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Une forêt au septième

octobre 5, 2009 arnaudcael 1 commentaire

Une barrière automatique, sept étages plus haut, un couloir d’hôpital, une machine à café, quelques pas et c’est la rédaction de Canal + Sport, Sport +. A défaut d’être sur place, Analysport vous propose une petite visite écrite. Vous êtes désormais une souris dans une foret de cassettes.

C’est l’histoire de quelques armoires branlantes, d’un tsunami de bandes vidéos amassées dans les coins et recoins d’une centaine de mètres carrés. Et finalement c’est ça Canal + Sport, c’est ça Sport +. Du dessus, du dessous, des cassettes, des numéros de série perdus un peu partout : “Rangées, elles sont rangées”, souligne à décharge un journaliste. Rangées,oui. Comme la chambre d’un adolescent. On fourre tout, on retrouve tout. Une petite fouille sur le bureau de Lionel Buton (spécialiste des Sports US) pour s’apercevoir qu’un match NBA de 2003 n’est pas aussi loin que l’on pourrait croire. Une fameuse bande Escudé/Hewitt plus tard, au milieu des paperasses de Frédéric Viard et ce sont des souvenirs improbables qui se réveillent. Les souvenirs d’une Coupe Davis glanée voici 8 ans mais dont l’exploit d’Escudé, à défaut d’exister dans les mémoires, survit en une bande de 124 minutes, rangée sans hasard pourtant dans un coin de bureau. A défaut de cassettes, George Eddy préfère les posters. Dans son mètre carré, coincé dans un angle, la voix NBA de Canal laisse des lettres de fans, des cartes postales en plan, aux yeux de tous près de son ordinateur. Avec une affiche pour rappeler : “Toute conversation sur le badminton est interdite”. George a ses principes, Canal aussi. La désacralisation. A voir David Cozette dans la peau d’un agent Men in Black sur la porte de son bureau peut prêter au sourire, le calendrier de femmes nues made in Xavier Vaution laisse plus rêveur. Côté golf, pour se distinguer des autres et probablement pour faire la pub d’une discipline plus traditionnelle on préfère accrocher des dizaines d’accréditations sur une lampe de fortune. Les catcheurs, les boxeurs, les navigateurs au sens journalistique du terme ont aussi leurs petites habitudes. Parce que la genèse du sport à Canal c’est une forêt de cassettes, une machine à café quelques bureaux, huit cabines de speak et une touche de légèreté. Un badge, sept étages, quelques pas et vous pourrez vérifier ça.

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Balle au centre

Même en vacances, Analysport ne chôme pas. L’occasion était trop belle pour dessiner les contours de ce que peut être le sport au Portugal. Un conseil : avant de lire ces quelques lignes, sortez une bonne canette bien fraîche de votre frigidaire.

eus%C3%A9bioAu sortir d’une petite grimpette dans le Vieux Lisbonne, lorsqu’il est bon de s’installer au coin d’une table ronde au détour d’une blonde bien mousseuse, des échanges prennent corps la plupart du temps. Et c’est le patron du bar qui règle la ligne éditoriale. Ce sera du foot et rien d’autre. “Pour être honnête, il y avait penalty. Zidane l’a mis. Pour moi il reste le plus grand milieu de tous les temps”. Trois ans déjà donc que Zidane anéantissait d’une frappe impitoyable les espoirs de dix millions de Portugais. Trois ans et pourtant. Ce France – Portugal, demi-finale de Coupe du monde, aride sur le jeu, sans fond, reste encore aujourd’hui le centre absolu d’une conversation sportive de base dans les troquets de la capitale. Le foot fait vivre son homme. Un insignifiant troisième tour préliminaire à la Ligue des champions s’invite sans problème à la une de la totalité des quotidiens. Sportifs ou non. Lorsque le Sporting Portugal revient de Twente avec le nul de la qualification dans la poche, ce ne sont pas moins que “Les bras de Dieu” qui s’ouvrent à la une du grand quotidien sportif national, A Bola. Et dans ces mêmes pages, quelques centaines d’articles plus loin, dans les bas-fonds du traitement médiatique, les basketteurs de l’équipe nationale tracent dans l’anonymat quasi-total les prémices de leur chemin vers le Championnat d’Europe. Au Portugal, on ne leur demande rien. Ou du moins des broutilles, plus sociales que sportives : porter haut les valeurs de la nation. La fierté en tête. Car ces quelques joueurs de balle, inconnus au bataillon (9 Portugais sur 10 ne sont pas capable de citer le nom d’un seul d’entre eux), comme les rugbymens ou les athlètes, ne peuvent lutter contre le Roi football incarné par Eusebio et Cristiano Ronaldo, adulé  de ce que l’on pourrait nommer “nouvelle génération”. Mais revenons dans ce bar lisboète où ce fameux Ronaldo n’est justement pas épargné par les anciens. Le patron agrippe fermement un magazine : “Quand il cessera d’apparaître en tête de cette merde peut être qu’il pourra commencer à jouer au football”. Mais d’ici là, on risque fort de parler encore et toujours Coupe du monde 2006 à Lisbonne.

