joué le jeu. Peut être aussi bon dans ce rôle de “pris au piège” que dans celui de patron à qui rien n’a échappé durant ces trois semaines sur selle. Très “pro” dans son comportement à la Armstrong, seul dans le monde kazakh, abandonné ou presque par  ses propres équipiers, Contador a démontré, fort de sa dimension “spectacle” offerte par ses balades déhanchées sur les grimpettes, qu’il était bien LE coureur de Tour des temps modernes. A 26 ans, il a déjà tout connu. La souffrance (sa terrible chute en 2005), le miracle et aujourd’hui plus que jamais la consécration. L’hymne danois peut bien encore résonner l’an prochain en guise d’épilogue, Contador s’en délectera aussitôt. Et puis, cela fera tellement plaisir à Bjarne Riis qui pourra se rappeler à ses souvenirs “stupéfiants” de 96. Lui n’a pas marqué l’histoire du Tour, Contador si…

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Et si on le disait franchement

juillet 24, 2009 arnaudcael 5 commentaires

lance_armstrong_narrowweb__300x4332Franchement, les come-backs réussis se comptent péniblement sur le bout des doigts. Et franchement, Lance Armstrong peut facilement faire lever un pouce. Quoiqu’il advienne désormais de ce Tour, quoiqu’il puisse se tramer en coulisses, quelle que soit la nature de ses performances, Armstrong mérite “le respect profond” (dixit Jan Ullrich). Un grand champion, un professionnel comme il n’en a jamais existé, un irréductible. Pointer au troisième rang de la plus grande course au monde, rivaliser les yeux dans les yeux, les mollets dans les mollets avec les jeunots surdoués de notre époque, faire fi d’un souffle plus court et d’un organisme à la mise en route plus laborieuse… respect. Sur les pédales, Lance n’est plus cet arrogant “winner” d’il y a 7-8 ans ; dans l’effort Lance porte au devant de la caméra une science de la course inégalée ; les dents serrées, Lance prend sur lui lorsque les frères Schleck jaillissent en fusée du haut de leur vingtaine bien tassée ou lorsque Contador insiste sur son fabuleux déhanché indescriptible en haute montagne. Mais le “vieux” fonctionne encore au diesel. A 38 ans et plus de trois années sabatiques dans le bidon, l’idée d’un podium aurait pu paraître saugrenue. Et nous ne sommes plus à l’époque  dite “abordable” (où la concurrence laisait à désirer) du légendaire Poulidor hollandais : Zoetemelk (6 fois deuxième et vainqueur à 34 ans.) Pourtant, le Texan, humain comme jamais garde le buste droit. Et si on le disait franchement, une bonne fois pour toutes, détracteurs et anti-LA avec une bonne foi même partielle : Lance, respect.

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Mon journal du Tour (2e édition)

astanacarAnalysport vous fait bénéficier de son accréditation sur le Tour pendant deux étapes. Après une série d’échos, place à un sujet mag’ sur la formation Astana. Analysport a rodé une bonne heure ce matin autour du car de la formation kazakhe avant le départ. Ambiance.

