Charlène, Myla ou les deux ?

federer-mirka_1382878cQuelle relation peut exister entre la naissance des jumelles Federer et l’impitoyable monde des paris sportifs ? Le secret était bien gardé, les jumelles sont nées ce matin et ce sont les bookmakers qui jubilent. Les Britanniques peuvent en effet (et c’est très sérieux) déjà parier sur une future victoire à Wimbledon des jumelles Federer, Charlene Riva et Myla Rose. La cote pour voir l’une des deux remporter le tournoi londonien est de 100 contre 1. Elle tombe à 25 contre 1 sur un tournoi du Grand Chelem, quel qu’il soit. Les parieurs peuvent aussi miser sur une victoire des soeurs associées en double (50 contre 1 pour un Grand Chelem, 200 contre 1 pour Wimbledon). Les parieurs vous transmettent leurs franches félicitations chère Mirka.

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Et si on le disait franchement

juillet 24, 2009 arnaudcael 5 commentaires

lance_armstrong_narrowweb__300x4332Franchement, les come-backs réussis se comptent péniblement sur le bout des doigts. Et franchement, Lance Armstrong peut facilement faire lever un pouce. Quoiqu’il advienne désormais de ce Tour, quoiqu’il puisse se tramer en coulisses, quelle que soit la nature de ses performances, Armstrong mérite “le respect profond” (dixit Jan Ullrich). Un grand champion, un professionnel comme il n’en a jamais existé, un irréductible. Pointer au troisième rang de la plus grande course au monde, rivaliser les yeux dans les yeux, les mollets dans les mollets avec les jeunots surdoués de notre époque, faire fi d’un souffle plus court et d’un organisme à la mise en route plus laborieuse… respect. Sur les pédales, Lance n’est plus cet arrogant “winner” d’il y a 7-8 ans ; dans l’effort Lance porte au devant de la caméra une science de la course inégalée ; les dents serrées, Lance prend sur lui lorsque les frères Schleck jaillissent en fusée du haut de leur vingtaine bien tassée ou lorsque Contador insiste sur son fabuleux déhanché indescriptible en haute montagne. Mais le “vieux” fonctionne encore au diesel. A 38 ans et plus de trois années sabatiques dans le bidon, l’idée d’un podium aurait pu paraître saugrenue. Et nous ne sommes plus à l’époque  dite “abordable” (où la concurrence laisait à désirer) du légendaire Poulidor hollandais : Zoetemelk (6 fois deuxième et vainqueur à 34 ans.) Pourtant, le Texan, humain comme jamais garde le buste droit. Et si on le disait franchement, une bonne fois pour toutes, détracteurs et anti-LA avec une bonne foi même partielle : Lance, respect.

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Mon journal du Tour (2e édition)

astanacarAnalysport vous fait bénéficier de son accréditation sur le Tour pendant deux étapes. Après une série d’échos, place à un sujet mag’ sur la formation Astana. Analysport a rodé une bonne heure ce matin autour du car de la formation kazakhe avant le départ. Ambiance.