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L’heure des vacances

C’est l’heure pour Analysport de prendre quelques jours de vacances. Direction le Portugal pour la décompression. Rendez-vous dès le 16 août pour la suite des aventures !

Arnaud

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Du café plein les chemises

100199901_largeUn peu de loisir dans ce monde de sport. Analysport vous propose le deuxième volet de la trilogie “Tout le monde veut prendre sa place”. Après le casting voici trois mois, place aux coulisses de l’émission.

Deuxième épisode : Du café plein les chemises

“Il est 8h13. Un couple discute devant l’entrée de VSF. C’est bel et bien dans cet endroit aux allures de garage de banlieue que se tourne, sur un plateau “made in 21e siècle”, une des émissions les plus populaires du pays. L’attente est pénible, la chaleur étouffante. Le hall achève de cuire ses convives lorsque deux femmes déboulent de nulle part. “Mesdames, Messieurs, pour TLMVPSP veuillez nous suivre”. 8h35 : l’aventure commence dans un vestiaire de fortune. “Sortez vos affaires, on va voir comment vous allez vous habillez”. Arnaud propose sa chemise bleue azur : “Ouais, elle est plutôt bien, mais il ne faut pas d’autre couleur bleue sur le plateau”. Les trois hommes sont rapidement présentables et filent au maquillage. Didier manque son premier geste et renverse son café sur le bas de sa chemise rose. “Ca arrive souvent”, rassure un technicien. Plus le temps de tergiverser, chanegement d’apparat en hâte et hop au maquillage. Les cernes creusées s’effacent au doux frottement des pinceaux, Arnaud recouvre son apparence de jeune premier, pendant qu’Estelle s’installe sur le fauteuil comme si elle avait toujours vécu dans ce genre de pièce à miroirs éclairées par quelques ampoules de stars. Le maquillage se termine. Dans une petite pièce, à l’abri des regards, de l’effervescence matinale, les candidats patientent. Harangués à faire valoir leur naturel, voire à exagérer la détente et l’amusement. Le briefing est simple,  entre une gorgée de coca et un croissant avalé, mais aussi efficace et ne manque jamais de produire son effet. Les vannes fusent, comme pour soulager un coeur devenu trop pesant. “Profitez-en ! Vous êtes là pour la première et la dernière fois”. Micro branché, chemise impeccable, Arnaud est paré à entrer dans l’arène. Mais le réalisateur l’interpelle : “Arnaud, il faudrait peut-être changer ta ceinture car on verra probablement le logo Vuitton à l’écran si tu défies le champion” – “Je vais me faire éliminer dès le premier tour, donc pas de risques”. 10h10, la problématique ceinture oubliée, les six candidats pénètrent sur le “tout nouveau plateau”. Le public, enflammé depuis une bonne demi-heure par le traditionnel chauffeur de salle, démarre au quart de tour. Trois répétitions de l’entrée, une explication du parcours à effectuer durant l’émission, Nagui entre trois minutes avant l’antenne, serre les mains le visage encore marqué par une nuit probablement courte et “Bonjour à tous ! Tout le monde veut prendre ….. sa place !”.

