Pour vous les femmes
Caractère de chien, tennis en perdition, retraite anticipée mais gueule d’ange, corps de rêve et sex-symbol avant tout. Safin s’en va et c’est le trombinoscope du circuit ATP qui en prend un sacré coup. L’homme plait à “toutes” les femmes, c’est une évidence et c’est tout à fait légitime. A une autre mesure, les spécialistes avaient pourtant vu en lui un potentiel numéro un mondial en puissance il y a de cela sept ans. Et lorsque le Russe offre une des plus belles partition de sa carrière en ramenant Federer les pieds sur terre en 2005 au terme d’une demi-finale épique en Australie, puis en s’offrant le titre sans sourciller devant Hewitt 48 heures plus tard, le doute n’existait plus. Safin serait un très grand. Quelques jets de raquettes, d’insultes à arbitre, d’exil vers le Tibet et grosses gueulantes plus tard, Marat va s’effacer après Bercy. Deux titres majeurs, au final riquiqui dans les poches, pourvus (ou entachés, c’est comme vous voulez) d’une panoplie de matches balancés à tout va. Mais si le tennis va perdre Safin, les femmes ‘oublieront pas Marat. Et celles qui ont eu la bonne idée d’enregistrer le numéro du beau gosse dans le répertoire, Pennetta la première, savent au fond d’elles mêmes que c’est là une bien belle occasion pour une partie de jambes en l’air. Pour ce genre de matches, Safin devrait être un peu plus disponible dorénavant.
C’est plus ou moins bien connu, “L’éléphant est le seul mammifère qui peut se masturber en gardant les mains libres”. Mais quand les mains souffrent d’un excès de liberté, une raquette n’est jamais de trop pour les occuper. Trêve d’introduction alambique, mais avouez que ces deux premières phrases sont à la hauteur de l’entreprise des Belges Hénin et Clijsters. Exagérées à première vue. Et pourtant. Pour la comparaison avec l’éléphant n’y voyez aucune allusion physique, Analysport ne se permettrait pas, mais allez chercher plutôt du côté de la connotation historique (respect, donc). Alors retours de trop, retours prévisibles ? L’Us Open a donné raison à Kim. En fait, il serait bête de se priver d’un gavage offert sur plateau en or de majeurs pour ces “deux grandes”. Le tennis féminin n’a jamais été aussi faible. On ne se passionne plus devant des retournements de situation improbables, du style 6-2 0-6 6-0. Les championnes vont se charger tout naturellement de remettre un peu d’ordre dans ce foutoire russo-adolescent. Qui de mieux que Clijsters et Henin pour se faire ? Analysport en fait déjà le pari : la courbe de réussite de Justine s’apparentra fortement à celle de Kim. Le règne belge est déjà tout acquis. De quoi pousser les Williams à plus de régularité et de motivation. Pour Safina, Ivanovic et autres, l’imposture a assez duré.
Il était peut être le seul à croire vraiment en ses chances à 30-30 (4-5) dans le 4e set. Et c’est probablement là l’explication de son coup de force. A tenter d’évincer la pensée que l’on évolue face au plus grand joueur de tous les temps et qui plus est, sur son court fétiche, on finit par se surprendre soi-même. “J’étais presque résigné à me battre”, s’est un temps plaint Juan-Martin Del Potro. Mais se battre pour quoi ? Pour un premier titre de Grand Chelem. On en conviendra. Mais au delà de cette façade, Del Potro a bouleversé une large part de son histoire personnelle en érigeant de son coup droit à plat ultra-puissant, sa modeste miette dans l’Histoire du tennis. Premièrement, il a porté un uppercut direct à la carrière de Federer : fin de l’invincibilité record du Suisse à l’Us Open (40 victoires de suite) ; Bill Tilden et ses 6 Us Open consécutifs ne sera pas rejoint dans la légende ; enfin Federer ne deviendra pas le tout premier à détenir six succès sur deux Grand Chelems. Un casse d’un “gosse” de 20 ans et tout s’efface. Anecdote à part mais tellement révélatrice de la trempe du garçon : avec ce sacre, Del Potro a eu la sage idée de dominer son illustre aîné pour la toute première fois de sa jeune existence. Mais la morale de cette histoire vise bien davantage Roger Federer : Il faut sacrifier un de ses amis les plus chers pour conquérir le cœur d’un être qui vous ignore mais que vous rêvez d’apprivoiser. En d’autres termes : Un Roland-Garros coûte un Us Open.