Alberto Contador a choisi le bon moment. Alors que son meilleur ennemi Lance Armstrong se défaisait en douceur et dans la même malice habituelle des médias, l’Espagnol se hâtait à quitter le bus Astana et rejoindre furtivement la ligne de départ. Ni vu, ni connu. Ni sourire, ni parole. Chez Astana, Armstrong reste la star et Contador s’est rappelé au bon souvenir de l’époque Discovery Channel pour s’y faire. Trève de jalousie.
Chez Astana, hier matin, c’était sourires crispés et attitudes contre nature. Et même si Johann Bruyneel se forçait à répondre tant bien que mal aux blagues discutables des journalistes : “Johann, est ce que Armstrong joue de la trompette ?” Réponse de l’intéressé dans son premier degré habituel, en toute délicatesse : “Qu’est ce que vous voulez que j’en sache ?”. Le tout bercé par un léger rire de circonstance et une petite tape amicale sur l’épaule du fameux apprenti humoriste.
Car derrière cette décontraction apparente, ce désir de faire bonne figure devant la foule, le Belge avait certainement dans un coin de la tête cette image de Levi Leipheimer, bras dans le plâtre, resté à quai à Vittel, mais qui avoue sans détour, “devenir le premier supporter de l’équipe”.
Astana a donc perdu gros, Astana s’est vu maigrir d’un renfort décisif dans la haute montagne, mais Astana ne laisse aucune place au doute.
Johan Bruyneel n’hésitait pas à l’affirmer à chaud : “Bien que Levi ne soit plus là, nous restons encore aujourd’hui l’équipe la plus forte du peloton”. Un constat à priori inutile tant la formation kazakhe domine jusque ici son sujet. Alors, signe de nervosité avancé ?
A 11 h 45 hier, sous les premières gouttes de pluie annonciatrices d’une journée galère, Lance Armstrong s’est donc présenté à la presse. Et contrairement à son staff, le patron n’a pas caché sa nervosité. Sur un autre sujet : “Trop, c’est trop. Nous sommes contrôlés sans arrêt, plus que tous les autres. Nous avons le passeport biologique. Nous sommes contrôlés plus que quiconque et nous n’avons aucun cas positif”. Une réponse en verbes et en arguments à l’attaque de la veille signée Roselyne Bachelot, qui soulignait, “le regrettable incident qui s’est produit samedi dernier où il y a eu un certain retard à l’allumage de la part de l’UCI lors du contrôle de l’équipe Astana ne doit plus se reproduire pour qu’il n’y ait aucun risque de contestation”.
Si Astana reste et restera une équipe discrète sur les routes du Tour, glacée en terme de relations et d’apparitions purement sportives, côté paranoïa et commérages, elle reste Reine absolue.
Catégories:Cyclisme

Mon journal du Tour (1ère édition)

Analysport vous fait bénéficier de son accréditation sur le Tour pendant deux étapes. Un petit tour de France d’anecdotes et d’échos pour respirer coulisses du 3e événement sportif au monde.

roselyne_bachelot_referenceAstana à demi-bloc : 211 km entre Tonnerre et Vittel. Pour Contador, comme pour Armstrong, l’étape a duré 211,05 m. La ligne à peine franchie toute l’équipe Astana s’est repliée en “off” et s’est amusée à disparaître dans les profondeurs de la logistique. Pendant que le reste du peloton jouait le jeu des journalistes et autres fans, les cyclistes d’Astana ouvraient déjà le robinet de leurs douches. Une bloc de glace dans une étape accablée par la chaleur.

Fignon à la file indienne : Même pour Laurent Fignon, les bouchons restent les bouchons. Dans un véhicule discret, le double vainqueur du Tour est resté bloqué entre deux camions après l’étape … Et les heures sup’ ne sont pas payées.

Daniel Mangeas retourne sa veste : A 15h15, Daniel Mangeas, le célèbre speaker du Tour annonce clairement que le peloton va manger ‘tout cru” les sept échappées. Mais Daniel Mangeas n’est peut être plus le fringant pronostiqueur d’antan. Quarante minutes après, la bible du Tour se rétracte : “Les sept iront au bout, vous pouvez en être certains”. Merci Daniel.

Roselyne version sport : Lorsque Gérard Holtz interviewe la ministre de la santé et des sports Roselyne Bachelot, le téléspectateur est loin de se douter que Mme la Ministre est affublée d’une paire de basket de fortune, style “Atemi”. Avec la veste et le jogging de l’équipe de France olympique, Roselyne s’est dévoilée publiquement à la pointe du sport moderne.

Lorsque la sonnerie du portable d’Analysport interrompt la conférence de presse du vainqueur de l’étape Nikki Sorensen, sous le regard  accusateur de quelques journalistes danois, Analysport comprend qu’il est temps d’aller travailler en salle de presse. Il est 18h45. Les barrières, les podiums sont démontés. Le Tour est déjà ailleurs. Demain, suite et fin de “Mon journal du Tour” avec les anecdotes du village VIP départ à Vittel.