A suivre …

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Ils marquent l’Histoire au présent

valentino_rossi_helmet_01Ceux-là sont rares, recherchés par le bout de nos doigts. Ceux-là font déjà partie intégrante de l’Histoire du sport. Ceux-là sont encore en selle, au volant ou sur les courts. Chaque jour qui passe est un pas de plus dans la légende. Analysport vous propose une petite revue d’effectif des Champions des temps modernes.

Roger Federer = A 27 ans, le Suisse est déjà le plus grand de l’Histoire de son sport. Tout est dans cette affirmation, dans laquelle transpire le talent, la concrétisation et le génie. Une phrase image d’ailleurs à la perfection le système actuel : “Je respecte Nadal, et j’admire Federer”. Rien à dire de plus.

Sébastien Loeb = Recordman de victoires (52 contre 27 pour Carlos Sainz deuxième), quintuple champion du monde à la suite, en passe de glaner sa sixième couronne, 20 rallyes différents remportés … Un abandon par an en moyenne sur erreur de pilotage : dur de  lutter dans ces conditions là.

Valentino Rossi = En plus d’être un pilote d’exception, Valentino Rossi est un homme très apprécié du public car, fait extrêmement rare, son équipe technique l’a suivi lorsqu’il a quitté Honda pour rejoindre Yamaha. Au final, cela donne 69 victoires en catégorie Reine, 6 titres Mondiaux. Rossi a battu tous les records de précocité et confirme à maturité. Son illustre prédecesseur Giacomo Agostini ne peut que voir défiler ses records un à un.

Tiger Woods = La guerre amicale de victoires en Grand Chelem à distance à laquelle il se livre avec son ami Roger Federer veut dire beaucoup de choses. La plus importante : Woods est seul au monde sur le green. 68 millions de dollar sur son compte en banque, un nom de winner “Tiger” (qui signifie tigre et qui vient d’un ami de son père, un soldat vietnamien qui a combattu avec lui durant la guerre du Vietnam) pour devenir le seul athlète à remporter deux fois la récompense suprême du magazine Sports Illustrated en se faisant nommer : Sportsman of the year.

Lance Armstrong = Quoi qu’on en dise, quoi qu’il fasse, Armstrong est un champion. Dans un siècle, son nom ne sera pas oublié. Sept Tours ne se gagnent pas par hasard. Mais Contador suit les mêmes routes. L’Espagnol sait ce qui lui reste à faire pour arriver aux chevilles de son illustre aîné. Quant à Julien Absalon, il a déjà marqué sa discipline à jamais (le VTT) par ses 4 titres mondiaux, ses 4 Coupe du monde et son doublé olympique.

Usain Bolt = Battre le record de Michael Johnson sur 200m, est la chose la plus impressionnante qu’il ait effectué dans sa jeune carrière. Plus fort que ses 9″69 sur 100m. Maintenant il s’attaque au 400m. Quoiqu’il arrive, son nom restera à jamais gravé dans les livres d’athlétisme.

Michael Phelps = 14 médailles d’or olympiques, dont 8 en une seule olympiade. Phelps a démontré qu’être jeune et acquérir le statut de légende était compatible. Spitz est rangé dans un coin du tiroir. Quelques dérives plus tard, le jeune Américain se remet en selle à la conquête de nouveaux records. Mais que faire de plus quand vous avez déjà tout ?

Le pari Analysport : Ce n’est pas beaucoup se mouiller que d’affirmer que LeBron James va entrer dans quelques années dans l’Histoire de la NBA. Après une saison fantastique, l’homme ultra-fort de Cleveland n’a qu’une idée en tête : rejoindre Mister MJ au rang des idoles absolues de la NBA.

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Bouhail (re)monté comme un cheval

thomas-bouhailLa gymnastique française a longtemps cherché un véritable successeur à l’éclair de performance apporté par Emilie Le Pennec et sa médaille d’or aux JO d’Athènes. Jusqu’à l’éclosion de Thomas Bouhail au saut de cheval à Pékin l’an passé. A 22 ans et une nouvelle médaille d’or continentale dans la poche depuis dimanche, il se tourne déjà vers les Mondiaux de Londres en fin d’année. Tout aussi motivé que décontracté.