Alberto Contador a choisi le bon moment. Alors que son meilleur ennemi Lance Armstrong se défaisait en douceur et dans la même malice habituelle des médias, l’Espagnol se hâtait à quitter le bus Astana et rejoindre furtivement la ligne de départ. Ni vu, ni connu. Ni sourire, ni parole. Chez Astana, Armstrong reste la star et Contador s’est rappelé au bon souvenir de l’époque Discovery Channel pour s’y faire. Trève de jalousie.
Chez Astana, hier matin, c’était sourires crispés et attitudes contre nature. Et même si Johann Bruyneel se forçait à répondre tant bien que mal aux blagues discutables des journalistes : “Johann, est ce que Armstrong joue de la trompette ?” Réponse de l’intéressé dans son premier degré habituel, en toute délicatesse : “Qu’est ce que vous voulez que j’en sache ?”. Le tout bercé par un léger rire de circonstance et une petite tape amicale sur l’épaule du fameux apprenti humoriste.
Car derrière cette décontraction apparente, ce désir de faire bonne figure devant la foule, le Belge avait certainement dans un coin de la tête cette image de Levi Leipheimer, bras dans le plâtre, resté à quai à Vittel, mais qui avoue sans détour, “devenir le premier supporter de l’équipe”.
Astana a donc perdu gros, Astana s’est vu maigrir d’un renfort décisif dans la haute montagne, mais Astana ne laisse aucune place au doute.
Johan Bruyneel n’hésitait pas à l’affirmer à chaud : “Bien que Levi ne soit plus là, nous restons encore aujourd’hui l’équipe la plus forte du peloton”. Un constat à priori inutile tant la formation kazakhe domine jusque ici son sujet. Alors, signe de nervosité avancé ?
A 11 h 45 hier, sous les premières gouttes de pluie annonciatrices d’une journée galère, Lance Armstrong s’est donc présenté à la presse. Et contrairement à son staff, le patron n’a pas caché sa nervosité. Sur un autre sujet : “Trop, c’est trop. Nous sommes contrôlés sans arrêt, plus que tous les autres. Nous avons le passeport biologique. Nous sommes contrôlés plus que quiconque et nous n’avons aucun cas positif”. Une réponse en verbes et en arguments à l’attaque de la veille signée Roselyne Bachelot, qui soulignait, “le regrettable incident qui s’est produit samedi dernier où il y a eu un certain retard à l’allumage de la part de l’UCI lors du contrôle de l’équipe Astana ne doit plus se reproduire pour qu’il n’y ait aucun risque de contestation”.
Si Astana reste et restera une équipe discrète sur les routes du Tour, glacée en terme de relations et d’apparitions purement sportives, côté paranoïa et commérages, elle reste Reine absolue.
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Mon journal du Tour (1ère édition)

Analysport vous fait bénéficier de son accréditation sur le Tour pendant deux étapes. Un petit tour de France d’anecdotes et d’échos pour respirer coulisses du 3e événement sportif au monde.

roselyne_bachelot_referenceAstana à demi-bloc : 211 km entre Tonnerre et Vittel. Pour Contador, comme pour Armstrong, l’étape a duré 211,05 m. La ligne à peine franchie toute l’équipe Astana s’est repliée en “off” et s’est amusée à disparaître dans les profondeurs de la logistique. Pendant que le reste du peloton jouait le jeu des journalistes et autres fans, les cyclistes d’Astana ouvraient déjà le robinet de leurs douches. Une bloc de glace dans une étape accablée par la chaleur.

Fignon à la file indienne : Même pour Laurent Fignon, les bouchons restent les bouchons. Dans un véhicule discret, le double vainqueur du Tour est resté bloqué entre deux camions après l’étape … Et les heures sup’ ne sont pas payées.

Daniel Mangeas retourne sa veste : A 15h15, Daniel Mangeas, le célèbre speaker du Tour annonce clairement que le peloton va manger ‘tout cru” les sept échappées. Mais Daniel Mangeas n’est peut être plus le fringant pronostiqueur d’antan. Quarante minutes après, la bible du Tour se rétracte : “Les sept iront au bout, vous pouvez en être certains”. Merci Daniel.

Roselyne version sport : Lorsque Gérard Holtz interviewe la ministre de la santé et des sports Roselyne Bachelot, le téléspectateur est loin de se douter que Mme la Ministre est affublée d’une paire de basket de fortune, style “Atemi”. Avec la veste et le jogging de l’équipe de France olympique, Roselyne s’est dévoilée publiquement à la pointe du sport moderne.

Lorsque la sonnerie du portable d’Analysport interrompt la conférence de presse du vainqueur de l’étape Nikki Sorensen, sous le regard  accusateur de quelques journalistes danois, Analysport comprend qu’il est temps d’aller travailler en salle de presse. Il est 18h45. Les barrières, les podiums sont démontés. Le Tour est déjà ailleurs. Demain, suite et fin de “Mon journal du Tour” avec les anecdotes du village VIP départ à Vittel.

