Le pardon en questions
Pardonne à ton prochain. Milles excuses par avance au cercle clérical mais Analysport ne pardonne pas tout. Les basketteurs de l’équipe de France passent encore, pas Laure Manaudou. Qu’on lise et relise, « c’est peut être la meilleure nageuse de tous les temps », porte en soi une touche désespérante, loin de soulever le véritable problème. Et justement quel est-il ? Une retraite à 22 ans ne peut offrir une telle distinction. Des championnes du monde, olympique et d’Europe le sport en connaît par centaines. Des talents aussi. Mais un véritable champion ne porte pas en lui des failles mentales. Que dis-je ? Un gouffre. Manaudou avait (presque) tout pour réussir : le talent, la capacité à se transcender en compétition. Pas la « vrai » volonté. Celle de devenir simplement adulte. Pour cela on patientera volontiers. Avec le temps, la France se passera de sa championne éphémère (sauf peut être L’Equipe, probablement triste de tirer un trait sur des jeux de mots lamentables en Une, du genre L’or Manaudou, on vous épargnera le reste). Difficile donc de pardonner ce manque de caractère évident, gâchis incontestable. On tendra une main cependant à l’équipe de France de basket, qui pour la première fois de son histoire peut se targuer de circonstances atténuantes après une élimination prématurée en grande compétition. Que peut on lui reprocher concrètement ? De ne pas avoir pris la mesure d’une Espagne qui marche au Gasol ? D’être sortie en grande vainqueur sur le gong d’un duel face à la bête noire grecque ? D’une bataille contrôlée lors des repêchages ? Objectivement, difficile pour Parker et sa bande – comme les médias se sont visiblement épris à les nommer – de plaider coupable. Alors, vous vous en moquez certainement chers basketteurs, mais Analysport vous accorde son plus modeste pardon.