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Au pays de Mandy

Analysport vous emmène dans les travées du tennis, à la découverte de jeunes talents.
3257683819_287fe8925eComment résister au charme et au sourire dévastateur de la Luxembourgeoise Mandy Minella ? La réponse appartient aujourd’hui au domaine de l’énigme. Son compagnon Marcos Baghdatis cherche d’ailleurs encore la solution.
Mais la véritable question est ailleurs. Et Mandy se la pose depuis quelques temps déjà. Comment franchir la vitre opaque qui sépare la monde souterrain de l’ITF de celui de la WTA et de ses paillettes ? Pour y répondre de manière concrète, la Luxembourgeoise n’a pas hésité à tout plaquer : “J’ai arrêté mes études après le BAC. Je me suis lancé entièrement dans la vie d’une joueuse de tennis”.
Plus qu’un risque, un sacrifice pour une passion. La passion d’une vie. “Tous les jours de la semaine, hors tournoi, je frappe les balles pendant près de quatre heures”. Mais cette vie de mercenaire du tennis a son prix. Le prix d’un salaire ostensible : “Des fois c’est 1000 euros, des fois c’est 6000, mais bon je ne peux pas faire une moyenne, ça change tellement”.
Vol avec secousses
Forte de son envie, “de ma famille et de mes amis”, Mandy sait qu’il lui reste à gravir un échelon essentiel pour connaître une plus grande stabilité sociale et financière. En sillonnant les tournois ITF, en s’offrant un 25000$ à Tessenderlo cette année ou en s’envolant pour les qualifications de l’Us Open en août prochain (où elle touchera 3500$ pour sa présence), la Luxembourgeoise se rapproche un peu plus des courts et des stars de la WTA. Son classement actuel (223e mondiale) est d’ailleurs révélateur : “C’est mon meilleur classement en carrière. Celui d’avant ma blessure”. Car dans le parcours de Mandy Minella, il faut discerner désormais un avant et un après blessure. L’an passé, c’est la tuile : rupture d’un ligament croisé, ménisque touché. La championne est fauchée en plein vol et retombe dans le ventre “très” mou de la WTA. Un passé récent presque oublié mais qui a laissé quelques traces : “Financièrement cela a été très dur évidemment”.
Hier à Contrexéville, entre deux averses, elle a débuté avec succès son plan de défense de points (demi-finaliste l’an passé). Large favorite aujourd’hui face à la Française Thorpe, Mandy Minella est consciente qu’elle a un vrai coup à jouer dans ce tableau sans leader particulier. Mais en joueuse professionnelle avisée, elle n’oublie pas qu “il y a d’autres tournois pour gagner des points”. A 23 ans, l’heure est venue de percer définitivement la membrane.
Catégories:Tennis

C’est comme une évidence

5811_137380689656_506914656_2936323_5913288_n“Proclamer Roger Federer meilleur joueur de tous les temps est statistiquement une évidence et une obligation morale”. Le doute ne transpire plus. The Guardian et autres quotidiens ont percé définitivement l’abcès au lendemain de l’exploit pharaonique du Suisse. Federer a su soigner aux petits oignons l’Histoire. Pour devenir “le seul et unique”, il s’est vu imposé un véritable jeu de quilles par les bras, la puissance et la précision entièrement réunis en le damné Roddick. Si la planète ne peut rester indifférente à ce que vient d’accomplir le Suisse sur la durée (la plus grande performance sportive de l’histoire), elle ne peut que se mettre la tête sous la serviette avec l’Américain. Partager sa 19e frustration, penser d’une même voix intérieure : “Pourquoi Federer existe t-il ?”. Oui, pourquoi Federer existe t-il ? Si tel n’était pas le cas, A-Rod serait probablement un des meilleurs joueurs de son époque et compterait les Grand Chelem sur les doigts des deux mains et non d’un seul pouce levé. Mais heureusement pour le sport, heureusement pour l’image du tennis et de la grâce athlétique, Federer existe. Et désormais il n’y a plus a douter devant tant de succès et de rebondissements, devant tant de maîtrise technique et d’éclairs de génies incessants, devant tant de records et de statistiques uniques : il est le plus grand de tous les temps. Sa nouvelle ascension sur le trône de l’ATP en devient presque anecdotique.