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Que l’on aime ou pas …

CYCLING-WORLD/Le monstre de la pop a livré son ultime déhanché ce week-end. Que l’on aime ou pas, Michael Jackson est un mythe et le restera par delà le temps et les âges. Pour Jeannie Longo, c’est un peu la même chose. Que l’on aime ou pas, la “mamie” la plus performante de France restera à jamais dans le livre d’or des monuments du sport français. On m’avait demandé un jour, quelle personne pourrait prêter son effigie à un timbre. Jeannie Longo m’était apparu comme une sorte d’évidence. Elle incarnait une multitude de valeurs à mes yeux : la féminité, le charisme, la France qui gagne et l’intemporalité. Que l’on aime ou pas, Jeannie a une nouvelle fois ridiculisé la jeunesse arrogante jeudi dernier en écrasant le contre-la-montre de son coup de pédale quinquagénaire. Que l’on aime ou pas, Jeannie a décroché plus de titres nationaux que son propre âge (57 pour 50 ans). Que l’on aime ou pas, le sport français ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans son Atlas des temps moderne, Madame Jeannie Longo

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Les bribes de l’humanité

mai 24, 2009 arnaudcael 1 commentaire

Lance-ArmstrongMiraculé, envoyé pour prôner la résurrection, icône de la force de soi: Lance Armstrong 1999-2000. Impassible, froid, saillant: Lance Armstrong 2001-2005. Friable, bavard, abordable: Lance Armstrong 2009 premier trimestre. Parqué, isolé, défraichi: Lance Armstrong post-12e étape du Giro. L’Amérique vante son melting-pot, ses innombrables profils qui forment un tout. Et avec Armstrong, l’Amérique peut être fière. Elle tient son ambassadeur en la matière. Victime de la cruauté de ses adversaire, bien que toujours révérencée (cela va de soi), Armstrong est apparu dans les Dolomites en humain. En martyr aux yeux du grand public qui écarquille encore les yeux à chaque étape.  L’image d’un Texan nouant les lacets d’un col à la vitesse du son est encore profondément ancrée dans les pupilles. Voir, sans surprise véritable, Armstong souffrir, cracher ses glaires en cycliste modèle relève presque du fantastique. Alors que ressentir d’autre que de la pitié? Même ses détracteurs en viendraient à verser quelques larmes en leur for intérieur. Même s’il se contente d’une respectable 13e place au général, une courte cure d’humanité ne fait jamais de mal. Mais comment expliquer ce comportement glacé, congelé envers les médias à l’issue de la 12e étape? Alors qu’il s’est appliqué un hiver durant à redorer sa photo écorchée, Armstrong goûte de nouveau au boycott. Bouche cousue aussitôt la ligne franchie. Le naturel reprend toujours le dessus. Cette transition actuelle laisse augurer un Tour de France où l’omerta et autres signes extérieurs accaparés de l’étiquette “pro” vont servir de couvercle à l’humain Armstrong en sommeil.

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Van Impe répond aux barbares

large_343769“C’est pour mon fils que j’ai gagné aujourd’hui”. Dans les rues de Waregem, Kevin Van Impe se liquéfie sous le poids de l’émotion. En décrochant A travers les Flandres, il vient d’enchérir son palmarès d’une  ligne majeure. Mais le puissant neveu de Lucien (vainqueur du Tour 76), apporte aussi et surtout une belle réponse pleine de poigne  et de sens au caractère bien trop barbare de certains contrôles anti-dopage. C’était il y a tout juste un an. L’anecdote ne le quittera certainement jamais.

Dans la morosité du crématorium de Lochristi, en Belgique profonde, le jeune père de 26 ans adresse un dernier signe à son jeune fils décédé. En pleurs, Van Impe a rangé depuis quelques jours déjà le vélo au garage. Oubliés ses faits d’armes lors du Circuit Franco-Belge ou au Tour du Qatar. Mais en cyclisme plus qu’ailleurs, la patrouille n’est jamais bien loin. En pleine messe, au beau milieu de la terrible réalité de la vie, quelques hommes font irruption dans l’enceinte de recueillement, valises à la main. Kevin Van Impe veut croire à un cauchemar. “Monsieur, vous faîtes l’objet d’un contrôle anti-dopage”. Maintenant. Pas après. Maintenant, à quelques mètres du cercueil d’un fils prématurément disparu. L’histoire s’empare du peloton, qui, touché, retarde le départ de la 7e étape de Paris-Nice.  Un signe fort. Mais plus fort encore : aujourd’hui, A travers les Flandres, Van Impe a gagné pour son fils. Une vraie réponse sportive à la cruauté de l’homme.