Les poings serrés, les muscles encore crispés par l’effort, Thomas Bouhail est en communion. Avec le public mais aussi avec le sort qui l’a envoyé directement sur la deuxième marche du podium olympique. Et peu importe si le titre suprême lui échappe pour un souffle. Le massif dionysien sait d’où il vient et il n’oubliera certainement jamais que sa sélection reste due à la blessure de son pote Pierre-Yves Béni. Bouhail a donc su transformer sa fougue en argent. Un appel de dernière minute, arbalète d’une carrière devenue depuis dimanche, modèle.

Six mois après le rêve éveillé de Pékin, c’est sur le cheval d’arçon de Turin que le jeune champion de 22 ans a confirmé ses éclats. Avec de nouvelles priorités : “Je n’ai pas de pression, mais la médaille apporte clairement une notoriété et change le regard des autres gymnastes. J’aime ce stress positif, cela fait du bien de changer de rang”. Un nouveau juste au corps de favori à sa taille. En survolant les Championnats d’Europe, que lui-même considère comme “le plus haut niveau mondial”, il a vaincu les dernières interrogations à son sujet mais aussi et surtout la blessure.

La peur de la douleur

Une douleur à l’épaule récurrente, qui hante son quotidien depuis ses tout débuts. La vie de gymnaste est à ce prix, mais Thomas Bouhail en est conscient : “J’ai déjà été opéré avant Pékin, et après les Jeux, j’ai ressenti une petite douleur. J’ai alors fait des examens, en février et les médecins ont décelé plusieurs petites choses à réparer. J’ai décidé d’aller aux championnats d’Europe pour gagner et de m’en occuper après”. Cet “après”, ce sont les Championnats du monde de Londres en octobre prochain. Du haut de ses deux médailles et de son mètre soixante-six, rien ne l’effraie. Pas même la pression. “Le fait que ce soit le plus plus haut niveau mondial et que je sois considéré comme le meilleur sauteur du monde me motive pour aller chercher un titre mondial”. Thomas Bouhail est remonté comme un cheval. On n’est pas meilleur sauteur du monde par hasard.

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Quand le cerveau sue aussi …

00762904-photo-nagui-presente-tout-le-monde-veut-prendre-sa-place-sur-france-2Gardez vos muscles aux vestiaires un instant. Le sport cérébral n’en a point besoin. Préparez votre cerveau. Lui seul pourra vous sauver et vous sortir du casting de « Tout le monde veut prendre sa place ». Parce que les adeptes de sudoku, de mots fléchés, d’argumentation en tous genre ont eux aussi leur place bien ancrée dans le monde du sport. S’il n’y a qu’à bouger les doigts de la main, cela n’en reste pas moins épuisant.

Neuf heures quinze. Les derniers concurrents prennent place sur une chaise de fortune au fond de la salle. Discrétion de rigueur. Smoking, jeans, jupes, ados, fumeurs, mémés aux lunettes écaillées : les lignes du terrain de basket de l’espace sportif Jean Favre, dessinées au sol, ne serviront pas à grand chose ce mardi. « Préparez votre cerveau. Nous commençons le test de culture général. Vous avez sept minutes ». Les gouttes de sueur perlent déjà sur le front d’un cinquantenaire bien en chair. Son voisin, un jeune homme fringué dernière mode, tape frénétiquement des pieds, visiblement stressé par l’enjeu. Tous attendent et chacun à sa manière, le feu vert du starter. « Vous pouvez retournez vos feuilles ». Chaque seconde compte, le sprint mental est lancé. « Quel rôle joue Marcia Cross dans la série Desperate Housewives ? ». Une sexagénaire coince sur le sujet, susurre : « Qu’est ce que c’est que ce truc ? ». Chacun des cent trente candidats est dans son monde. Dans sa course contre la montre. « C’est terminé ». Au milieu des rangs, Joël épuisé, jette un oeil à sa montre. Dix heures. « Me faut une bonne clope maintenant ». Histoire de recharger au maximum les batteries avant la prestation orale. Alors qu’un nuage de fumée se forme au dehors, d’autres suivent les lignes de la zone de handball en faisant les cent pas. Nagui est dans toute les têtes. Certains commencent doucement à s’imaginer en tête à tête avec le présentateur vedette sur le plateau.
La loi du sport
Avant cela un exercice en apparence simple mais tellement décisif se présente à eux. Raconter sa vie en public. Sans pudeur. « Je fabrique des pots de yaourts chez Danone », « Je suis journaliste sportif à Nice Matin », «Cela fait tellement longtemps que je suis à la retraite que je ne sais plus ce que je faisais avant ». La petite salle de sport de la Turbie se transforme doucement en gigantesque confessionnal. Midi pile. L’heure du premier verdict. Une petite moitié des candidats sera conservée. Les autres pourront digérer prématurément leur défaite au stand ravitaillement. Quelques minutes plus tard, Joël se fait une raison. Il n’a pas été appelé et cherche les raisons de son échec : « Un manque de préparation évident ». Il ne verra pas Nagui. « C’est la loi du sport ». La salle se vide de ses perdants. « Il ne vous reste qu’un entretien pour passer à la télé. C’est maintenant que tout se joue ». Appel aux forces restantes, l’heure des anecdotes est arrivée. Les candidats défilent à nouveau devant le jury. « Ma mère m’a enfermé sur le balcon pendant un épisode de Candy », « J’ai été piqué par un scolopendre, une chenille amazonienne géante, près d’une piscine à Nancy », « J’ai éteins ma cafetière avec une lance à incendie ». Cartes sur table, chaque mot représente une attaque indirecte envers son voisin. Plus de pitié entre les concurrents. Une place à « Tout le monde veut prendre sa place » s’obtient à la sueur de son front et grâce à une tactique élaborée en conséquence. A treize heures trente, Arnaud sort, rassuré par sa prestation. Il lui faudra faire encore preuve de patience pour programmer un voyage à Paris. Autre vertu d’un bon sportif.