Catégories:Tennis

Le “knock-out” ne dure qu’un temps

photo_1246283812717-1-originalSi le concept d’exagération n’avait pas encore reçu la médiatisation qu’il méritait, c’est désormais chose faite. En quelques heures, en quelques coups et upercuts, le soudain hérétique aux yeux du peuple, Mathieu Bastareaud, a déclenché l’hystérie générale. Quoiqu’on en dise encore aujourd’hui, le mystère reste complet sur l’affaire. Une simple table de nuit ne peut mettre “knock-out” un colosse tel que Bastareaud. La balafre habille une partie imposante de sa joue gauche. Et cela ressemble fortement à un souvenir de guerre. Les conséquences d’un contact physique apparaîssent plus probable qu’une vulgaire chute de “bourré” intra-muros. L’affaire “B” n’en a probablement pas fini d’alimenter les relations musclées entre la France et la Nouvelle/Zélande, de nourrir les pages blanches des quotidiens. Bastareaud se repose après avoir penché du côté de l’irréparable, mais viendra certainement le temps de la vérité…

Catégories:Rugby

Du café plein les chemises

100199901_largeUn peu de loisir dans ce monde de sport. Analysport vous propose le deuxième volet de la trilogie “Tout le monde veut prendre sa place”. Après le casting voici trois mois, place aux coulisses de l’émission.

Deuxième épisode : Du café plein les chemises

“Il est 8h13. Un couple discute devant l’entrée de VSF. C’est bel et bien dans cet endroit aux allures de garage de banlieue que se tourne, sur un plateau “made in 21e siècle”, une des émissions les plus populaires du pays. L’attente est pénible, la chaleur étouffante. Le hall achève de cuire ses convives lorsque deux femmes déboulent de nulle part. “Mesdames, Messieurs, pour TLMVPSP veuillez nous suivre”. 8h35 : l’aventure commence dans un vestiaire de fortune. “Sortez vos affaires, on va voir comment vous allez vous habillez”. Arnaud propose sa chemise bleue azur : “Ouais, elle est plutôt bien, mais il ne faut pas d’autre couleur bleue sur le plateau”. Les trois hommes sont rapidement présentables et filent au maquillage. Didier manque son premier geste et renverse son café sur le bas de sa chemise rose. “Ca arrive souvent”, rassure un technicien. Plus le temps de tergiverser, chanegement d’apparat en hâte et hop au maquillage. Les cernes creusées s’effacent au doux frottement des pinceaux, Arnaud recouvre son apparence de jeune premier, pendant qu’Estelle s’installe sur le fauteuil comme si elle avait toujours vécu dans ce genre de pièce à miroirs éclairées par quelques ampoules de stars. Le maquillage se termine. Dans une petite pièce, à l’abri des regards, de l’effervescence matinale, les candidats patientent. Harangués à faire valoir leur naturel, voire à exagérer la détente et l’amusement. Le briefing est simple,  entre une gorgée de coca et un croissant avalé, mais aussi efficace et ne manque jamais de produire son effet. Les vannes fusent, comme pour soulager un coeur devenu trop pesant. “Profitez-en ! Vous êtes là pour la première et la dernière fois”. Micro branché, chemise impeccable, Arnaud est paré à entrer dans l’arène. Mais le réalisateur l’interpelle : “Arnaud, il faudrait peut-être changer ta ceinture car on verra probablement le logo Vuitton à l’écran si tu défies le champion” – “Je vais me faire éliminer dès le premier tour, donc pas de risques”. 10h10, la problématique ceinture oubliée, les six candidats pénètrent sur le “tout nouveau plateau”. Le public, enflammé depuis une bonne demi-heure par le traditionnel chauffeur de salle, démarre au quart de tour. Trois répétitions de l’entrée, une explication du parcours à effectuer durant l’émission, Nagui entre trois minutes avant l’antenne, serre les mains le visage encore marqué par une nuit probablement courte et “Bonjour à tous ! Tout le monde veut prendre ….. sa place !”.