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Fin de crise et méli-mélo

septembre 26, 2008 arnaudcael 1 commentaire

Il suffisait donc d’un retour de Lance Armstong au sein du peloton pro pour mettre un terme (partiel ?) à la gueguerre de 4 ans entre l’UCI et les organisateurs des 3 grands Tours (ASO, RCS et Unipublic). Car la magie a opéré de belle manière. A l’heure où les opposants se trouvaient dans l’impasse et où le cyclisme restait compacté, étouffé au beau milieu des décisions improbables d’une instance comme de l’autre, et bien Armstrong est arrivé ! Et le cyclisme va mieux. Facile d’établir une corrélation, mais difficile de croire à une coincidence …

Le pitoyable Pro Tour (remporté par Valverde au cas très probable où vous ne le sauriez pas) devrait donc êtrs rayé de la carte UCI. “Nous allons travailler ensemble sur un calendrier mondial (avec épreuves historiques et courses ProTour) et un système de classement. L’UCI va procéder à une révision totale du système de l’élite avec ses partenaires”, a souligné Pat McQuaid. Pas trop tôt donc. Mais cette entente s’inscrira t-elle dans la durée ?

En tous les cas, il va falloir clarifier certaines choses d’entrée et mettre définitivement le Pro Tour aux oubliettes car même les puristes sont perdus dans cet abracadabrantesque cirque du deux roues … Avec les mutliples transferts de l’intersaison (plusieurs formations ont cessé leur activité), il va falloir vivement s’accrocher en 2009.

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Indurain … version améliorée

septembre 21, 2008 arnaudcael 2 commentaires

Contador ? Un danseur né. Largement debout sur les pédales lors d’une ascension, sur la pointe des pieds, déhanché, le grimpeur d’Astana n’a pas faibli sur la Vuelta. Il est jeune. Il a tout gagné ou presque.

C’était écrit. Aussi prévisible que l’élection de Sarkozy en 2007. Alberto Contador a dégainé. Plus de munitions en ceinture, mais un troisième Grand Tour remporté. La logique a donc été pleinement respectée. Après la France et l’Italie, Contador se devait de faire la loi chez lui. Pas de place au spectacle, juste à une gestion et maîtrise exceptionnelle.

Le grimpeur virevoltant a archi-dominé cette boucle hispanique. Jamais ses adversaires n’ont pu contester sa suprématie et à défaut celle de sa formation. Deux attaques finales lui ont permis de glaner “l’oro”. Dont celle au sommet du mythique Angliru. Mais une question s’impose de manière naturelle : Leipheimer (2e à 1 minute) aurait-il pu remporter la Vuelta au sein d’une autre formation qu’Astana ?

Évidemment, nous ne connaîtrons jamais la réponse. Reste que l’Américain a fait jeu égal, même mieux que son illustre coéquipier sur ce Tour sans prendre en considération les bonifications. Mais ceci appartient à la pure anecdote car l’histoire retiendra que l’Espagnol est parvenu à remporter “haut la main” les trois Tours mythiques (France, Italie, Espagne dans l’ordre) en deux années. Et dire que les puristes cherchent encore à cette heure un véritable champion à la succession de Armstrong …

Contador a tout pour séduire. Le courage, la gestion, le talent, la jeunesse, la belle gueule … Tout ! Sauf cette implication présumée dans la fameuse affaire Puerto à laquelle peu de sportifs espagnols ont échappé (même Nadal y est passé, plus discrétement certes). Mais à preuve du contraire Contador est bien le King indiscutable du monde cycliste à cette heure, le successeur rêvé d’un Miguel Indurain en version améliorée pour la nation espagnole. Et l’excuse de la non adversité actuelle n’est justement pas d’actualité. Contador devance Leipheimer, alors qu’il y a à peine 5 ans Heras (premier choc) devançait Isidro Nozal (ça vous la coupe!).