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le positivisme emmerdant

janvier 15, 2009 arnaudcael 3 commentaires

rogerfedererLes sportifs et leur damné positivisme. Exemple tout frais : Jean-Luc Monschau, au soir de la défaite de son équipe le Sluc Nancy Basket en Euroleague devant Sienne (79-103) : “Il faut positiver en pensant que l’on a eu des occasions pour se qualifier”. Phrase à la limite du ridicule. Positiver, donc se contenter, d’une qualification qui est passée en un éclair sous vôtre nez ? Et les vertus du sport, c’est donc ça ? Se contenter d’un non-match et se “foutre encore de la gueule” de 6000 personnes – ayant achetées  un billet 8 euros voire davantage – par une prestation pitoyable ? Si dans ce cas le positivisme s’exprime sous forme d’une réflexion totalement déplacée, il peut aussi résulter d’une confiance en soi inaltérable. C’est le cas d’un certain Roger Federer. On a pu le vérifier en 2008, lors de sa saison -dite- la moins réussie. A la suite d’une défaite contre Mardy Fish ou encore Radek Stepanek, Roger fut le prêcheur de la maxime suivante : “Je suis confiant pour la suite”. Sans véritable coach (Higueras ayant joué le rôle de Casper le fantôme), Federer s’est obstiné à poursuivre dans la voie qui l’amené au top niveau mondial. Sans jamais tenter de prendre en compte la donnée essentielle que ses adversaires progressaient et le jouaient différemment. On peut appeler cela du positivisme aveugle, têtu … tout ce que vous voulez. Tout cela pour dire, que dans le sport, la confiance en soi est décisive, mais une remise en question n’est jamais de trop. Bref, le sport c’est … la vie tout simplement.

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La province avant l’Europe

Quel est le point commun entre Louis la Brocante et l’ASNL ? Ils contractent tous deux une passion pour la collection. Si notre bon vieux Louis se prend à admirer de vieilles reliques souvent inutiles, l’équipe de football de Nancy fait plutôt, elle, dans l’humanitaire footballistique. Elle aide les petits à devenir plus grands. En collectionnant justement les sorties en Coupe.  Brive-la-Gaillarde, Carquefou, Romorantin … Le palmarès devient original, presque unique. Pas envie de jouer la Coupe, Nancy ? «Nous voulons aller en demi-finale de l’UEFA», avait annoncé Jacques Rousselot. Avant de penser à conquérir l’Europe, peut-être faudrait-il se faire respecter en province …

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Voeux de la rédaction

décembre 30, 2008 arnaudcael 2 commentaires

La rédaction Analysport vous souhaite une heureuse année 2009. Au programme de janvier : Championnats du monde de Handball masculin, Dakar, l’open d’Australie ou encore la Coupe du Monde de Ski … en attendant les Mondiaux mi-février à Val d’Isère. D’ici là portez-vous bien, portez-vous SPORT !