A suivre …

Catégories:Général

Que l’on aime ou pas …

CYCLING-WORLD/Le monstre de la pop a livré son ultime déhanché ce week-end. Que l’on aime ou pas, Michael Jackson est un mythe et le restera par delà le temps et les âges. Pour Jeannie Longo, c’est un peu la même chose. Que l’on aime ou pas, la “mamie” la plus performante de France restera à jamais dans le livre d’or des monuments du sport français. On m’avait demandé un jour, quelle personne pourrait prêter son effigie à un timbre. Jeannie Longo m’était apparu comme une sorte d’évidence. Elle incarnait une multitude de valeurs à mes yeux : la féminité, le charisme, la France qui gagne et l’intemporalité. Que l’on aime ou pas, Jeannie a une nouvelle fois ridiculisé la jeunesse arrogante jeudi dernier en écrasant le contre-la-montre de son coup de pédale quinquagénaire. Que l’on aime ou pas, Jeannie a décroché plus de titres nationaux que son propre âge (57 pour 50 ans). Que l’on aime ou pas, le sport français ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans son Atlas des temps moderne, Madame Jeannie Longo

Catégories:Cyclisme

L’éternité au bout de la raquette

5003_93340843731_15690358731_2011857_7593533_nComme avant chaque tournoi du Grand Chelem, Analysport livre ses côtes et ses favoris. Aujourd’hui, place à Wimbledon avec un immense favori : Roger Federer. S’il s’écroule sur l’herbe du court central dans 15 jours, le Suisse deviendra le seul joueur de l’Histoire à 15 victoires en GC. Emmenée par Murray, la concurrence est rude.

Les favoris Analysport :

***** Roger Federer
**** Andy Murray
*** Novak Djokovic, Andy Roddick et Juan-Martin Del Potro
** Tommy Haas
* Marin Cilic, Ivo Karlovic, Jo-Wilfried Tsonga, Tomas Berdych, Marat Safin, Lleyton Hewitt et Philipp Kolschreiber

Catégories:Tennis

Ils marquent l’Histoire au présent

valentino_rossi_helmet_01Ceux-là sont rares, recherchés par le bout de nos doigts. Ceux-là font déjà partie intégrante de l’Histoire du sport. Ceux-là sont encore en selle, au volant ou sur les courts. Chaque jour qui passe est un pas de plus dans la légende. Analysport vous propose une petite revue d’effectif des Champions des temps modernes.

Roger Federer = A 27 ans, le Suisse est déjà le plus grand de l’Histoire de son sport. Tout est dans cette affirmation, dans laquelle transpire le talent, la concrétisation et le génie. Une phrase image d’ailleurs à la perfection le système actuel : “Je respecte Nadal, et j’admire Federer”. Rien à dire de plus.

Sébastien Loeb = Recordman de victoires (52 contre 27 pour Carlos Sainz deuxième), quintuple champion du monde à la suite, en passe de glaner sa sixième couronne, 20 rallyes différents remportés … Un abandon par an en moyenne sur erreur de pilotage : dur de  lutter dans ces conditions là.

Valentino Rossi = En plus d’être un pilote d’exception, Valentino Rossi est un homme très apprécié du public car, fait extrêmement rare, son équipe technique l’a suivi lorsqu’il a quitté Honda pour rejoindre Yamaha. Au final, cela donne 69 victoires en catégorie Reine, 6 titres Mondiaux. Rossi a battu tous les records de précocité et confirme à maturité. Son illustre prédecesseur Giacomo Agostini ne peut que voir défiler ses records un à un.