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Attention aux boss(es) !

Quel intérêt Lance Armstrong a t-il vraiment de  faire tourner à nouveau ses pédales automatiques dans le monde Pro ? “Celui de gagner un 8e Tour de France”, estime l’intéressé. Raison valable, mais pas complètement convaincante car les risques sont nombreux pour lui.

Premier risque : Jamais “pincé” par la patrouille dopage, Armstrong longuement soupçonné, s’expose à de nouveaux contrôles plus perfectionnés. Quand bien même, un 8e Tour remporté soulèverait de nouveau la plus grande suspicion à son égard.

Second risque : Le Texan a fermé une première fois la porte “cyclisme” au sommet de sa gloire. Sur un 7e maillot jaune de suite. A presque 37 ans, la jeunesse incarnée par Contador, les frères Schleck, voire Valverde pourrait s’avérer insurmontable. En cas de revers, son image pourrait prendre sérieusement du plomb dans l’aile.

Troisième risque : Lance Armstrong et le public. Cela fait deux. Les Français ne se réjouiront pas de son retour, bien content d’avoir aujourd’hui réussi à l’oublier. Une hypothétique 8e victoire ne le remonterait certainement pas dans l’estime de la masse populaire. Gare aux tomates !

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Julien Absalon : “La tendance s’est inversée”

A quelques jours de son départ à Pékin, Julien Absalon se sent prêt à défendre sa couronne et révèle en exclusivité son forfait pour le Tour de France VTT dont le départ sera donné demain dans ses Vosges natales.

Julien, vous venez d’enchaîner deux belles victoires consécutives au Canada et de fait, quasiment de remporter la Coupe du Monde. On vous a senti vraiment très facile…
“Les manches de Coupe du Monde ne sont jamais vraiment faciles. En plus, ces deux parcours étaient exigeants. Mais il vrai que tout s’est passé à merveille. J’ai pris un bon départ, je suis parti très tôt et ainsi pu éviter tous risques de chute. Je me sens très bien depuis quelques semaines et je monte en puissance depuis la manche de Coupe de France des Orres.”
Vous avez prévu de disputer les deux premières étapes du Tour de France VTT cette semaine à Vittel ?
“Non, finalement, je ne m’y rendrai pas. Avec Gérard, nous avons effectué un véritable changement de programme récemment. Du coup, je ne vais pas rester longtemps dans les Vosges et je vais partir dès demain en Côte d’Azur pour me préparer à la chaleur de Pékin.”
Après cet intermède sudiste, le grand départ pour Pékin va se profiler. Quel jour vous envolez-vous exactement et avec qui embarquez-vous ?
“Je prends l’avion pour la Chine le 17 août pour arriver sur place le lendemain. Je vais partir avec ma femme bien sûr, mais aussi avec la moitié du groupe France de VTT. L’autre moitié sera sur place dès le 13 août.”
Pourquoi un départ assez tardif alors que la course se déroulera le 23 août ?
“Je souhaite effectuer le plus gros de ma préparation en France. Pékin ce sera donc au dernier moment. Car il est difficile de rouler là-bas en raison de la forte pollution.”
A propos, vous nous aviez confié que vous n’étiez pas très à l’aise lors de la reconnaissance du parcours l’an passé à cause de la pollution. N’est ce pas là une appréhension supplémentaire ?
“Non, en partant du principe que ce sera pour tout le monde pareil. Je ne vais pas y penser pour le moment.”
Et justement ce parcours. Comment le jugez vous ?
“Je le trouvais très roulant lors de la reconnaissance. Mais suite à plusieurs réclamations, les organisateurs l’ont modifié. Ils ont rajouté des pierres, des virages et une montée supplémentaire. Du coup, il sera plus dur et plus technique. Cela ne jouera en aucun cas en ma défaveur.”
Une fois à Pékin, comment allez vous gérer les cinq jours qui vous conduiront jusqu’au jour J ?
“J’irai effectuer les derniers repérages. Justement, j’irai étudier ce parcours modifié. Je ne l’ai vu uniquement que sur des photos jusqu’à présent.”                 Concernant l’adversité qui vous sera proposée, comment vous jaugez-vous par rapport aux autres actuellement ?
“Très bien. La tendance s’est inversée entre Christoph Sauser et moi. Il y a quelques mois, il était sur un nuage et moi moins bien. Aujourd’hui, je suis de nouveau en grande forme et malheureusement lui est tombé récemment. Mais on remarque cette année que tous les cadors de la discipline ont vécu des moments plus ou moins difficiles.”
Outre Sauser, qui surveillerez vous particulièrement ?
“Hermida devrait être au rendez-vous. Il est un peu en retrait actuellement mais il ne faut pas l’oublier. C’est un parcours qui pourrait parfaitement lui convenir.”
Imaginons le proche avenir avec une nouvelle médaille d’or autour du cou. Quelles seraient alors vos perspectives post JO?
“Je ne veux pas penser à après. Je n’ai que l’objectif de l’or en tête. Mais je continuerais bien évidemment le VTT. J’ai prévu de me rendre à la finale de la Coupe du Monde pour assurer ma victoire au général.”
Un échec rendrait à contrario votre saison plus terne…
“Non. J’ai gagné 5 manches de Coupe du Monde cette année. Je devrais gagner le général prochainement sauf pépin. Et je suis resté n°1 mondial. Mon seul échec concerne les Championnats du Monde, mais je préfère l’avoir connu à cette occasion et pas aux Jeux.”
Recueillis par Arnaud CAEL (paru dans La Liberté de l’Est )