Arnaud CAEL

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Le journalisme me rend malade

décembre 27, 2008 arnaudcael 1 commentaire

Bosser le premier week-end post Noël dans les bureaux désertés de L’Equipe, je suis ok. Pas de soucis, malgré une légère nostalgie récente incarnée par un balourd au costume rouge et à la barbe blanche. Mais bosser le samedi, plein jour, avec une température corporelle de 39.4°, je suis moins ok. Pourtant pas de défilement, il faut y aller : la queue entre les jambes mais les jambes, tremblotantes. All Star Game, Tour de Ski, dopage … Ah ça oui : il faut aimer le sport. Malgré cela, la fièvre s’est imposée après avoir emmené rude sprint de très loin. Elle franchit la ligne rouge (ma ligne rouge) à 19h45. Après plus de sept heures de questionnements et d’auto-remises en question : Je reste ? Quand vais-je tomber, accablé par les frissons ? Cette remontée indigeste va t-elle sortir par la voie bucale ? 19h45 donc. Clap de fin. Je laisse la NFL à son ennui et le Vendée Globe à ses vagues. Conséquence : ma passion exacerbée pour le journalisme sportif n’est pas encore à la hauteur d’un thermomètre un peu bouillant. Il y a encore des progrès à faire. Mais ne suis-je pas justement là pour ça ?

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Palmarès Analysport 2008

décembre 19, 2008 arnaudcael Laisser un commentaire

Une belle année sportive s’achève et il est temps d’en tirer certaines conclusions. Voici les “Analysport Awards 2008″. Quatre catégories au programme : le sportif de l’année, la déception de l’année, la révélation de l’année et les plus grands moments de l’année.

Analysport Award du Sportif 2008 :
Pas sur surprises ! Usain Bolt est le sportif Analysport 2008. Son record du monde du 200m en particulier m’a vraiment laissé pantois un moment. Pour ses performances, son talent et pour l’homme : il décroche la récompense suprême. Deuxième place pour Michael Phelps pour ses 8 médailles d’or à Pékin : un exploit qu’on ne reverra pas de sitôt ! Et sur le podium : Rafael Nadal pour son doublé Roland Garros – Wimbledon que seul Borg avait réalisé en 1983.

Analysport Award de la Déception 2008 :
1. Sans réelle surprise, Laure Manaudou est la grande déception de l’année ANALYSPORT. La nageuse française a été humiliée aux JO de Pékin et sur le reste des courses auxquelles elle a participé.

Analysport Award de la Révélation 2008 :

1. Sebastian Vettel est LA révélation de l’année Analysport. Il devance au classement Jo-Wilfried Tsonga. Vettel a gagné le GP de Monza cette saison sur sa Red Bull et devrait s’affirmer comme un futur très grand l’an prochain.

Plus grand moment Analysport 2008 :
1. Rafael Nadal – Roger Federer (Finale du tournoi de Wimbledon)
2. Usain Bolt battant le record du monde du 200m en finale des Jeux
3. Le duel France – USA lors du relais 4 fois 100m nage libre des Jeux

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Communications

décembre 15, 2008 arnaudcael Laisser un commentaire

Quand Leveaux paie sa tournée. – Supersonique dans le bassin version light de Rijeka ce week-end, Amaury Leveaux l’est un peu moins lorsqu’il est question de payer sa tournée … des médias. Il faut dire que l’emploi du temps du jeune nageur péroxydé est démesuré. Ainsi, il était prévu que le natif de Delle se présente, maquillé, pomponné, devant les caméras de Canal + à 18h, alors que ce même Leveaux avait rendez-vous avec L’Equipe TV à … 18h. Mais rassurez vous, Leveaux a bien payé sa tournée.  Il a même ajouté Infosport à son démesuré emploi du temps.