Comme avant chaque tournoi du Grand Chelem, Analysport livre ses côtes et ses favoris. Aujourd’hui, place à l’Us Open. La manière avec laquelle Roger Federer vient de s’imposer à Cincinnati ne fait pas de doute : il est le grand favori pour empocher un 16e majeur et accessoirement son 6e Us Open. Pour l’en empêcher, Analysport mise sur Andy Murray bien sûr et l’éternelle victime Andy Roddick, mais aussi sur Jo-Wilfried Tsonga, qui possède un tableau abordable et qui en cas de “grosse” forme à l’australienne 2008 pourrait crever l’écran.
Quelle relation peut exister entre la naissance des jumelles Federer et l’impitoyable monde des paris sportifs ? Le secret était bien gardé, les jumelles sont nées ce matin et ce sont les bookmakers qui jubilent. Les Britanniques peuvent en effet (et c’est très sérieux) déjà parier sur une future victoire à Wimbledon des jumelles Federer, Charlene Riva et Myla Rose. La cote pour voir l’une des deux remporter le tournoi londonien est de 100 contre 1. Elle tombe à 25 contre 1 sur un tournoi du Grand Chelem, quel qu’il soit. Les parieurs peuvent aussi miser sur une victoire des soeurs associées en double (50 contre 1 pour un Grand Chelem, 200 contre 1 pour Wimbledon). Les parieurs vous transmettent leurs franches félicitations chère Mirka.
Comment résister au charme et au sourire dévastateur de la Luxembourgeoise Mandy Minella ? La réponse appartient aujourd’hui au domaine de l’énigme. Son compagnon Marcos Baghdatis cherche d’ailleurs encore la solution.
“Proclamer Roger Federer meilleur joueur de tous les temps est statistiquement une évidence et une obligation morale”. Le doute ne transpire plus. The Guardian et autres quotidiens ont percé définitivement l’abcès au lendemain de l’exploit pharaonique du Suisse. Federer a su soigner aux petits oignons l’Histoire. Pour devenir “le seul et unique”, il s’est vu imposé un véritable jeu de quilles par les bras, la puissance et la précision entièrement réunis en le damné Roddick. Si la planète ne peut rester indifférente à ce que vient d’accomplir le Suisse sur la durée (la plus grande performance sportive de l’histoire), elle ne peut que se mettre la tête sous la serviette avec l’Américain. Partager sa 19e frustration, penser d’une même voix intérieure : “Pourquoi Federer existe t-il ?”. Oui, pourquoi Federer existe t-il ? Si tel n’était pas le cas, A-Rod serait probablement un des meilleurs joueurs de son époque et compterait les Grand Chelem sur les doigts des deux mains et non d’un seul pouce levé. Mais heureusement pour le sport, heureusement pour l’image du tennis et de la grâce athlétique, Federer existe. Et désormais il n’y a plus a douter devant tant de succès et de rebondissements, devant tant de maîtrise technique et d’éclairs de génies incessants, devant tant de records et de statistiques uniques : il est le plus grand de tous les temps. Sa nouvelle ascension sur le trône de l’ATP en devient presque anecdotique.
Comme avant chaque tournoi du Grand Chelem, Analysport livre ses côtes et ses favoris. Aujourd’hui, place à Wimbledon avec un immense favori : Roger Federer. S’il s’écroule sur l’herbe du court central dans 15 jours, le Suisse deviendra le seul joueur de l’Histoire à 15 victoires en GC. Emmenée par Murray, la concurrence est rude.
Le 8 juin n’enverra jamais son prédecesseur dans l’oubli. Il est 0h45, nous ne sommes plus dans ces 24 heures magiques mais je suis fier. Fier d’y avoir cru. Fier de l’avoir soutenu dans les grands moments comme dans les épreuves. Fier d’avoir essuyé les moqueries lorsque j’affirmais ou rêvais dans un coin de mon esprit qu’il allait gagner Roland-Garros au lendemain d’une défaite sans gloire au 3e tour du Rolex Masters face à Stanislas Wawrinka.
Gaël Monfils aura eu le mérite de réveiller deux jours durant le chauvinisme national, gentiment endormi depuis sa demi-finale l’an passé. Rien de plus. Son physique hors du commun et son peps entraînant n’ont pas été à la hauteur du génie de Federer. C’était prévisible. Depuis le début du tournoi, Monfils avait certes rudement impressionné sur son niveau de jeu, mais face à Reynolds, Crivoi, Melzer ou un Roddick hors de lui sur terre battue, ce n’était pas encore gage de sureté. Elevé au rang d’icône, victime d’une pression nationale légitime, l’ex-Monsieur Cibulkova n’a aujourd’hui pas encore les épaules pour supporter les charges d’un potentiel vainqueur de Grand Chelem. A 22 ans, il va sérieusement falloir se dégonfler la tête, laisser de côté les écouteurs en conférence de presse, nourrir musculairement un corps encore trop fragile et se rapprocher d’une certaine régularité en match de gala. Mais à l’heure de dresser le bilan tricolore de l’édition 2009, une chose est certaine : si un Français se décidait enfin à succéder à Noah Porte d’Auteuil dans la décennie à venir, Monfils serait de loin le candidat idéal.