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Un dernier petit Tour d’horizon

Encore un petit tour, une petite semaine et le Tour 2008 appartiendra déjà au passé. Mais si l’on occulte de l’analyse le vocabulaire du dopage, cette édition est un véritable petit bijou. Un bijou de suspens, de densité … La conquête de la toison d’or n’a jamais paru aussi ouverte depuis des dizaines d’années.

La liste est longue. A une semaine des Champs, ils sont 6 mercenaires à pouvoir encore rêver de porter la tunique ensoleillée. Six gars, six durs qui n’ont pas (encore) connu leur jour sans.

Franck Schleck : L’actuel maillot jaune confirme évidemment tous les espoirs placés en lui en amont de cette grande boucle. Leader, régulier, le Luxembourgeois ne peut mieux faire. Copie parfaite. Il lui faut toutefois creuser davantage sur les 2 dernières étapes Alpestres.

Bernhard Kohl : L’autrichien a déjà été repéré sur les cimes françaises. Mais à ce niveau, non ! Kohl se surpasse et surprend à chaque étape. Mais la victoire finale sera pour lui une mission impossible cette année en tout cas. Inexpérience dans la semaine décisive, rouleur du dimanche lui feront perdre pied progressivement. Sauf coup de folie ! Mes pronostics n’en sont pas à l’abris.

Cadel Evans : Il est toujours le mieux placé pour s’imposer sur ce Tour. S’il conserve à l’issue des Alpes moins d’une minute de retard sur la tête, alors Evans aura quasiment course gagnée. Mais au delà, Schleck et consorts peuvent rêver.

Denis Menchov : Le Russe grimpe bien mieux que ces dernières années. Il a enfin les jambes de la Vuelta sur le Tour. C’est le plus dangereux pour Evans. Mon joker pour la victoire à Paris ! Menchov sait rouler. Il peut même envisager de devancer Evans sur chrono dans un très bon jour … à forts enjeux par exemple.

Christian Vandevelde : La vraie surprise. On attendait Vandevelde à petite dose (vers la 10e place), et c’est du lourd. Le rouleur est devenu grimpeur. Le rouleur est devenu tout simplement complet. Un vrai coureur de Tour. Il a les moyens d’accrocher un podium. Il ne lui manque qu’une chose pour le moment : le panache ! C’est un suiveur qui s’inscrit un peu dans la dynastie des Julich.

Carlos Sastre : Sublime opération que vient de réaliser lors de cette dernière étape le grimpeur de chez CSC. Il a simulé la rupture et au final arrive avec les meilleurs. S’il attaque, et lui peut faire très mal dans ce domaine, il peut prendre une belle option. A condition de réaliser un chrono propre derrière. Il en est capable. Les places d’honneur, ça va deux minutes !