Tournant,cette pipelette. – Arnaud Tournant, le pistard, appelle à la rédaction. Il est 17h05. Spécialiste de l’effort rapide (kilomètre, keirin), le Roubaisien est bien plus à son aise sur la longue distance depuis sa retraite. Au téléphone ça peut durer une bonne demi-heure. Le journaliste raccroche vers 17h35 : “Pfff, qu’est ce qu’il est bavard !”. Aujourd’hui j’ai donc appris qu’il n’y a pas que l’appelation pipelette englobe non seulement les femmes mais aussi les pistards.

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Un peu de bouffe

décembre 12, 2008 arnaudcael 1 commentaire

Episode n°3 de ma vie .fr à L’Equipe

Revu et revue : Avantage non négligeable de ce stage : lecture gratuite de multiples paperasses sportives ou non. Sur le rebord du studio d’enregistrement, les revues s’empilent. Au choix : L’Equipe, France Football, Le Parisien, Aujourd’hui Sport, L’Equipe Magazine, Le Monde. Les tabacs presse ? Je ne connais plus.

Rêve (court) d’un repas gratuit : 13h pétante. Cantine de L’Equipe. Alexandre, mon maître de stage, est à la caisse. Je pose mon plateau pour payer. D’un geste vif et convaincant, Alex sort sa carte de repas. Croyant qu’il allait me régler le tout, je m’avance : “Alex, merci mais j’aurais quand même pu payer …”. Un peu rapide.  Alex est serein. Sa réponse est claire, nette et plus que précise : “Mais t’inquiètes tu va payer ! Je donnais le code pigiste à la caissière pour que tu passes”. Dans mon jargon de nancéien basique, on appelle ceci : du moins de deux !

Japonais, chinois et pizzas : Tous les midis, tous les soirs, c’est la même histoire. Les journalistes présents passent une commande à un traiteur chinois, japonais ou une bonne pizzas chez le “rital” du coin. Un midi, tenté par un changement (d’ordinaire, c’est la cantoche), je m’empare de la carte. 15 euros, 13 euros, etc … Les prix sont tout simplement abominables pour le pauvre stagiaire que je suis. Finalement je vais opter pour la cantine …

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Bonsoir l’entrée !

décembre 5, 2008 arnaudcael 2 commentaires

Episode numéro 2 de ma vie .fr à L’Equipe

Bonsoir : Il est 9h35, le soleil est de sortie pour une fois. Un journaliste décroche le combiné. “Bonsoir madame, c’est pour quoi?”

Expéditif : Ma journée est sur le point de s’achever. Un petit tour en toute discrétion sur Facebook avant de remballer les goles. Peggy, la spécialiste hand, vient à mes côtés. “Arnaud, tu aimes le handball ? Sophie Herbrecht t’attend dans une salle pour une interview”. Le journalisme comme je l’aime.

Entrée réussie ? : Sophie Herbrecht (championne du monde en 03, pour ceux qui n’ont pas vécu ce fabuleux match de la France face à la Hongrie en finale) jette un oeil sur la télé. Sur un canapé noir, elle sirote un coca light. La porte grince. J’entre. Sourire. “Bonjour, Arnaud Cael, on peut se tutoyer ça sera plus facile non ?” (ndlr : je n’ai à ce moment toujours aucune question en tête à lui poser).

Merci : Je guette du coin de l’oeil le temps de conversation. 13′17″. Je ne pensais pas que Pascal Léandri (entraîneur de Ivry Handball champion de France 07) avait à ce point “la tchatche”. Je m’aventure : “Mais Pascal, ce que je veux dire par là, c’est que depuis le titre 07, on attend énormément d’Ivry. Il s’agit de la dernière équipe à avoir vaincu le mythe !”, Réponse : “Je vous laisse libre de vos propos, mais ce que vous venez de me dire me fais vraiment plaisir. Merci”.

Mikko : Anthony (spécialise cyclisme) : “Arnaud, ce n’est pas Mirko Hirvonen c’est Mikko. Tu t’es trompé dans ton article”!
Arnaud : “Attends, je suis sur que c’est Mirko, je te paie un café si tu veux !”
Anthony: “Tape sur google tu verras !”

Je tape Mirko Hirvonen. 1500 réponses s’affichent avec cette orthographe.
Arnaud : “Tu vois j’avais raison”
Anthony prend la souris et tape Mikko. 1 million 500 000 réponses. Résultat : j’ai perdu un café …

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