Tiger Woods = La guerre amicale de victoires en Grand Chelem à distance à laquelle il se livre avec son ami Roger Federer veut dire beaucoup de choses. La plus importante : Woods est seul au monde sur le green. 68 millions de dollar sur son compte en banque, un nom de winner “Tiger” (qui signifie tigre et qui vient d’un ami de son père, un soldat vietnamien qui a combattu avec lui durant la guerre du Vietnam) pour devenir le seul athlète à remporter deux fois la récompense suprême du magazine Sports Illustrated en se faisant nommer : Sportsman of the year.

Lance Armstrong = Quoi qu’on en dise, quoi qu’il fasse, Armstrong est un champion. Dans un siècle, son nom ne sera pas oublié. Sept Tours ne se gagnent pas par hasard. Mais Contador suit les mêmes routes. L’Espagnol sait ce qui lui reste à faire pour arriver aux chevilles de son illustre aîné. Quant à Julien Absalon, il a déjà marqué sa discipline à jamais (le VTT) par ses 4 titres mondiaux, ses 4 Coupe du monde et son doublé olympique.

Usain Bolt = Battre le record de Michael Johnson sur 200m, est la chose la plus impressionnante qu’il ait effectué dans sa jeune carrière. Plus fort que ses 9″69 sur 100m. Maintenant il s’attaque au 400m. Quoiqu’il arrive, son nom restera à jamais gravé dans les livres d’athlétisme.

Michael Phelps = 14 médailles d’or olympiques, dont 8 en une seule olympiade. Phelps a démontré qu’être jeune et acquérir le statut de légende était compatible. Spitz est rangé dans un coin du tiroir. Quelques dérives plus tard, le jeune Américain se remet en selle à la conquête de nouveaux records. Mais que faire de plus quand vous avez déjà tout ?

Le pari Analysport : Ce n’est pas beaucoup se mouiller que d’affirmer que LeBron James va entrer dans quelques années dans l’Histoire de la NBA. Après une saison fantastique, l’homme ultra-fort de Cleveland n’a qu’une idée en tête : rejoindre Mister MJ au rang des idoles absolues de la NBA.

Catégories:Général

Un problème sans solution

juin 11, 2009 arnaudcael 4 commentaires

6473_sLes questions se dessinent naturellement : le monde du foot est il donc complétement dingue ? Ronaldo vaut il vraiment le transfert le plus important de l’histoire ? Deux fois non. L’argent a débuté son processus de pourrissement du sport depuis longtemps. Pas d’étonnement donc. Le transfert de Zidane en 2000 avait davantage marqué les esprits. 94 millions aujourd’hui : la réalité, la routine presque. Une famille royale qui passe par là, un club de prestige qui recrute “100% prestige” à défaut de logique et le tour est joué. En trois jours, 63 millions pour Kaka, puis près de 100 millions pour l’égérie portugaise (qui le vaut bien en terme de plastique pour quelques millions de femmes). Mais en somme, des chiffres, rien que des chiffres à défaut de substance et de jeu. Dernier message à tous les élèves qui passent leur baccalauréat dans quelques jours et qui rêvent de toucher professionnelement au sport : méfiez vous de négliger les maths. Plus que jamais, le sport c’est des calculs, où les lettres de noblesses rouillent progressivement sous le déferlement des chiffres.

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Aujourd’hui, tout a changé

juin 8, 2009 arnaudcael 1 commentaire

TENNIS-OPEN/Le 8 juin n’enverra jamais son prédecesseur dans l’oubli. Il est 0h45, nous ne sommes plus dans ces 24 heures magiques mais je suis fier. Fier d’y avoir cru. Fier de l’avoir soutenu dans les grands moments comme dans les épreuves. Fier d’avoir essuyé les moqueries lorsque j’affirmais ou rêvais dans un coin de mon esprit qu’il allait gagner Roland-Garros au lendemain d’une défaite sans gloire au 3e tour du Rolex Masters face à Stanislas Wawrinka.