Un retour inespéré ? Et si ce Tour était fou jusqu’au bout ? Parmi les poursuivants,un seul peut encore éventuellement se mêler à la lutte sur un coup de dés improbable. Alejandro Valverde. S’il entreprend une échappée au long cours en bénéficiant du marquage à la culotte entre leaders, Valverde peut revenir de loin. Quatres minutes à reprendre ce n’est pas le bout du monde. Il ne faut pas enterrer trop tôt l’Espagnol.

Mon classement final :

1. Denis Menchov – 2. Cadel Evans – 3. Carlos Sastre – 4. Franck Schleck – 5. Christian Vandevelde – 6. Alejandro Valverde – 7. Bernhard Kohl – 8. Samuel Sanchez – 9. Kim Kirchen – 10. Vincenzo Nibali

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Ricconard

juillet 17, 2008 arnaudcael 1 commentaire

Le voici le secret de la Saunier Duval. Dévoilé au grand jour par son leader. Car si Ricco, qui de toute manière avait une belle tête de dopé, a été rattrapé “par la patrouille” comme le dit si bien Roger Legeay, le reste de l’équipe n’est pas mieux. Et ce n’est ni manquer d’objectivité ou mettre tout un monde dans le même sac que d’affirmer ceci. On ne veut plus voir ce type de “tête de mort blonde” à la limite de la vie quand vous le regardez, et qui est capable par la magie de l’EPO (3e génération s’il vous plaît) de vous coller un démarrage abracadabramtesque sur les cimes pyrénéennes. Dehors Ricco, dehors les Epagnols et les Italiens. Tant qu’il n’y aura pas eu d’évolution du système anti-dopage dans ces pays, les coureurs ou les équipes de ces 2 nationalités n’ont rien à foutre sur le Tour.

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Infernal Saunier Duval

Personne ne s’attendait vraiment à voir la formation Saunier Duval éclater au grand jour lors de ce Tour. On savait Ricco capable de miracles, Piepoli fin renard des cîmes, mais à ce point ! Deux autres noms viennent s’ajouter à la fête des jaunes et blancs : David de la Fuente, qui -comme à l’accoutumée- n’a qu’un but en tête : la banderole du meilleur grimpeur et José Cobo Acebo. Celui là même qui s’était révélé sur le Tour du Pays Basque voici 2 ans.

Bilan à ce jour : 3 succès d’étapes, un maillot à pois et un maillot blanc. La razzia version Espagnole. Et faut-il encore rappeler que le leader de cette équipe au départ de Brest, José Gomes Marchante a mis pied à terre lors des étapes de plaines. Alors que peut espérer cette formation de plus dans cette grande boucle ? La boucle semble en effet bouclée. Piepoli est rassasié. Cobo est placé. Mais le cobra veut encore mordre.

Deux maillots et deux étapes ne lui suffisent pas. 9e du général, Ricco semble avoir les armes pour accrocher un top 5. Merveilleux ! Après une seconde place au Giro …

Alors quel est le secret Saunier Duval ? Mieux ne vaut-il sans doute pas le savoir …

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Boonen en mode boulette ?

Le Belge de la Quick Step fait beaucoup parler de lui en ce mardi 10 Juin. Vers 8h30, on apprend qu’il serait sur le point de signer chez Bouygues Telecom la saison prochaine. Pas si attendu que cela. Tom aurait besoin de changement. Serait-ce alors le gros coup de filet de l’intersaison ? On suivra l’évolution de cette affaire. Transfert annoncé et puis vers 10h : coup de massue ! Un communiqué nous apprend que l’ex champion du monde aurait été contrôlé positif à la cocaïne le 25 mai dernier au départ du tour de Belgique. Encore un coup anti média à l’encontre du plus people des cyclistes pro ? Vraie source ? Cela remettrait bien évidemment en question son probable transfert. Sa carrière tout simplement. Tom, espérons que tu n’ai pas fait la boulette car la Belgique ne te le pardonnera pas.

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