Il n’y a pas à tergiverser milles nuits sur la défaite de Rafael Nadal. C’est un signe d’humanité. Un signe qui ne trompe pas. Les plus grands sont faits de veines et de chair. Devant l’ambition et la confiance aveugle de Soderling, Nadal a baissé pavillon pour la première fois de sa jeune carrière à Roland. Pas de quoi rougir. Le physique musclé et saillant du “toro” n’a pas franchi l’épreuve de la fatigue. Mais à la défaite, Nadal a confirmé d’autres valeurs bien plus fondamentales. Le respect, l’humilité. Sobre dans la victoire, Rafa n’a pas flanché à l’exercice tout aussi délicat de la défaite. Et encore, l’Espagnol n’a pas mérité l’acharnement du public contre son combat, n’a pas reçu l’ovation qu’il aurait mérité … Mais le numéro un a su faire profil bas et respecter le désir d’un Roland-Garros totalement ligué contre sa personne. L’ocre désireuse d’un nouveau roi en ses terres n’a pas reconduit le CDD de son jeune empereur de génie. Nadal s’est tapit dans l’ombre, fêtera ses 23 ans dans l’obscurité, loin des joutes acharnées pour sa succesion. Le champion de la lumière sait aussi s’installer de son plein gré dans les oubliettes lorsque son tennis l’abandonne. Respectable.
Blessé par Federer à Madrid, Rafael Nadal arrive à Roland-Garros raquette de favori entre les mains. Si le Suisse et Djokovic semblent en mesure de lui poser des problèmes, Andy Murray ne devrait pas atteindre le dernier carré, victime de faiblesses récurrentes dans son jeu de terrien. S’il fallait citer un Français, Jo-Wilfried Tsonga pourrait faire oublier les forfaits de Gasquet et Monfils. Et comme à l’aube de chaque Grand Chelem, Analysport livre ses cotes concernant le tableau masculin pour le titre suprême.
A l’ombre de la tradition, la modernité. La “Caja Magica” de Madrid respire le neuf, incarne la nouvelle peau du tennis. Et selon Paul-Henri Mathieu, “on peut y faire des châteaux de sable”. Tout va bien donc. En apparence. Le tennis espagnol s’est réellement décidé pour créer une zone d’ombre au dessus du Court Philippe Chatrier. Roland-Garros est-il en danger ? Madrid peut elle chiper le statut de Grand Chelem à la mythique terre battue française ? Pour Analysport, il est temps de taper une fois pour toute du poing sur la table. La réponse est claire: Non.
Il y a le concept du verre de trop. Celui qui pousse la plupart du temps à expulser un repas solide en version liquide. En tennis, il y aussi la théorie de la défaite de trop. Ana Ivanovic est humaine. La Serbe de charme a probablement déjà connu les frasques et les effets d’une cuite dans sa jeune existence. Mais aujourd’hui, la numéro sept mondiale est cuite au sens physique du terme. Depuis son poing rageur victorieux à Roland Garros 2008, c’est bien simple: plus rien ne marche. Troisième au tour à Wimbledon puis à l’Open d’Australie. L’ex-patronne du circuit regarde les places et les puissantes russes lui souffler les sommets. Sans réaction. Svazay, Kleybanova, Zvoranev n’ont eu aucune pitié, ni de révérence pour sa plastique hors du commun. Un éclair de génie à Linz en fin d’année passée laissait espérer que les calendriers accrochés dans les toilettes de la jeunesse masculine allaient prendre une autre dimension, de la valeur sportive. Cet après-midi encore, à Rome, Ivanovic s’est brutalement écroulée alors qu’elle maîtrisait sereinement Radwanska (4-0) dans le set final. Comme un alcoolique notoire peut se laisser prendre à une sieste improvisée sur le comptoir d’un PMU du coin. La comparaison peut paraître osée et déplacée. Mais à n’en point douter, cette sieste, qui s’est déjà transformée depuis un an en coma artificiel, devrait se poursuivre encore et encore. Jusqu’au jour au Ivanovic chaussera un peu moins ses jolis pieds de championne dans des talons Gucci, exhibera plus en sourdine sa plastique démentielle et posera gentiment sa coupe de champagne lors des soirées mondaines … Un jour peut être.
Le duo Simon – Cornet n’est pas aussi niçois que les médias voudraient nous le faire croire. Si la belle Alizé s’est forgée un jeu, un caractère bien trempé sur la terre battue de Nice, Gilles Simon a rapidement changé de cap. Sa force mentale, «Gilou» l’a construite principalement en banlieue parisienne, puis à l’Insep de Poitiers.