A 17 heures 15, Roger Federer s’est écroulé. Mes émotions avec. Le visage marqué par l’indescriptible joie qui le submergeait en un instant de vie, le champion trouvait les larmes comme il a trouvé le véritable chemin de la légende. Devant sa télévision, à Majorque ou sur un coin d’herbe de la planète, Nadal se retrouvait nu, le visage de l’éternel André Agassi était gagné par l’admiration et Mirka Federer pouvait désormais se concentrer uniquement sur son accouchement. La pluie redoublait. Qu’importe. Les gouttes salvatrices n’atteignaient pas la grâce. L’Histoire du sport était définitivement changée. Tiger Woods, à des milliers de kilomètres de là, recevait un texto quelques minutes après  le sacre: “Moi aussi, maintenant j’en suis à 14. RF.”, Pete Sampras pensait tout haut : “Je suis fier de l’avoir cotoyé. Il a vaincu, là où j’ai toujours échoué” et Robin Soderling, de l’autre côté d’un certain filet, se contentait du peu qui lui restait : “Une finale c’est déjà immense”. Ce jour là, ce 7 juin 2009, à 17 heures 15 minutes et des poussière heure de Paris, sa cité (jusque là) maudite, Roger Federer a marqué le sport, a changé des vies. La sienne bien sûr. Mais il a donné une touche d’espoir et d’espérance à tous ceux qui doutaient des capacités de l’homme à parvenir à ses fins : “La patience est une vertu”. Une fois relevé de terre, alors en route vers le trophée, une goutte éclatait sur le visage de Federer : le baptême officiel et définitif d’une légende vivante.

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Les affres de l’immaturité

juin 4, 2009 arnaudcael 1 commentaire

media-people-image-171990-people-sGaël Monfils aura eu le mérite de réveiller deux jours durant le chauvinisme national, gentiment endormi depuis sa demi-finale l’an passé. Rien de plus. Son physique hors du commun et son peps entraînant n’ont pas été à la hauteur du génie de Federer. C’était prévisible. Depuis le début du tournoi, Monfils avait certes rudement impressionné sur son niveau de jeu, mais face à Reynolds, Crivoi, Melzer ou un Roddick hors de lui sur terre battue, ce n’était pas encore gage de sureté. Elevé au rang d’icône, victime d’une pression nationale légitime, l’ex-Monsieur Cibulkova n’a aujourd’hui pas encore les épaules pour supporter les charges d’un potentiel vainqueur de Grand Chelem. A 22 ans, il va sérieusement falloir se dégonfler la tête, laisser de côté les écouteurs en conférence de presse, nourrir musculairement un corps encore trop fragile et se rapprocher d’une certaine régularité en match de gala. Mais à l’heure de dresser le bilan tricolore de l’édition 2009, une chose est certaine : si un Français se décidait enfin à succéder à Noah Porte d’Auteuil dans la décennie à venir, Monfils serait de loin le candidat idéal.

Catégories:Tennis

Un pas dans l’obscurité

TENNIS-OPEN/Il n’y a pas à tergiverser milles nuits sur la défaite de Rafael Nadal. C’est un signe d’humanité. Un signe qui ne trompe pas. Les plus grands sont faits de veines et de chair. Devant l’ambition et la confiance aveugle de Soderling, Nadal a baissé pavillon pour la première fois de sa jeune carrière à Roland. Pas de quoi rougir. Le physique musclé et saillant du “toro” n’a pas franchi l’épreuve de la fatigue. Mais à la défaite, Nadal a confirmé d’autres valeurs bien plus fondamentales. Le respect, l’humilité. Sobre dans la victoire, Rafa n’a pas flanché à l’exercice  tout aussi délicat de la défaite. Et encore, l’Espagnol n’a pas mérité l’acharnement du public contre son combat, n’a pas reçu l’ovation qu’il aurait mérité … Mais le numéro un a su faire profil bas et respecter le désir d’un Roland-Garros totalement ligué contre sa personne. L’ocre désireuse d’un nouveau roi en ses terres n’a pas reconduit le CDD de son jeune empereur de génie. Nadal s’est tapit dans l’ombre, fêtera ses 23 ans dans l’obscurité, loin des joutes acharnées pour sa succesion. Le champion de la lumière sait aussi s’installer de son plein gré dans les oubliettes lorsque son tennis l’abandonne. Respectable.

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